"La TVA".

Il s'agit de la taxe sur la valeur ajoutée, un impôt indirect sur la consommation.

Cet impôt a été institué dans son principe en France par la loi du 10 avril 1954, à l'instigation de Maurice Lauré, haut fonctionnaire de la direction générale des Impôts.

La TVA, est un impôt général sur la consommation à paiement fractionné, où chacun n'est imposé que sur sa propre valeur ajoutée. C'est en fin de compte le consommateur final et lui seul qui paie vraiment la TVA, ce qui encourage la création de sociétés de sous-traitance excellant dans des créneaux donnés.

Cet impôt moderne n'est cependant mis en œuvre que timidement et la TVA ne sera appliquée progressivement à l'ensemble des biens et services qu'à partir de 1958.

On peut dater l'achèvement de cet impôt sophistiqué sur la consommation de 1967.

À l'étranger, la TVA fait rapidement le tour du monde et se trouve adoptée par de nombreux pays, notamment au sein de l'Union européenne.

La TVA est une recette du budget général de l'État : elle s'applique aux activités économiques à titre onéreux et exercées de manière indépendante. Le montant de la taxe est proportionnel au prix de vente hors taxe. Dans les pays de l'Union européenne, bien qu'il existe des recommandations générales, le taux de cet impôt est fixé par chaque État national. Ceci explique qu'il peut encore exister dans chaque pays différents taux de TVA.

Source : wikipedia.org

"80% des bergers allemands sont des chiens, les autres sont des..."

Berger allemand

... "bergers allemands !".

J'ai adoré cet aphorisme, dû - parait-il - à l'humoriste américain Demetri Martin, dont je confesse humblement avoir jusqu'alors parfaitement ignoré l'existence, mais évoqué par le journaliste français David Castello-Lopes le 27 janvier 2019, dans l'émission dominicale "Remède à la mélancolie" d'Eva bester sur la radio publique française France Inter.

Explication du calembour
Il résulte de la polysémie du mot français « Berger » qui désigne aussi bien un « chien de berger » ou « chien-berger » (appelé « berger » par ellipse) qu’un gardien de troupeau.

"À bon escient" et "À mauvais escient".

J'apprécie et utilise fréquemment ces deux expressions du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • Avec discernement, de manière appropriée, à juste titre, en connaissance de cause.

On dit par exemple : "J'espère que mon fils dépensera à bon escient l'argent gagné cet été".

  • Sans discernement, à tort, de façon inadéquate, non appropriée ou inconvenante.

On dit par exemple : "Les propos du ministre ont été, comme souvent, sortis de leur contexte et communiqués à mauvais escient à l'ensemble de la presse".

"Une scie égoïne".

Il s'agit de ce que l'on appelle plus couramment "une scie à bois".

Autrement dit, une scie à main en acier, garnie de dents triangulaires affûtées et munie d’une poignée en bois ou en plastique. Par opposition avec la "scie à métaux", à la denture très fine et très acérée, dont la lame est habituellement accrochée aux deux extrémités pour être bien tendue, afin de faciliter la découpe. Et est interchangeable, car elle s'use plus vite que dans le cas du bois.

Nos amis belges n'utilisent pas ce vocable de scie égoïne et appellent cet outil "scie braquet" ou "scie Saint Joseph".

Pour l'anecdote, on notera que la scie égoïne est également utilisée comme instrument de musique.  Elle émet en effet un son particulier lorsqu'elle est frottée avec un archet. Et il est possible de modifier le son en exerçant une torsion et en jouant plus ou moins haut sur la scie (dès lors que celle-ci n'est pas rectangulaire). Il existe ainsi des scies allant jusqu'à trois octaves !

Elle a longtemps servi d'instrument d'accompagnement dans la musique folklorique américaine et québécoise, et elle est aujourd'hui de plus en plus utilisée dans la chanson française.

Source : wikipedia.org

"La boucler", "La fermer", "La ramener" ou "L'ouvrir".

Ces quatre locutions verbales du registre argotique - puisqu'elle sous-entendent toutes "sa gueule"... - signifient :

  • "se taire" pour les deux premières,

On dit par exemple : "Ma frangine a intérêt à la boucler !".

Et : "J'espère que le pion va la fermer".

  • et "parler" pour les deux dernières.

On dit par exemple : "J'espère que cet abruti ne va pas encore la ramener !".

Et : "Non, je ne suis pas énervé ! Mais je te jure que si ce crétin l'ouvre encore avant la fin du film, je lui éclate la tronche !".

Pourquoi dire : "Un traveler cheque", "Un traveler chèque", "Un traveler's cheque", "Un traveler's chèque", "Un travelers cheque" ou "Un travelers chèque" ?

Et pas simplement : "Un chèque de voyage" !

Concrètement, en effet, il s'agit d'un chèque pré-imprimé, au montant fixé, conçu pour permettre à la personne qui les signe de payer un tiers sans condition aucune, après avoir lui-même payé l'émetteur du chèque (sa propre banque, le plus souvent) pour obtenir ce privilège.

Les premiers chèques de voyage ont été émis le 1er janvier 1772 par la London Credit Exchange Company.

De nombreux vacanciers occidentaux en déplacement à l'étranger les ont utilisé durant plus de deux siècles, à la place de l'argent liquide, car ils pouvaient être remplacés en cas de perte ou de vol. Et étaient souvent fournis par les banques sans commission, ou à des taux ne dépassant que rarement 1% de la valeur totale des chèques. Le tout sans avoir de date d'expiration.

Leur usage est cependant aujourd'hui beaucoup moins répandu qu'à la fin du siècle dernier, leur utilisation s'étant fortement réduite, à mesure que l'utilisation des cartes de crédit se développait.

Fin 2012, le géant américain American Express a d'ailleurs décidé d’en arrêter la vente dans plusieurs pays, dont la France, et sa décision est devenue effective depuis le 30 juin 2013.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article "Tout espoir n'est pas perdu : même les anglicismes peuvent passer de mode !".

Source : wikipedia.fr

Quand les "Coquilles" deviennent des "Couilles"... ou plutôt : des "Bourdons" !

L'une des légendes circulant sur l'origine de l'utilisation du mot "Coquille" en typographie, affirme que la celle-ci tiendrait précisément son nom de l'omission de la lettre "q" dans le mot "Coquille", qui prendrait alors la forme cocasse "couille" ("testicule" en argot) .

Une histoire de "q" dont on ne peut que s'amuser lorsque l'on connaît l'importance de ce genre d'acte manqué !

  • C'est tout d'abord l'écrivain français André Gide, qui rapporta dans son "Journal", à la date du 15 décembre 1937, l'anecdote suivante : "On raconte que Rosny, exaspéré par les erreurs que les protes faisaient ou laissaient passer, écrivit un article vengeur intitulé "Mes coquilles". Quand Rosny le lendemain ouvrit le journal, il lut avec stupeur, en gros caractères, cet étrange titre : "Mes couilles". Un prote, négligent ou malicieux, avait laissé tomber le q…". Une savoureuse anecdote qu'il avait déjà racontée dans une lettre à Jean Cocteau, le 18 janvier 1931.
  • Le sujet inspira également le facétieux Boris Vian, qui énonça le problème en ces termes, dans une lettre du 13 octobre 1954, adressée au collège de Pataphysique : "Axiome : retirez le Q de la coquille : vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille".
  • Enfin, l'humoriste Pierre Desproges s'en amusa le 11 juin 1986, dans l'une de ses "Chroniques de la haine ordinaire", intitulée "Coquilles" : "Le 19 avril 1911, dans un article du "Journal officiel de la République" concernant les nouvelles réglementations en vigueur dans le commerce des œufs de poule, il était stipulé que quel que soit leur calibre, les couilles devaient être propres et exemptes de duvet au moment d'être exposées à l'étalage. Vous aurez compris que la lettre "q" du mot "coquille" avait disparu au moment de l'impression du journal".

Ainsi le mots "Couille" est-il en tous cas resté, dans le registre argotique, pour parler d'une bourde ou d'une erreur.

La vérité oblige cependant à préciser qu'une telle disparition de la lettre "q" ne constitue pas une "coquille" au sens originel, mais un "bourdon", ainsi que je l'explique dans un autre article de J'aime les Mots.

Source : wikipedia.org