"Une gouttière".

Ce substantif féminin du langage courant désigne, selon le contexte :

  • un canal demi-cylindrique, fixé au bord inférieur des toits, permettant l'écoulement des eaux de pluie.

Une gouttière de toit

  • ou : un dispositif médical servant à immobiliser un membre fracturé.
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour bras
Une gouttière pour bras

Source : Le Robert.

"Un saunier".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • celui qui ramasse le sel,

Un "saunier" ou ramasseur de sel

  • ou : un marchand de sel.
Un "saunier" ou marchand de sel marocain, à Marrakech, en décembre 1931
Un "saunier" ou "marchand de sel" marocain, à Marrakech, en décembre 1931

Source : wiktionary.org

 

"Un engouement".

Ce substantif masculin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine médical : l'obstruction d'un conduit, d'un organe.

On parle par exemple d'un "engouement de l'intestin grêle".

  • le fait de s'engouer, de se prendre d'une admiration très vive pour quelque chose ou quelqu'un ; un emballement, un enthousiasme, une passion, une toquade.

On dit par exemple : "On assiste depuis quelques années à un engouement du public pour ce type de meubles".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Des mille et des cents".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme numérique appartient au registre familier.

Et elle signifie, selon le contexte, au sens figuré :

  • beaucoup d'argent.

On dit par exemple : "Certains vieux disques peuvent valoir des mille et des cents".

  • ou : un grand nombre, une grande quantité.

On dit par exemple : "Des DVD j'en possède des mille et des cents : 40 mètres de rayonnage !".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

 

 

 

 

Source : wiktionary.org

"Une cantine".

Ce substantif féminin polysémique appartient au langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • le service chargé de la préparation des repas pour les ouvriers ou les employés d'un même établissement, les élèves d'une école, etc.

On dit par exemple : une "cantine scolaire".

Une cantine côté cuisine
Une cantine scolaire côté cuisine

Une cantine scolaire

Et une "cantine d'entreprise".

Cantine d'entreprise, souvent appelée désormais "restaurant d'entreprise"

Mais la locution masculine "restaurant d'entreprise" est aujourd'hui privilégiée par les employeurs, le terme de "cantine" étant jugé péjoratif.

  • le réfectoire où sont pris ces repas.
Une cantine scolaire côté salle
Une cantine scolaire côté salle ou "le réfectoire"
  • par extension : un restaurant dans lequel on prend régulièrement ses repas, fut-il très onéreux.

On dit par exemple : "À cette époque, la cantine du président était un célèbre restaurant de poissons du VIIe arrondissement".

  • un coffre de voyage, une malle métallique, utilisés en particulier par les militaires,

Une cantine métallique ferméeUne cantine métallique ouverte

 

 

  • le service permettant aux détenus d'un établissement pénitentiaire d’acheter des produits courants en complément de ceux fournis gratuitement par l’administration pénitentiaire, ainsi que des journaux, du tabac, etc.
  • pour nos amis Suisses : une vaste tente dressée en plein air pour une fête, une manifestation. Que nous appelons en France un barnum.

Une tente de réception ou "barnum", appelée "cantine" par nos amis Suisses

  • et pour nos amis africains : une petite boutique installée sur un marché ou sur la voie publique.

Un "cantine" africaine : petite boutique installée sur un marché ou sur la voie publique

Sources : Le robert et www.larousse.fr

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un cuir".

Ce substantif masculin est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • une dépouille d'animal, en particulier de bovin, destinée au tannage,
    • une peau tannée et corroyée, propre aux usages de l'industrie,
    • une faute de liaison.

Telle que par exemple : "Mal-t-à-propos" ou "Dis-moi-t-un peu".

    • dans le domaine des arts décoratifs : l'entourage d'un cartouche rappelant un morceau de cuir découpé et enroulé en volutes,
    • et en chapellerie : une bande de cuir mince bordant intérieurement l'entrée de tête d'un chapeau d'homme.
  • dans le registre familier :
    • un objet, vêtement ou article en cuir,
    • la peau épaisse de certains animaux (le "cuir de l'hippopotame"),
  • et dans le registre populaire :
    • la peau humaine,
    • un blouson de cuir.

On parle par exemple d'un "Cuir d'aviateur" ou d'un "Cuir de motard".

Source : www.larousse.fr

"Un gage" et "Des gages".

Ce substantif masculin peut avoir plusieurs significations différentes lorsqu'il est au pluriel :

  • "Un gage" - et au pluriel "Des gages" - est en effet un terme polysémique désignant :
    • dans le domaine juridique :
      • un contrat par lequel le débiteur ou un tiers se dessaisit au profit du créancier d'un bien meuble afin de garantir le paiement de la dette,
      • le droit du créancier sur ce bien meuble,
      • ou le bien meuble lui-même affecté à cette garantie.

On parle ainsi de "Prêteur sur gages".

    • dans un jeu : une pénitence que le joueur perdant doit exécuter,
    • tout ce qui représente une garantie, une caution.

On dit par exemple : "Sa bonne foi est le gage de son honnêteté".

    • et enfin : une preuve, un témoignage de la réalité d'un sentiment, d'une qualité (un "gage d'amitié" ou un "gage d'affection").
  • tandis que "Des gages" est un terme du registre désuet, que l'on utilise exclusivement au pluriel et qui désignait autrefois : la rémunération des employés de maison ou des ouvriers agricoles pour une période déterminée.

On dit par exemple : "Je vais donner ses gages à ma servante et la congédier".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

"Au pair" et "Une fille au pair" ou "Une jeune fille au pair".

  • "Au pair" est une locution adverbiale signifiant, selon le contexte :
    • au sens propre : à parité, à égalité, en parlant de la valeur nominale d'une action et son cours actuel.

On dit par exemple : "Au pair, mes actions ne valent plus que la moitié de ce qu'elles m'ont coûté il y a douze ans !".

    • au sens figuré :
      • sans arriéré.

On dit par exemple "Se mettre au pair" pour "Rattraper un retard de travail".

      • rémunéré uniquement en nature (logement et nourriture), pour un emploi.

On dit par exemple "Prendre quelqu’un au pair".

      • et par extension : avec une petite rémunération en argent  en plus du logement et de la nourriture, pour un emploi effectué en contrepartie d'une activité ou d’un service donné.
  • "Une fille au pair" ou "Une jeune fille au pair" sont donc des locutions nominales féminines désignant des personnes étrangères, logées et nourries en contrepartie d'une activité ou d’un service donné, consistant le plus souvent à garder de jeunes enfants en leur apprenant sa langue natale. Et en améliorant sa maîtrise de la langue du pays d’accueil (avec des cours obligatoires la plupart du temps).

La notion de travail au pair existe au moins depuis le XIXe siècle.

Et "Au pair" est une expression utilisée- une fois n'est pas coutume, en français - dans le monde entier !

Dans le langage courant, le terme "Bénévole" pour une personne "Au pair" est souvent utilisée à tort.

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Un veau".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :

Un veau

    • un mammifère domestique herbivore de la famille des bovidés.

Le "Veau" est le petit de la vache et du taureau, avant son sevrage, à un an.

Le terme s'applique au mâle et à la femelle (appelée "Veau femelle"), le substantif féminin "Velle" n'étant que très rarement usité.

Et l'on l'élève pour sa viande (blanche) et sa peau.

Une bufflesse et son veau
Une bufflesse et son veau
    • par extension, parfois : un petit d'un grand mammifère herbivore dont la progéniture n'a pas de nom spécifique, comme le bison ou le buffle.
Une femelle morse et son veau
Une femelle morse et son veau
    • ou un petit de certains mammifères marins comme le morse.
    • en architecture : la partie supérieure de la ferme d'un cintre supportant tout ou partie d'une voûte pendant sa construction.
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
Un vieux break états-unien des années 1970
Un vieux break états-unien des années 1970
    • une automobile usagée, un véhicule lent, qui n'avance pas, a peu de reprises et est peu performant.

