"Un TOC" et "Une toque".

  • et une toque, c'est :
    • une coiffure sans bords de forme cylindrique.

on parle par exemple d'une "toque de fourrure".

    • une casquette de jockey, hémisphérique et à visière,

    • une coiffure haute et cylindrique en toile blanche empesée, portée par les cuisiniers,

    • et, par extension, un chef cuisinier, dans un restaurant.

On parle par exemple d'une "grande toque".

Source : www.larousse.fr

Mesdemoiselles, soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy" ! !

Vous avez aimé le "Thigh gap" et lui courez désespérément après ?

Non contente d'avoir déjà perdu je ne sais combien de kilos, vous vous attachez désormais à obtenir un "Ab crack" ?

Alors essayez donc, sans tarder, le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy", dont je pressens d'ores et déjà qu'il sera l'ultime étape de cette course folle à la beauté féminine cadavérique !

... même si ces deux locutions anglo-saxonnes ne sont naturellement que pure invention satirique de ma part !

Pourquoi dire : "Un ab crack" ?

Emily Ratajkowski

Et pas : "Une fente abdominale" !

Érigé par les utilisatrices de réseaux sociaux comme la performance musculaire ultime et le summum de ce qui peut aguicher un homme, ce défi esthétique exige d'avoir une ligne creuse partant de la poitrine, entre les côtes, allant jusqu'au nombril, voire au pubis, dessinant une sorte de tranchée en travers du corps !

Les photos de mannequins ou actrices telles que l'états-unienne Emily Ratajkowski semblent malheureusement avoir popularisé cette tendance inepte.

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré au "Thigh gap".

Ainsi que celui intitulé "Mesdemoiselles soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy" !"

Source : www.madamelefigaro.fr

Pourquoi dire : "Un thigh gap" ?

Un thigh gap

Et pas : "Un écart entre les cuisses" ?

Cette locution désigne en effet l'espace entre les cuisses que possèdent certaines femmes lorsqu'elle se tiennent debout, les pieds joints.

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à l'"Ab crack".

Ainsi que celui intitulé "Mesdemoiselles, soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "cerebral shrinkage" ou "brain atrophy" !"

"Ed Sheeran".

Ed Sheeran

Il s'agit du nom de scène de l'ACI et guitariste britannique Edward Christopher Sheeran, né le 17 février 1991.

Même s'il y a de grandes chances que comme moi, vous n'ayez jusqu'ici jamais entendu parler de ce jeune rouquin, sachez qu'il a tout de même été le chanteur le mieux payé du monde entre les mois de juillet 2018 et juillet 2019, en ayant amassé la coquette somme de 96 millions d'euros.

"L'affaire de Broglie".

Cette ténébreuse affaire concerne l'assassinat le 24 décembre 1976, de l'homme politique français Jean de Broglie, né le 21 juin 1921, par trois balles de calibre 38 spécial, dont deux dans la nuque.

Cet aristocrate de haute lignée, membre de la très célèbre famille "de Broglie" descend, par sa mère, du duc de Berry, fils du roi Charles X ; et, par son père, de l'écrivaine française Germaine de Stael et du père de celle-ci, le célèbre banquier et ministre du roi Louis XVI, Jacques Necker.

Député de 1958 à 1976, il est trois fois secrétaire d'État dans les trois premiers gouvernements de Georges Pompidou Premier ministre.

Et son patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit !

"Laure Debreuil" alias "Laure de Broglie".

Laure Debreuil

Il s'agit du nom d'usage de la journaliste de télévision française Laure de Broglie, née le 7 février 1952.

Journaliste à TF1 et LCI, elle est depuis 1983 l'épouse du célèbre avocat français Georges Kiejman.

Arrière-arrière-petite-fille du 4e duc de Broglie (Albert) et cousine germaine des 8e et 9e ducs de Broglie (François et Philippe), elle appartient à la célèbre famille "de Broglie", une maison prestigieuse qui compte parmi ses membres de nombreuses personnalités éminentes parmi lesquels, l'homme politique français Louis de Broglie, assassiné le 24 décembre 1976 dans le cadre de ce que l'on a depuis surnommé "L'affaire de Broglie".

Leur patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit, puisque l'on doit dire : "de-breuille" !

Sans doute la pauvre femme en avait-elle assez de l'entendre mal prononcé, pour en avoir été réduite à prendre un nom d'usage phonétique !

