Et pas : "Le ralenti" !
"Une marchette".
Ce joli petit mot, fort peu usité à ma connaissance, désigne :
- en France (registre désuet) :
-
- un petit tapis où poser ses pieds, par exemple devant un fauteuil ou une bergère,
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- le petit bâton qui soutient le piège d’un oiseleur et sur lequel les oiseaux ne peuvent marcher sans détendre la machine et sans se trouver pris.
-
- la petite marche qui abaisse les lices (fils métalliques, également appelés "lisses") d’un métier à tisser.
- et, pour nos amis québecois, : un déambulateur, cet appareil qui aide les personnes âgées à marcher, en leur servant de support.
Que nos amis suisses appellent eux "Un tintébin" et nos amis belges : "Une tribune" !
Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr
Remerciement : Merci à Françoise, fidèle lectrice de la première heure, qui m'a suggéré l'écriture de cet article après avoir découvert le mot "Marchette" dans une grille de mots fléchés.
"L'animal", "L'anesthésiste", "Attila", "Cartouche", "Hannibal Lecter", "Seabass", "Caveman", "BOB" et "Beast of Balmain".
Il s'agit des différents surnoms du joueur de rugby à XV international français, Sébastien Chabal, né le 8 décembre 1977.
Son style de jeu ainsi que son physique atypique lui ont valu la plupart de ces surnoms.
"L'animal", "L'anesthésiste", "Attila", "Cartouche" (un gros placage, en rugby, dans le registre familier) ou "Hannibal Lecter".
Certains de ces surnoms relèvent de pays spécifiques :
- Outre-Manche, Sébastien Chabal est ainsi surnommé "Seabass", ce qui se prononce "si-basse" et signifie "Le loup de mer" en anglais. Mais ce qui constitue également un calembour assez plaisant, basé sur l'homophonie avec l'apocope anglophone de son prénom, "Sebas" (si-basse) pour "Sebastian" (si-bastiane),
- en Nouvelle-Zélande : "Caveman" ("L'homme des cavernes" en anglais),
- et en Australie : "BOB", un rétroacronyme en forme de prénom, signifiant "Beast Of Balmain" ("La bête de Balmain"), en référence au club de Balmain Rugby Football Club (Nouvelle galles du Sud) (Australie), pour lequel il effectua une pige d'un match, en février 2012.
Sur le même thème, je vous invite à découvrir l'article "Que dit-une femme à Sébastien Chabal au soir d'un premier rendez-vous galant ?".
"Faire feu de tout bois" et "Faire flèche de tout bois".
Ces deux expressions du langage courant en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme militaire signifient :
- être opportuniste, tenter de mettre à profit tout ce qui se présente,
- se servir de toutes les ressources dont on dispose, mettre tous les moyens en oeuvre pour réussir.
Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org
"Apurer" et "Épurer".
Ces deux verbes paronymes sont parfois confondus.
- "Apurer" signifiait autrefois "Affiner, purifier une dorure" (registre désuet).
Mais c'est avant tout, de nos jours, un terme de comptabilité et de technique financière :
-
- "Apurer un compte", c'est le vérifier et l'arrêter définitivement.
On dit par exemple : "Il va falloir apurer les comptes, mais je crois que le rachat de cette société pourrait s'avérer très judicieux".
-
- Et "Apurer une dette" c'est donc la rembourser et s'en libérer.
On dit par exemple : "Maintenant que tu as un salaire correct, tu vas pouvoir apurer ta dette".
- Tandis que "Épurer", c'est :
-
- Rendre pur, plus pur, en éliminant les éléments étrangers, purifier.
On dit par exemple: "Épurer un minerai".
-
- Rendre meilleur, plus correct ou plus fin, améliorer, perfectionner, enlever tout ce qui peut porter atteinte à sa pureté, son harmonie, etc.
On dit par exemple: "Épurer un texte".
Je le confesse, je rédige aujourd'hui cet article après avoir constaté que j'avais employé le verbe "Apurer" à mauvais escient, en lieu et place du verbe "Épurer"... Et, au surplus, écrit "APPurer", avec deux "p" !
La peur panique de l'enlèvement d'enfant ? Non, non... pas vraiment !
Nous sommes en septembre 1999 et ma fille aînée a 4 ans. Nous faisons des courses à Plan de Campagne (13), une gigantesque zone commerciale située à mi-chemin d'Aix-en-Provence et Marseille.
Alors que nous revenons déposer des achats dans le coffre de ma voiture, j'annonce à ma fille que je dois encore aller chez Castorama faire découper du bois.
