"En confidence", "Être dans la confidence", "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" et "Mettre dans la confidence".

Ces différente locutions du langage courant- nominale pour la première et verbales pour les autres -  signifient :

On dit par exemple : "Mon patron m' appris en confidence que l'entreprise allait être rachetée par un groupe allemand".

  • "Être dans la confidence" : avoir connaissance d'un secret.

On dit par exemple : "J'étais dans la confidence depuis longtemps : mon ami m'avait annoncé son intention de divorcer depuis plusieurs mois déjà";

  • "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" : communiquer des secrets - ou un secret - concernant soi-même.

On dit par exemple : "Je vais vous faire une confidence : je lis très peu de livres !".

  • et "Mettre dans la confidence" : confier un secret.

On dit par exemple : ""Ma fille m'a mis dans la confidence : elle a acheté une montre à mon ex-femme pour la fête des mères".

Source : www.larousse.fr

"Un Beau brin de fille" ou "Un joli brin de fille" et "Un beau petit lot" ou "Un joli petit lot".

Ces différentes locutions nominales du registre familier désignent une jolie fille :

  • "Un Beau brin de fille" et "Un joli brin de fille" se disent en particulier d'une jeune femme grande et belle.

On dit par exemple : "C'est un beau brin de fille que tu as Gaston !".

  • et "Un beau petit lot" et "Un joli petit lot" se disent d'une jolie jeune femme.

On dit par exemple : "Tu connais la nouvelle serveuse du Bar de la Gare ? C'est un joli petit lot, ma foi".

"Faire passer le goût du pain".

Cette expression du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "S'ils le chopent, i' vont lui faire passer le goût du pain !".

"Sans nul doute".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu qui signifie : sans aucun doute, sans que l’on puisse en douter ; indubitablement, de façon indubitable ; avec certitude.

On dit par exemple : "La crise économique engendrée par la maladie à coronavirus 2019 sera sans nul doute la plus importante de l'histoire contemporaine".

Ou : "L'once ou irbis est sans nul doute l'un des plus beaux animaux de notre planète".

 

"Une toilette de chat" ou "Faire une toilette de chat".

Un chat faisant sa toilette

Cette expression parfaitement imagée du langage courant, en forme d'idiotisme animalier, signifie, au sens figuré : se débarbouiller sommairement, sans prendre le temps de bien se laver et sans trop utiliser d'eau, donc sans bain ni douche.

Une "toilette de chat" consiste ainsi, généralement, à se laver rapidement le visage et - au plus - certaines parties du corps jugées essentielles, pouvant varier en fonction de la personne concernée et des circonstances (aisselles, fesses, entrecuisse, mains, pieds...).

On dit par exemple : "J'avais la flemme de prendre une douche, j'ai simplement fait une toilette de chat".

Un chat gris faisant sa toilette

Cette expression fait naturellement référence au fait que le chat a pour habitude de se nettoyer sommairement le museau et la face à l'aide de l'une de ses pattes.

Attention : ces quatre photographies qui suivent ne montrent pas des "toilettes de chat" :

Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat dans son bac à litière
Chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette

Source : www.linternaute.fr

"Avoir la larme à l'oeil" ou "Mettre la larme à l'oeil".

Ces expressions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Avoir la larme à l'oeil" : être heureux, ému.

On dit par exemple : "J'ai eu la larme à l'oeil lorsque j'ai appris la mort de Lino Ventura".

  • et "Mettre la larme à l'oeil" : émouvoir, rendre triste.

On dit par exemple : "La fin du film, lorsque la fillette meurt à l'instant précis où sa maman la retrouve après quatre ans de recherches, m'a mis la larme à l'oeil".

"Dresser la table", "Être à table", "Mettre la table", "Passer à table" et "Se mettre à table".

Voilà bien une série de locutions verbales d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.

En voici les différentes significations :

Table dressée

  • "Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.

Un banquet au Moyen Âge

Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.

Table en bois montée sur tréteaux

On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".

  • "Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
  • "Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".

On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".

  • et "Se mettre à table" signifie :
    • dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".

On dit également (langage courant) : "Passer à table".

    • et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".

On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".

Source : www.linternaute.fr

 

"Un coup de maître".

Cette locution nominale désigne : une action d'éclat, remarquablement exécutée, réussie, pour laquelle on a fait preuve d’une grande habileté ; une grande réussite, un succès, un tour de force.

On dit par exemple : "Cette campagne publicitaire qui est parvenue à imposer l'expression Faire une pause-café est un véritable coup de maître !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Faire la peau".

Cette locution verbale du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "Moi j'te l'dis : si Mimile apprend que Nénesse lui a chouravé sa caisse, il va lui faire la peau".

 

"Un boulot de chien".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie : "Un travail difficile, épuisant, ingrat, peu enviable".

On dit par exemple : "Dans notre pays, le Premier ministre fait vraiment un boulot de chien".

"Donner un coup de téléphone", "Donner un coup de fil", "Donner un coup de bigophone" ou "Donner un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Donner un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Donner un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Donner un coup de bigophone" ou - par apocope - "Donner un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Passer".

"Passer crême".

Cette étrange formule du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée depuis quelques années par les jeunes pour signifier : "Convenir, aller bien, être bien, être impeccable, être parfait".

On dit par exemple : "Ça a été avec ta reum hier soir ? Ouais : c'est passé crême !".

Ou : "Ton contrôle s'est bien passé ? Ouais : c'est passé crême !".

Des personnes plus âgées diraient dans le même registre : "Nickel !".