"VF", "VO", "VOST", "VOSTF", "VOSTFR" ou "VM".

Ces cinq sigles désignent les différentes versions d'un film étranger (ou d'un programme : téléfilm, feuilletons, etc.) proposées au public :

  • VF (Version Française) : le film est doublé en français. C'est la version traditionnellement retenue dans notre pays par les chaînes de télévision grand public, le téléspectateur français étant considéré comme peu polyglotte.

Et il ne risque guère de le devenir en partant de ce principe ! À la différence de nos voisins, néerlandais ou scandinaves, par exemple, qui parlent souvent beaucoup mieux et bien plus fréquemment l'anglais que nous, pour avoir notamment été habitués depuis leur plus jeune âge à regarder films et séries anglo-saxonnes en VOST, leurs langues nationales étant trop peu pratiquées dans le monde pour pouvoir rentabiliser un doublage.

  • VO (Version Originale) : le film est projeté dans sa langue d'origine.
  • VOST (Version Originale Sous-Titrée) : le film est diffusé dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en bas de l’écran.
  • VOSTF (Version Originale Sous-Titres Français) ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres FRançais) : le film est projeté dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en français en bas de l’écran.

C'est évidemment la seule et unique version acceptable pour le cinéphile. Sauf naturellement à ce qu'il maîtrise suffisamment la langue du film pour pouvoir se passer de sous-titrage ; ce qui - je puis vous l'assurer - finit par arriver si l'on est un spectateur acharné. J'ai ainsi récemment revu avec ma fille de 13 ans le superbe "Casino" de Martin Scorsese, sorti en 1995. Et nous avons mis près de dix minutes avant de nous apercevoir que nous avions oublié de programmer les sous-titrages pour visionner la seconde partie du film, située au verso du DVD !

Exemple de film en VOSTF ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres F(R)ançais)

  • VM (Version Multilingue) : le film est proposé simultanément en VO (Version Originale), sous-titré en français (VOSTF) ou doublé en français (VF).

Cette option qui offre une grande flexibilité permettant de satisfaire tous les publics est de plus en plus offerte par les chaînes de télévision française ces dernières années.

Nullissime comme je le suis dès lors qu'il s'agit de technologie, j'ai mis plusieurs années à comprendre comment cela pouvait bien fonctionner, et cela alors même qu'il ne s'agissait pourtant que d'appuyer sur le bouton "Langues" de ma télécommande.

"Faire grise mine" ou "Faire le chat-brun".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : être contrarié ; avoir l'air dépité, déçu.

Mais "Faire le chat-brun" est une ancienne expression lorraine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique, qui a peu de chance d'être comprise en dehors de la région Lorraineet particulièrement de nos jours.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Faire recette".

Cette locution signifie :

  • au sens propre, : être rentable, rapporter beaucoup d'argent, procurer des bénéfices,
  • et, au sens figuré, avoir du succès.

"Un casus belli".

Cette locution latine qui signifie littéralement "Occasion de guerre", désigne :

  • au sens propre, un acte de nature à déclencher les hostilités entre deux États, pouvant motiver un conflit armé.

On dit par exemple :"Faire franchir la frontière à des troupes armées au motif de poursuivre un groupe terroriste est un casus belli".

  • et, par extension, un acte susceptible de provoquer un conflit ou une dispute entre deux personnes ou entités.

On dit par exemple : "Si leur concurrent sort une nouvelle fois un produit largement inspiré du leur, ce sera un casus belli." ou "Dimanche matin, mon voisin a tondu sa pelouse à 6H du matin. Je considère cela comme un casus belli !".

"Karen Black".

L'actrice américaine Karen Black

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice états-unienne Karen Ziegler, née le 1er juillet 1939 et morte le 8 août 2013.

Son rôle dans "Complot de famille", en 1976, lui vaut d'appartenir à la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".

 

"La loi Jospin".

Il s'agit du surnom de la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, du nom du ministre de l'Éducation nationale Lionel Jospin.

Cette loi n° 89-486 a largement modifié le fonctionnement du système éducatif français.

