"Écorcher les oreilles" et "Faire saigner les oreilles".

Ces deux expressions imagées en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : être extrêmement désagréable, voire insupportable à entendre, en parlant d'une musique ou d'un propos.

Parce qu'on ne l'apprécie pas, pour ce qui concerne la musique.

Ou parce qu'ils sont truffés de fautes de grammaire, de prononciation, d'anglicismes, etc., pour ce qui concerne des propos.

  • "Écorcher les oreilles" relève du langage courant.

On dit par exemple : "Les journalistes et invités des chaînes de télévision françaises d'information en continu m'écorchent les oreilles toutes les 90 secondes à tout le moins".

  • Et "Faire saigner les oreilles" relève du registre familier.

On dit par exemple : "Mon fils a voulu me faire écouter la nouvelle chanson de son rappeur français préféré : j'en ai saigné des oreilles".

Cette seconde formule est relativement récente, puisqu'elle est apparue - me semble-t-il - depuis le début du XXIe siècle.

Principalement employée par les djeun's, elle tend, je crois, à se répandre.

Ce qui ne me dérange aucunement, je dois le dire, puisque je la trouve personnellement excellente et n'hésite pas à l'employer !

Source : www.dico2rue.com

"Elle va me tuer", "Elles vont me tuer", "Il va me tuer", "Ils vont me tuer" ou "Je vais me faire tuer" ou "Se faire tuer".

La locution verbale "Se faire tuer" ainsi que toutes ces formules appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : se faire sévèrement réprimander, houspiller ; se faire hurler dessus.

On dit par exemple : "Si mon père découvre que j'ai bigné sa voiture neuve il va me tuer !".

Ou : "Je vais me faire tuer par ma femme si elle découvre que je suis parti en séminaire aux Canaries avec ma secrétaire : je lui avais dit que c'était à Francfort et avait omis de préciser qu'Ingrid était du voyage".

"Fourrer son nez dans les affaires des autres" ou "Mettre le nez dans les affaires des autres".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie : s'occuper des affaires d'autrui, s'en mêler.

On dit par exemple : "Je n'aime pas ce type : il a toujours tendance à fourrer son nez dans les affaires des autres".

"Avoir la main verte" ou "Avoir le pouce vert".

"Avoir la main verte"

Ces deux locutions verbales du langage courant en forme d'idiotismes chromatiques et d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : savoir cultiver, entretenir, faire pousser et soigner les plantes ; être doué pour cela.

Mais la formule "Avoir le pouce vert" n'est utilisée que par nos amis québecois.

On dit par exemple : "Ma soeur n'a pas la main verte : elle a beau s'occuper de ses plantes, elle ne parvient jamais à les garder très longtemps".

Sources : wiktionary.org et

"En main propre" ou "En mains propres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : directement, de personne à personne, sans intermédiaire ni moyen indirect tel que la Poste.

On dit par exemple : "Vous devrez remettre ce dossier à son destinataire en mains propres".

Ou : "On m'a remis cette clé en mains propres".

La forme au pluriel "en mains propres" serait apparue pour la première fois sous la plume de Victor Hugo (Correspondance, 1862, page 388).

Mais elle a de nos jours supplanté la forme au singulier "en main propre", qui est de moins en moins utilisée.

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être dans les petits papiers de quelqu'un".

Cette expression du registre familier signifie : être protégé et favorisé par une personne, bénéficier de sa considération, de son soutien, de ses faveurs.

On dit par exemple : "J'ai longtemps été dans les petits papiers de mon patron, avant que ses faveurs ne se portent malheureusement sur un autre chef de service".

Vous comprendrez que je trouve personnellement cette expression assez savoureuse si je vous dis que mon bureau est envahi par plusieurs centaines de milliers de petits morceaux de papiers format 4 X 9 cm, sur lesquels je note quotidiennement, depuis des décennies, des centaines de mots, formules ou acceptions qu'il peut m'être donné d'entendre dans les organes d'information ou auxquels je pense par association d'idées...

Ma consommation est telle - 60 000 morceaux par an au minimum - que j'ai progressivement dû me résoudre à réduire le format de mes fiches (passant de 9 X 9 à 4 X 9 cm) et à les réutiliser au verso après usage, afin de ne pas contribuer davantage à la destruction de la forêt amazonienne.

Sources : www.expressions-francaises.fr,

"Passer le temps" et "Tuer le temps".

Ces deux locutions nominales du langage courant qui doivent interloquer nos amis étrangers signifient, au sens figuré : s'occuper, trouver une activité ou un divertissement, souvent pour ne pas s'ennuyer.

On dit par exemple : "Mon grand-père s'est mis au jardinage et au chant pour pour passer le temps".

Ou : "Pour tuer le temps, certains détenus se mettent à la lecture ou reprennent des études".

Source : www.linternaute.fr

"Finir en eau de boudin", "Partir en eau de boudin", "S'achever en eau de boudin", "S'en aller en eau de boudin", "Se terminer en eau de boudin" ou "Tourner en eau de boudin".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes alimataires signifient : échouer, finir mal, tourner mal.

On dit par exemple : "L'association a commencé à partir en eau de boudin ; plus personne ne voulait plus s'occuper de rien".

Ou : "Je sens que ce projet va finir en eau de boudin".

"En sorte que" et "Faire en sorte que".

Ces deux expressions du langage courant ont des significations légèrement différentes :

  • "En sorte que" est une locution conjonctive signifiant : si bien que, de telle manière que, tellement que.

On dit par exemple : "Je collectionne les mots et expressions depuis plus de cinquante ans, en sorte que je dispose d'un inépuisable réservoir pour J'aime les mots".

  • et "Faire en sorte que" est une locution verbale signifiant : agir de telle façon que, prendre les dispositions nécessaires pour que.

On dit par exemple : "Je fais en sorte que la plupart des articles de J'aime les mots comportent des exemples et/ou des photographies permettant d'illustrer mes propos".

"Prendre au trébuchet".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré : amener habilement quelqu’un à faire une chose qui lui est désavantageuse, ou qui est contraire à ce qu’il avait prévu.

Et elle fait référence à un type de piège à oiseaux appelé "Trébuchet".

Source : wiktionary.org

Ne dites pas : "J'ai fait un Master" ou "J'ai fait mon ingéniorat" !

Mais : "J'ai passé un Master" et "J'ai effectué mon ingéniorat" !

"Avant toute chose".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : d’abord, avant tout, en premier lieu, premièrement.

On dit par exemple : "Je tiens à préciser avant toutes choses que je ne suis pas raciste : j'ai même plusieurs très bons amis blancs".

Ou : "Il faudrait avant toutes choses se mettre d'accord sur quelques principes de fonctionnement".

Sources : www.larousse.fr, Le Robert et wiktionary.org