"La turbidité.

Ce mot peu connu désigne à la fois :

  • le caractère plus ou moins trouble d'un liquide,
  • la grandeur mesurant ce caractère,
  • et la teneur en matériaux légers (troubles, boues, etc.) en suspension d'un cours d'eau.

Dans les cours d'eau la turbidité est généralement causée par des matières en suspension ; les fortes pluies sur sols dévégétalisés en étant le premier facteur d'augmentation.

Quand un fleuve turbide se jette en mer, il crée généralement un bouchon vaseux, un delta sédimentaire et forme, en mer, un "éventail turbiditique" parfois bien visible depuis un satellite.

La turbidité est un facteur écologique important, qui peut traduire :

    • une teneur importante (normale ou non) en matières en suspension : argile, limon, particules fines organiques ou inorganiques (consécutive par exemple à l'érosion, au lessivage de sols fragiles, dégradés ou agricoles labourés),
    • une teneur élevée en plancton,
    • une pollution ou eutrophisation de l'eau, cause éventuelle d’asphyxie (par anoxie) du milieu ou de colmatage des branchies des poissons.

Sources : www.larousse.fr

"Donner c'est donner, reprendre c'est voler".

Ce dicton du registre populaire et du registre enfantin est très vite connu des jeunes enfants français qui l'utilisent fréquemment, me semble-t-il, dès la fin de l'école maternelle.

Il exprime l’idée que l’on n’a plus aucun droit sur les dons, les donations ou les cadeaux qu’on a faits.

Lorsque l'on a donné quelque chose on n'en est plus propriétaire et il n'est plus question de récupérer cette chose. Le faire (la reprendre) serait un vol (la voler).

Source : wiktionary.org

 

 

 

On n'écrit pas : "On est pas arrivés" ni "On n'est pas malades" !

Mais : "On N'est pas arrivés" et "On N'est pas malades" !

Avec un "n".

La prononciation est certes la même (on-na), mais la forme négative de ces deux phrases requiert impérativement la présence à l'écrit d'un "n".

"La prédiction est un art difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir".

J'adore ce proverbe que l'on entend ou lit relativement souvent et que certaines personnes présentent parfois comme une citation de Mark Twain, Groucho Marx ou Winston Churchill, quand ce n'est pas Pierre Dac, lors même que l'on ne sait absolument pas de façon certaine à qui l'attribuer.

Il est bien sûr délibérément teinté d'absurdité, puisque prédire c'est annoncer ce qui ne s'est pas encore produit, et c'est bien là tout ce qui fait son charme.

Souvenir personnel

À la rentrée universitaire 1980, un ami de la faculté de droit de Paris X - Nanterre m'avait emmené chez Emmaüs Bougival, au Port-Marly (78), où nous avions découvert un exemplaire du n°1012 de Paris Match daté du 28 septembre 1968, qui titrait "L'université de 1980 est née".

Étonnamment, trois mois à peine après les fameux événements de mai 1968, le célèbre magazine consacrait un long article décrivant par le menu l'université... de 1980, c'est à dire celle que nous étions justement en train de découvrir, mon ami Marc et moi...

Et le moins que l'on que l'on puisse dire c'est que sa lecture nous avait bien bien rire, tant les prédictions s'avéraient alors ridiculement erronées ; et cela en dépit du faible laps de temps d'à peine 12 années qui s'était alors écoulé...

Jugez-en plutôt avec ces quelques morceaux choisis de ce qu'écrivait alors le journaliste Marc Heimer :

  • "Ceux qui en 1980 étudieront dans les universités nouvelles viennent de s'asseoir sur les bancs d'écoles communales pratiquement inchangés (...) ont 6 ans (j'en avais en effet 7 et mon ami 5).
  • Le scandale français qui fait qu'un fils d'ouvrier agricole a actuellement 50 fois moins de chance d'accéder aux facultés qu'un fils de médecin par exemple se sera estompé dans l'oubli (en 1980).
  • o% de manoeuvres dans un quart de siècle (en 1993).
  • Actuellement si 60% des emplois n'exigent pas de formation professionnelle particulière, ce pourcentage tombera à moins de 20% en 1980 et à 0% d'ici à 1990.
  • (En 1980) chaque étudiant - on estimera normal alors que des études supérieures banales se poursuivent jusqu'à 35 ans - possèdera un magnétophone miniaturisé et ce dernier lui sera devenu aussi familier que le stylo et le carnet de notes le sont aujourd'hui (en 1968).
  • Par ailleurs les étudiants seront aussi à l'aise face aux ordinateurs qu'ils le sont aujourd'hui devant un téléphone (dois-je vous rappeler que la micro-informatique grand public était encore parfaitement inexistante en 1980...)".

Mais c'est surtout la fin de l'article qui nous avaient alors fait mourir de rire :

  • "(En 1980) la qualité des professeurs aura dû s'accroître en conformité avec la réévaluation formidable de leur rang dans la société.
  • Il ne s'agira plus pour le professeur de lire à haute voix un texte rabâché et poussiéreux."

"Un coteau".

Ce substantif polysémique du langage courant s'écrit sans accent circonflexe sur le "o".

Signifiant à l'origine "petite côte", il désigne tout à la fois :

Un coteau (petite colline)

  • une petite colline,

On dit par exemple : "L'une de mes amies habite sur un coteau".

Un coteau (versant d'une colline)

  • mais également chaque versant d'une colline ou d'un plateau,

On dit par exemple : "La colline n'est pas très haute, mais ses coteaux sont assez pentus.

Un coteau (pente de colline occupée par un vignoble)

  • et enfin, plus particulièrement, : la pente d'une colline occupée par un vignoble.

On parle ainsi par exemple de "Coteaux mûris par le soleil".

Sources : www.larousse.fr, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Littré 1880.

"Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?".

Cet adage traditionnel s'utilise afin de faire remarquer qu'il est dommage de se compliquer la vie alors qu'il existe des options beaucoup plus simples.

Jacques Rouxel, en a ironiquement tiré pour ses célèbres "Shadoks" l'expression inversée "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?".

Source : www.linternaute.fr

"Avoir de la chatte" ou "Avoir de la moule"

Ces deux expressions du registre vulgaire en forme d'idiotismes animaliers signifient "Avoir de la chance, être très chanceux".

On dit par exemple : "Didier deschamps a une chatte terrible : il bénéficie souvent de tirages au tort favorables à l'équipe de France".

Leur connotation sexuelle et leur vulgarité font naturellement que ces formules sont avant tout utilisées par le sexe "dit fort" et - le plus souvent - en l'absence de représentantes de la gent féminine.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir de la chance" en français.

"Un tombant".

Ce substantif polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

Un tombant, paroi rocheuse limitant un plateau sous-marin et descendant verticalement jusqu'au fond,

  • une paroi rocheuse limitant un plateau sous-marin et descendant verticalement jusqu'au fond,
  • une coulée d'eau (un "tombant d'eau claire"),
  • le déclin, en parlant de la lumière (le "tombant du jour),
  • la qualité d'un tissu qui forme de beaux plis lorsqu'on le laisse pendre (un "très beau tombant pour robes drapées ou plissées"),
  • au pluriel le plus souvent, les restes, résidus, débris industriels (métal, bois, etc.) (des "tombants de scie" ou des "tombants de planches").

Source : wikipedia.org

"Un sabre"

Ce mot polysémique désigne tout à la fois :

Un sabre (l'arme blanche)

  • une arme blanche d'estoc et de taille - généralement courbe - ne possèdant qu'un seul tranchant,

Les trois armes de l'escrime : l'épée, le fleuret et le sabre

  • une des trois armes de l'escrime, avec le fleuret et l'épée,

Rasoir à une lame pliant, appelé communément "sabre" ou "coupe-choux"

  • un rasoir à une lame, pliant, appelé communément "coupe-choux",

Sabre de tapissier

  • un outil de tapissier, utilisé pour couper les lés de papier peint.

Munie d'un manche, la lame en acier ou en inox possède deux tranchants et mesure une trentaine de centimètres.

Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
  • un "Sabre" (ou "Poisson-sabre") est également l'un des noms vulgaires du "Lépidope", un poisson de mer semi-pélagique également appelé "Jarretière".

Il existe au moins neuf espèces de ce poisson à nageoires rayonnées, pouvant atteindre 2,30 m pour un poids de 5 kg, qui est souvent vendu en tronçons.

Tronçons de "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Tronçons de "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".

Sa chair ferme convient surtout pour les soupes de poisson. Et, à ce titre, il est abondamment pêché voire surexploité depuis les années 1980-1990.

Encore mal connu, comme beaucoup des poissons dits "de grand fond", le "Sabre" a un corps en forme de longue lame de couteau. Sa peau brillante est dépourvue d’écailles. Et son museau est armé de nombreuses dents.

Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".

Il vit moins longtemps que d’autres poissons de grand fond et est parfois observé remontant les estuaires tropicaux.

  • et enfin trois types d'avion de chasse états-uniens :
Avion états-unien North American F-86 Sabre
Avion états-unien North American F-86 Sabre
    • le North American F-86 Sabre, un avion de chasse utilisé après 1945, notamment durant la guerre de Corée,
Avion états-unien North American F-100 Super-Sabre
Avion états-unien North American F-100 Super-Sabre
    • le North American F-100 Super Sabre, un avion de chasse utilisé jusqu'en 1982,
Avion états-unien North American YF-107 Ultra-Sabre
Avion états-unien North American YF-107 Ultra-Sabre
    • le North American YF-107 Ultra Sabre, un prototype d'avion de chasse.

Sources : wikipedia.org et www.gastronomiac.com