Moi : "C'est là-bas, en face, on ne va pas encore prendre la voiture pour si peu ! On la laisse là et on y va à pied, d'accord ma chérie ? ".
Ma fille : "Pfff ! Moi j'en ai vraiment marre de marcher papa ! Je préfère rester dans la voiture ! Tu veux bien me mettre la cassette (nous sommes en 1999) d'Henri Dès, s'il te plaît, papa ! Et puis je t'attends sans faire de bêtises !".
Moi : "D'accord, ma chérie : tu reste bien sagement dans la voiture et tu n'en descends pas ; je reviens très vite".
Aussitôt dit, aussitôt fait, je file faire découper mon bois. Par chance, il n'y a personne avant moi et je suis donc rapidement servi.
Le temps de passer en caisse pour régler et je retourne à ma voiture.
Je presse cependant le pas sitôt franchi le seuil du magasin, en apercevant ma fille penchée hors du véhicule en grande conversation avec un cyclomotoriste, que j'identifie rapidement comme étant un vigile itinérant.
Arrivé auprès d'eux, je suis aussitôt apostrophé par celui-ci.
Le vigile : "Oh, peuchère, m'sieur ! Vous pouvez pas laisser un minot tout seul, comme ça dans la voiture ! Vous vous rendez compte, un p'tit peu, de c'qui pourrait lui arriver ?".
Moi : "Oui je sais, monsieur ; je suis désolé... Mais vous savez, elle ne voulait pas venir car elle était fatiguée de marcher. Et puis, je ne m'éloignais que pour dix minutes"...
Le vigile : "D'accord, monsieur mais on n'sait jamais c'qui peut s'passer en dix minutes vous savez !"...
Moi : "Mais vous avez dû voir que c'est une fillette un peu spéciale et je ne pense pas que l'on s'embête à enlever un enfant comme elle...".
Ma fille (hurlant à tue-tête) : "Mais oui !! J'ui ai dit au monsieur ! D'abord si y a des méchants qui viennent m'embêter je les crie très très fort !! Et pis je prend ta pelle (une petite pelle militaire américaine pliable, que j'avais toujours sous mon siège, donc facilement accessible depuis la banquette arrière) et je sors pour leur taper dessus ! Comme avec les méchants garçons débiles qui voulaient voler ton bois !!".
Le vigile : "Euh, oui ; c'est c'qu'elle m'a expliqué en me gueulant dessus comme un putois, peuchère ! J'ai même cru qu'elle allait descendre... C'est vrai que c'est un drôle de phénomène c'te gamine ! Les voyous, à leur place, j'irai effectivement en choper une autre, comme vous dites... Mais bon, la prochaine fois emmenez la quand même avec vous, c'est plus prudent, Msieur".
Moi : "Oui, oui, bien sûr. Je vous le promets. Au revoir monsieur, bonne journée".
"Gras-double".
Ce mot masculin désigne :
- au sens propre : la membrane de l’estomac du boeuf, lorsqu'elle est utilisée pour l’alimentation, également appelée "Bonnet nid d'abeille".
Comme par exemple dans la spécialité lyonnaise appelée "Tablier de sapeur".
- et, par extension, dans le registre familier, un individu gros et gras.
17 façons de dire : "La pilosité sexuelle féminine".
"Le foin" (qui, parfois, "dépasse de la charrette") relève du registre vulgaire.
Le registre argotique nous offre un idiotisme numérique et quatre idiotismes militaires avec des références aux soldats :
- napoléoniens : "Le bonnet de grenadier",
- de la Légion étrangère : "Le tablier de sapeur",
- ou des tranchées de 1914-1918 : "Le poilu de quatorze" et "Le poilu de Verdun".
Mais aussi "La touffe" et "Le gazon".
"Le barbu" et "Le buisson" appartient au registre familier.
Tandis que "La fourrure", "La toison", "Le buisson", "Le triangle" et "Les poils du sexe" relèvent du langage courant.
Et que "La pilosité génitale", "La toison pubienne" et "Les poils pubiens" appartiennent au registre soutenu.
Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :
"Le billet vert", "La devise américaine" ou "La monnaie américaine".
Cette locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et ces deux périphrases désignent le "Dollar des États-Unis" ou "Dollar américain", également appelé "USD (United States Dollar)" ou "US Dollar (United States Dollar)".
Il est divisé en 100 cents, a pour symbole "$" et est la monnaie officielle états-unienne depuis le 2 avril 1792.
