"Un céiste" ou "Une céiste".

Un céiste

Cet étrange substantif féminin est généralement fort peu connu du grand public.

Et il désigne : une personne pratiquant le canoë, plus communément appelé "Canoéiste".

À ne pas confondre avec "Un kayakiste".

"L'osmose" ou "Une osmose".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre : un phénomène de diffusion de la matière dans lequel une membrane semi-perméable entre deux liquides ou solutions possédant des concentrations de solutés différentes laisse passer le solvant mais non la substance dissoute.

Le transfert global de solvant se fait alors de la solution la moins concentrée (milieu hypotonique) vers la solution la plus concentrée (milieu hypertonique) jusqu'à l'équilibre (milieux isotoniques).

Cette notion a permis de mieux comprendre le comportement des solutions aqueuses en chimie, à la fin du XIXe siècle ; mais elle est aussi particulièrement utile en physiologie et en biologie cellulaire pour expliquer les échanges chimiques au sein des organismes vivants.

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : une harmonie, un mariage, un parfait ensemble, résultant d'une interpénétration, d'une influence réciproque.

On dit par exemple : "Je souhaite que nos différentes équipes agissent désormais en osmose".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Symbiose".

Sources : Le Robert et wikipedia.org

Doit-on écrire "Gnôle", "Gnole", "Gniole", "Gnaule" ou "Niaule", "Niole" ou "Niôle" ?

Et bien ces sept graphies différentes sont toutes correctes, la première - "Gnôle" - devant toutefois être privilégiée.

Appartenant au registre populaire, ce substantif féminin nous vient du parler Lyonnais.

Et il désigne : l'eau-de-vie.

On dit par exemple : "Mon voisin ne refusait jamais un petit verre de gnôle".

Ou : "Privés de tout depuis des semaines, ces soldats auraient fait n'importe quoi pour de la gnôle".

Sources : wiktionary.org et www.larrouse.fr

"Des clous !"

Cette interjection qui ne manque pas d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants relève du registre populaire.

Et elle signifie, selon le contexte :

  • Pas question !

On dit par exemple : "Partir en vacances avec toi ? Des clous !".

  • ou : Rien !

On dit par exemple : "Mais alors, que comptes-tu me donner ?" "Des clous !".

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

Et l'on dit par exemple :"Cette fois je suis dos au mur : si je n'enclenche pas la précédure de divorce cette semaine, elle vient présenter à mon épouse les deux enfants hors mariage que j'ai eu avec elle il y a sept ans".

Ou : "Mon voisin se retrouve dos au mur car son propriétaire veut récupérer le logement pour son fils d'ici la fin de l'été".

On dit également "Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Laisser des plumes" ou "Perdre des plumes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : ne pas sortir indemne de quelque chose, subir des pertes ou des dégâts ; prendre des coups ; être perdant.

À l'image d'un oiseau ayant dû se débattre.

On dit par exemple : "J'ai réussi à conserver le contrôle de ma société mais j'ai laissé des plumes dans cette aventure".

Ou : "Ton projet est risqué : prend garde à ne pas y perdre des plumes".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

On ne dit pas : "Le duel entre l'hongrois et l'italien" !

Le journaliste sportif français Alexandre Boyon

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 5 août 2021, le journaliste sportif français Alexandre Boyon, commentant la finale masculine du 10 km en eau libre des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "Le duel entre lE hongrois et l'italien" !

Pourquoi dire : "Peuvent-ils battre les US en finale" ?

La journaliste sportive française France Pierron

Comme a pu le déclarer, le 5 août 2021, la journaliste sportive française France Pierron, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", qu'elle animait, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Peuvent-ils battre les ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE en finale" ?

"Guère" et "Guerre".

Ces deux mots homonymes ne doivent surtout pas être confondus, puisque :

  • "Guère" est un adverbe du registre soutenu désignant : une quantité minime ou une fréquence faible ; pas beaucoup, peu, pas très, fort peu, pas souvent, pas longtemps,

On dit par exemple : "On n'y voit guère ici : allume-donc !" (pas beaucoup), "Je ne vais guère au cinéma" (pas souvent) ou "Le silence ne dura guère" (pas longtemps).

  • tandis que "Guerre" est un substantif féminin du langage courant désignant :
    • une situation conflictuelle entre deux ou plusieurs pays ou États, se règlant par une lutte armée, en vue de défendre un territoire, ou d'en conquérir,

On dit par exemple : "La France et la Grande-Bretagne ont déclaré la guerre à l'Allemagne nazie le 3 septembre 1939, suite à l'agression de la Pologne".

    • des rapports conflictuels entre différents groupes sociaux ou individus, en vue de défendre un droit ou d'en conquérir, ou de faire triompher une idée,

On dit par exemple : "Le patronat est en guerre contre les syndicats" ou "Le gouvernement a décidé de faire la guerre aux trafiquants de drogue".

    • ou : une action menée contre toute chose à laquelle on attribue une valeur nocive,

On dit par exemple : "Ma mère a déclaré la guerre aux chaussettes sales qui traînent".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La soupe est bonne".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire signifie, dans le registre familier et au sens figuré : la situation est très favorable et ne donne guère envie d'aller voir ailleurs.

Par exemple lorsqu'une société propose d'excellentes conditions salariales et sociales, ou/et un cadre de travail agréable.

On dit ainsi : "La soupe est bonne au PSG : ce joueur ne risque pas de quitter le club avant la fin de son contrat".

 

"Se remettre la tête à l'endroit".

Cette locution verbale en forme d' idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : retrouver ses esprits, reprendre confiance en soi, après un temps de surprise où l'on n'a pas été capable de réagir convenablement à une situation donnée.

On dit par exemple : "Les français sont enfin parvenus à se remettre la tête à l'endroit, après un début de rencontre catastrophique".

"Acceptation" et "Acception".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "L'acceptation" : le fait d'accepter, le consentement.

On dit par exemple : "L'acceptation d'au moins l'un des deux parents est nécessaire pour qu'un adolescent puisse se faire vacciner".

  • et "Une acception" : un sens particulier, une signification particulière d’un mot, selon le contexte dans lequel il est employé.

On dit par exemple : "Je connaissais ce mot Girafon, mais j'ignorais cette acception".

Source : Le Robert