Elle a est notamment à l'origine de la création des IUFM et de la revalorisation de la profession d'"Instituteur", devenue "Professeur des écoles".

La loi Jospin a été codifiée en 2000 mais ce qu'elle affirme et instaure est encore largement en vigueur.

Les principales modifications apportées par la loi Fillon de 2005 ont été le rattachement des IUFM aux universités et la suppression du CNP (Conseil National des Programmes).

Source : wikipedia.org

"Être au bout de sa vie".

J'abhorre cette expression très utilisée par les jeunes - et même désormais, hélas, les moins jeunes - depuis les années 2000.

Elle dérive de l'expression traditionnelle "Être au bout du rouleau" et signifie tout simplement "Être épuisé", "Ne plus en pouvoir", "En avoir marre".

On dit par exemple : "J'ai eu cours de 8H à 17H : j'chuis au bout d'ma vie !".

Ou : "J'chuis au bout d'ma vie : mon darron veut pas qu'j'aille à la soirée d'Sandra !".

Sur un sujet contigu, je  vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".

Source : www.linternaute.fr

"Attrayant" ou "Attrayante" et "Attractif" ou "Attractive".

  • "Attrayant" ou "Attrayante" signifie "Qui exerce de l'attrait, qui attire par son caractère, son aspect agréable, séduisant".

On parle par exemple d'un "visage attrayant" ou d'une "atmosphère attrayante".

  • tandis que "Attractif" ou "Attractive" signifie :
    • au sens propre : "Qui a la propriété d'exercer une attraction".

On parle par exemple de la "force attractive" d'un aimant.

    • et, au sens figuré, : "Qui plaît, séduit, attire par son charme ; attrayant, captivant, séduisant".

On parle par exemple d'un "lieu attractif" ou d'une "région attractive".

Dans ce sens (figuré), "Attractif" est presque synonyme d"Attrayant".

Source : www.larousse.fr

Sans doute n'êtes vous guère nombreux à pouvoir situer l'"Eswatini" ou "eSwatini" sur un carte...

Carte de situation de l'Eswatini (ex-Swaziland) en Afrique australe

Il s'agit en effet du nouveau nom, depuis le 19 avril 2018, du "Swaziland", que - déjà, je pense, - assez peu de gens connaissaient.

Ce petit pays d'Afrique australe sans accès à la mer est bordé par l'Afrique du Sud et le Mozambique

D'une superficie de 17 363 km2, il mesure moins de 200 km du Nord au Sud et de 130 km d'Est en Ouest.

Carte de l'Eswatini (ex-Zwaziland)

Et il compte 1 104 000 habitants, dont 95 000 à Mbabane, sa capitale.

"Eswatini" signifie "le pays des Swazis" en langue swati, et c'est le roi Mswati III qui a souhaité que le pays reprenne son nom d'origine d'avant la colonisation, pour les 50 ans de l’indépendance du pays.

"Swaziland" était en effet un nom hybride entre l’anglais et la langue nationale et il s'agissait du seul pays d’Afrique à avoir conservé son nom de l’époque coloniale.

Le royaume d’Eswatini, parfois écrit "eSwatini" selon la graphie swati, parfois appelé "Ngwane" ou "Ngwané", doit son nom au roi du XIXe siècle Mswati II, dont le nom signifiait "Bâton de commandement" en zoulou.

Source : wikipedia.org

"Ventouser".

Ce verbe peut désigner, selon le contexte, deux pratiques très différentes :

  • il s'agissait autrefois, pour un médecin, de poser des ventouses,
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, le fait de s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Cette activité peu connue du grand public, est également désignée sous l'appellation "Faire de la ventouse". Elle est pourtant absolument essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur, car, s'il n'est pas permis de réserver officiellement des emplacements dans une rue, certaines villes, comme Paris (75), tolère le "ventousage".

Ainsi, si vous habitez cette ville, où y avez séjourné de manière durable, peut-être avez-vous remarqué parfois, le soir, en bas de chez vous, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps, dans le cas d'un tournage de film d'époque.

Pour cela, des hommes, les "ventouseurs", ont surveillé 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production.
Et se la sont approprié petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Source ; wikipedia.org