Le dollar des États-Unis est la monnaie nationale des États-Unis d'Amérique et de ses territoires d'outre-mer (comme Porto Rico) ; mais c'est aussi celle de l'Équateur, du Zimbabwe, de la Micronésie, des Îles Marshall, des Palaos, du Panama, du Salvador, du Timor oriental, des Îles Turques-et-Caïques, des Îles Vierges britanniques et des Îles BES.
Il s'agit de la monnaie la plus utilisée au monde pour les transactions, et, depuis décembre 2006, de la deuxième derrière l'euro en termes de monnaie en circulation.
- En terme de monnaie scripturale, le dollar des États-Unis est :
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- la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde, représentant 62 % des réserves des banques centrales à travers le monde en 2018,
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- la devise la plus utilisée dans le commerce international,
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- la principale devise traitée sur le marché des changes, présente en 2019 dans 88 % des transactions, contre 32 % pour l'euro,
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- la devise possédant les marchés financiers les plus importants, même si cette prépondérance est en train d'être remise en cause par l'euro dans plusieurs domaines,
- En terme de monnaie fiduciaire, le dollar des États-Unis est d'un usage très répandu dans le monde, et plus de la moitié de son encours en billets est en fait détenu hors de son pays d'origine.
Source : wikipedia.org
"Pas touche, elle a dit !".
Nous sommes au tout début juillet 1999.
Ma fille aînée n'a encore que 4 ans, mais elle est déjà forte comme un turc. J'habite au troisième étage et elle se plaît à monter, depuis la rue et par deux - un dans chaque main - des conditionnements de six bouteilles d'un litre de lait ou de jus d'orange !
Allant déménager à Aix-en-Provence (13), j'ai proposé à un couple d'amis disposant eux aussi d'une cheminée, de passer chercher dans ma cave, avant mon départ, le joli tas de bûches qu'il me restait.
Lesdits amis tardant à arriver, je prends l'initiative de commencer à vider seul ma cave. Pour ce faire, je gare mon véhicule sur le trottoir, juste devant la porte, et y laisse ma fille avec une cassette audio (nous sommes en 1999) de chansons enfantines.
Je commence à aller et venir du trottoir à la cave et de la cave au trottoir, les bras chargés de bûches, que je commence à entreposer contre la façade de l'immeuble. Soudain, alors que je suis dans la cave, j'entends ma fille crier. Malgré son jeune âge en effet, elle possède déjà la voix de stentor qui m'a contraint, durant toute son enfance, à passer des heures dans les fêtes foraines car elle gagnait systématiquement l'intégralité des tours de manège offerts à qui criera le plus fort !
Naturellement, je me précipite aussitôt dans la rue, où j'assiste, ébahi, au spectacle ahurissant d'une fillette de 4 ans, armée d'une bûche presque aussi haute qu'elle (!) et venant manifestement de faire déguerpir une demi-douzaine de gamins ayant apparemment entre deux et trois fois son âge ; lesquels - n'écoutant que leur courage - l'injurient à distance respectable, tout en agrémentant leurs aimables propos de force gestes très peu équivoques !
Et ma fille de m'expliquer aussitôt, très échaudée : "Tous ces bêtes garçons i' z'ont commencé à toucher tes bouts de bois ! Alors je suis sortie de la voiture et pis j'ai voulu leur taper dessus, pour leur montrer que c'était à nous ! Mais c'est très très lourd pour moi, tu sais tes trucs ! Alors je les ai crié très très fort ! Alors i' z'ont eu peur, alors et ben i' sont partis en courant tout là-bas !".
Tu m'étonnes !
Il ne me restait plus alors qu'à lui expliquer pourquoi je ne pouvais pas, moi qui étais grand et fort, aller fracasser ces malotrus à grands coups de bûche !
Et à narrer à mes amis comment ma fille leur avait évité qu'une horde de jeunes sacripants n'abimassent ou ne subtilisassent leurs bûches !
"Être fort comme un boeuf" et "Transpirer comme un boeuf" ou "Suer comme un boeuf".
Ces trois locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers appartiennent au registre familier.
Et elles signifient respectivement :
- "Être fort comme un boeuf" : être être très fort physiquement, très puissant, très costaud, très solide, d'une grande robustesse, d'une grande vigueur.
On dit également, dans le même registre, "Être fort comme un turc".
- et "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf" : transpirer abondamment, énormément.
On dit également, dans le même registre : "Transpirer comme un porc" ou "Suer comme un porc".
Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.
Toison féminine : beaucoup de poils, un peu de poils ou plus du tout de poils ?
La question est en effet posée !
Car, si avant le poil c'était bien, aujourd'hui le poil est p'us bien !
Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :