"À donf".

Cette locution adverbiale du registre familier relève du verlan (donf = fond).

Et elle signifie donc, selon le contexte :

  • à fond, à toute allure, à la plus grande vitesse,

On dit par exemple : "Mon frangin roule toujours à donf , même sous la pluie".

  • ou : à fond, au maximum.

On dit par exemple : "J'adore mettre la musique à donf".

Source : Le Robert et wiktionary.org

"Avoir les fils qui se touchent".

J'adore cette locution verbale qui signifie, au sens figuré : être déséquilibré, fou.

Appartenant au registre familier, elle fait référence à un court-circuit électrique qui se produirait dans le cerveau.

À l'instar de la formule "Péter un câble", qui signifie dans le registre argotique, toujours au sens figuré : devenir fou.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être fou".

"Faire pleurer le Petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Askip".

Ce mot étrange, apparu semble-t-il dans les années 2000, appartient au registre familier.

Et consitue tout simplement une abréviation phonétique de "À ce qu'i' paraît", apocope de l'expression "À  ce qu'il paraît".

Majoritairement utilisé par les adolescents et les jeunes adultes, il signifie donc : vraisemblablement, il semblerait.

On dit par exemple : "Askip ton vieux va quitter ta mère ?".

Ou : "Je voulais y aller demain, mais askip y va neiger".

Source : www.linternaute.fr

"À court de", "Être à court de" ou "Tomber à court de".

Cette locution prépositive ("À court de") et ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "À court de" : en manque de,

On dit par exemple : "À court de munitions, nous avons dû nous rendre ".

  • "Être à court de" : être en manque de, manquer de, être dépourvu de, ne plus avoir de,

On dit par exemple : "Tu protestes, mais je constate que tu es à court d'arguments".

  • et "Tomber à court de" : venir à manquer de quelque chose.

On dit par exemple : "Si nous ne sommes pas livrés très vite, nous allons tomber à court de cartouches d'encre".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Tape-à-l'oeil".

Une chambre "tape-à-l'oeil"

Cet adjectif invariable en forme d'idiotisme corporel ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Appartenant au registre familier, il signifie, au sens figuré : éblouissant mais trompeur, criard, clinquant, tapageur, trop voyant.

On dit par exemple : "Je déteste le coté tape-à-l'oeil des maisons de nouveaux riches.

Un salon "tape-à-l'oeil"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Tonnerre, mes chiens !".

Cette étonnante locution interjective en forme d'idiotisme animalier ne vous dit très certainement rien !

Et pour cause : cette exclamation du registre familier est utilisée par nos cousins francophones de Louisiane (États-Unis d'Amérique) pour exprimer l’impatience ou le dépit.

À l'instar de notre "Zut !".

Ou du "Maudit !" de nos cousins Québecois.

Source : wiktionary.org

"Faire la blague".

Cette locution verbale du registre familier signifie : convenir, faire l'affaire.

On dit par exemple : "Allez, donne-moi 100€ et ce vélo est à toi : ça fera la blague".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire".

 

13 façons de dire "Comprendre".

Le registre vulgaire met à notre disposition le verbe "Biter".

Et le registre argotique les verbes "Entraver" et "Piger". Ainsi que "Cramer", "Gauler" et "Paner", essentiellement utilisés par les jeunes, me semble-t-il.

"Capter", "Imprimer"et "Percuter" relèvent du registre familier. Ainsi que "Faire tilt", "Tilter" et "Réaliser", qui sont des anglicismes.

Ou "Panner", qu'emploient nos amis Savoyards.

Enfin "Entendre" relève du registre désuet, même si - à titre personnel - je continue de l'utiliser aussi fréquemment que possible.

"Être aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre

Cette locution verbale appartient au registre familier et.ne doit pas être confondue avec l'expression "Sucrer les fraises".

"Être aux fraises" signifie en effet, au sens figuré : avoir la tête ailleurs, être largué, être complètement à côté du sujet.

On dit par exemple :"Inutile d'essayer de t'expliquer ça ce soir, tu es aux fraises".

Ou : "Mon frère a voulu parler de jeux vidéo avec mes fils, mais il était aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre

19 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"Avoir plus d'un tour dans son sac", "L'affaire est dans le sac" et "Vider son sac".

Ces trois curieuses locutions verbales avec le mot "sac" relèvent du registre familier.

Et elles trouvent  leur origine dans le "sac à procès", un sac en toile de jute, de chanvre ou de cuir qui était utilisé au XVIIe siècle), lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage : dépositions et requêtes, les pièces à conviction, etc. Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac suspendu par un crochet à un mur ou accroché à une poutre, dans le cabinet de l’avocat, afin que les parchemins ne soient pas dévorés par les rats. D'où la formule "Une affaire pendante", désignant toujours, de nos jours, au sens figuré, une affaire pour laquelle un tribunal a été saisi, mais n'a pas encore prononcé (selon le cas) le jugement ou l'arrêt.

Elles signifient ainsi respectivement :

  • "Avoir plus d'un tour dans son sac" :
    • au sens figuré, dans le registre familier : ne pas être arrêté par les obstacles ; être débrouillard, malin ou rusé ; avoir plus d'une idée en tête.

On dit par exemple : "Mon adjoint a plus d'un tour dans son sac : je sais qu'il trouvera une solution".

    • À l'image de l'avocat ou du procureur rusé, qui, autrefois, savait bien exploiter toutes les pièces du "sac à procès". Ou de celui qui fait des tours de prestidigitation, sortis de son "sac à malice" (sens propre).
  • "L'affaire est dans le sac" :
    • autrefois, au sens propre : le dossier judiciaire est prêt et l’ensemble des pièces sont archivées dans le sac scellé.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : l'affaire est conclue et ne peut échouer.

On dit par exemple : "L'affaire est dans le sac : je vais pouvoir acheter la maison dont je t'ai parlé".

  • et "Vider son sac" :
    • autrefois, au sens propre : après avoir descendu le "sac à procès" pour l’audience, le procureur (ou l"avocat) pouvait plaider devant la cour et en sortir les pièces nécessaires à sa plaidoirie.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : dire tout ce qu’on a à dire, tout ce que l’on a sur le coeur.

On dit par exemple :"Mon épouse a vidé son sac dimanche, et dit à sa soeur ce qu'elle pensait vraiment de cette situation".

Sources : wiktionary.org et www.juritravail.com