Mais je la comprends aisément si j'en juge par le nombre de jeunes journalistes - ceux de moins de 60 ans en tous cas - qui continuent de mal le prononcer, et ce malgré l'importance de sa famille dans l'histoire politique et militaire de notre pays.

"À l'époque" ne signifie pas "Autrefois" !

Je suis exaspéré par cet usage erroné, de plus en plus répandu, de la locution adverbiale "À l'époque".

Ce fut d'abord ma jeune belle-fille, tout juste âgée d'une dizaine d'années, il y a de cela aujourd'hui plus de 15 ans, que je devais reprendre systématiquement, ainsi que ses camarades, lorsque je les entendais dire ex abrupto : "À l'époque il y avaient des dinosaures" ou "À l'époque les gens roulaient en carrosse".

Mais à quelle époque ?

Désormais, cependant, je l'entend de plus en plus fréquemment dans la bouche d'adultes (et pour cause, ladite jeune femme ayant, à présent, 26 ans révolus !), et ce, y compris dans les organes d'information !

Or "À l'époque" n'a bien évidemment jamais signifié "Autrefois", pas plus qu'il n'est possible de l'utiliser seule, sans période de référence !

Très concrètement, voici les quatre seules façons possibles d'utiliser cette locution :

  • "À l'époque de".

Par exemple : "À l'époque de Louis XIV les nobles roulaient en carrosse".

  • "À l'époque où".

Par exemple : "À l'époque où j'ai rencontré ta mère, je vivais à Paris et, elle, à Aix-en-Provence".

  • "À cette époque" ou "À l'époque" : si et seulement si l'on a posé au préalable un cadre temporel.

Par exemple : "J'ai longtemps vécu à Paris (75). À cette époque j'allais au cinéma au moins 100 fois par an".

Ou : "J'ai passé mon baccalauréat à Saint-Germain-en-Laye (78), car à l'époque, il n'y avait pas de lycée à "Conflans Sainte-Honorine (78), où je demeurais".

"Ex abrupto".

Cette locution latine signifie : .

  • en tant que locution adjectivale : sans préambule, sans préparation.

Exemple : "Mon fils m'a fait une déclaration ex abrupto, selon laquelle il ne souhaitait pas reprendre mon entreprise !".

  • et, en tant que locution adverbiale : brusquement, abruptement, à l'improviste.

Exemple : "Fonder sa propre entreprise aussi jeune ex abrupto est une folie".

On ne dit pas : "Ça va ternir l'image de nous" !

Comme l'a lamentablement déclaré, le 14 août 2019, le jeune toulousain nettoyant bénévolement les plages, interrogé sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Cela va ternir NOTRE image" !

Comme souvent en pareil cas, je suis proprement effaré par la propension de toutes ces personnes, manifestement peu exercées à s'exprimer de manière correcte, à s'efforcer systématiquement de trop rehausser leur niveau de langue lorsqu'elles sont interrogées par un journaliste. Ce qui donne souvent d'elles l'image d'une personne incapable de construire une phrase correcte, alors que ce n'est pas forcément le cas.

Ici par exemple : ce jeune aurait naturellement bien mieux fait de se contenter de dire "Ça va abîmer notre image", phrase qui me semble avoir été largement à sa portée. Je ne peux en effet pas croire que l'on ne puisse pas dire "notre image" - et non "l'image de nous" - dès lors que l'on connaît la signification du verbe "ternir".

Même s'il ne relevait que du langage courant, le verbe "abîmer" était largement suffisant : nul besoin d'aller se creuser les méninges pour trouver le verbe "ternir", qui relève davantage du registre soutenu, pour ensuite se vautrer lamentablement, tout concentré qu'il était, le pauvre, en achevant sa phrase par "l'image de nous", qui le ridiculise en le faisant passer pour un analphabète, qu'il n'est clairement pas.

Je ne saurais trop conseiller aux jeunes ou aux personnes ne maniant pas notre langue avec aisance, de se contenter de phrases simples du langage courant, voire familier, plutôt que d'essayer en vain de rehausser leur niveau de langue.

Et de ne surtout pas chercher à vouloir utiliser des mots, verbes ou expressions du registre soutenu ne relevant clairement pas de leur vocabulaire actif.

Ne sachant les maîtriser correctement, c'est la catastrophe assurée.