On dit par exemple : "Avec ton veau on n'est pas arrivé : on ne dépasse pas les cent kilomètres à l'heure !".

    • ou : une personne lourde de corps ou d'esprit.

On dit par exemple : "Qu'est-ce que tu veux qu'il comprenne à ce bouquin : ce type est un veau !".

Source : www.languefrancaise.net

"Un portier ".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

  • autrefois :
    • un gardien ou un concierge (registre désuet),
    • avant 1965 et le concile de Vatican II, dans l'église catholique : un clerc ayant reçu le premier des ordres mineurs.
Un portier dhôtel
Un portier dhôtel
  • de nos jours :
    • un préposé, chargé de surveiller l'entrée principale d'un édifice et d'en ouvrir et refermer les portes.

On en trouve principalement devant les hôtels ou résidences de luxe.

    • un religieux (le "frère portier") ayant la charge d'ouvrir et de fermer la porte d'un couvent.

Son équivalent féminin est la "soeur portière".

    • dans l'argot de l'école Polytechnique : le premier élève du Klub ou 50e en partant de la fin, du classement de sortie.
  • et par extension :
    • dans le registre familier : une personne manquant de distinction, bavarde et souvent médisante,
    • un appareil électrique ou électronique, également appelé "Interphone" ou "Visiophone", permettant d'entendre ou d'entendre et de voir les visiteurs se présentant à l'entrée d'une maison ou d'un immeuble.

Et de commander automatiquement, à distance, l'ouverture et la fermeture de la porte.

    • dans le jargon informatique : un logiciel, généralement associé à une ou plusieurs passerelles, assurant notamment la conversion des adresses et vérifiant les autorisations d'accès à un réseau.
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
    • dans le domaine de la communication : une PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) représentant un personnage en bois décoré, souvent grandeur nature, personnalisé à la marque ou à l'enseigne de l'établissement, et disposé devant la porte d'un point de vente.
Un portier ou gardien de but de football
Un portier ou gardien de but de football
    •  ou, au football ou au handball : le gardien de but ou - par ellipse lexicale - le gardien.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Un dégagement".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte, de nombreuses choses :

  • l'action de retirer d'un organisme, d'une institution ce qui y a été engagé ou gagé ; l'action de le dégager (Le "dégagement d'une pendule du mont-de-piété"),
  • l'action de déblayer un lieu, d'en enlever ce qui l'encombre, l'embarrasse (le "dégagement d'une voie"),
  • le fait de libérer quelqu'un ou quelque chose qui est couvert, bloqué, écrasé par quelque chose ; l'action de l'enlever du lieu où il se trouve (le "dégagement de vestiges préhistoriques par des archéologues" ou le "dégagement d'une victime d'avalanche par les secouristes"),
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
  • le fait de se dégager, en parlant d'un gaz, d'une odeur, etc. (un "dégagement de vapeur" ou un "dégagement de fumée"),
  • l'action de se dégager de quelque chose, d'une promesse, d'un engagement militaire (une politique du "dégagement en Afrique et en Europe"),
  • dans une habitation : une communication, un passage établi d'une pièce à une autre ou entre l'intérieur et l'extérieur ; un espace libre permettant d'aller et venir librement.

On dit par exemple : "Il va falloir prévoir d'importants dégagements dans cet appartement, car ma fille est en fauteuil roulant".

Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
  • en sport, notamment au football ou au rugby : l'action d'envoyer le ballon loin de son but ou de sa ligne de but,
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
  • en aéronautique : la séparation d'un avion du groupe avec lequel il volait en formation,
  • et en médecine : le temps terminal de l'accouchement, au cours duquel le foetus franchit le détroit inférieur du bassin et l'orifice vulvaire.

Source : www.larousse.fr