"Du même tonneau".

J'aime beaucoup cette locution adjectivale invariable appartenant au registre familier.

Elle signifie, au sens figuré : du même genre, équivalent(e), similaire, pareil(le)s.

Et elle possède une connotation légèrement péjorative.

On dit par exemple : "Si tu as d'autres idées du même tonneau, je t'en prie : garde-les donc pour chez toi !".

Et l'on dit de la même façon : "Du même acabit", "À l'avenant", "De la même farine" ou "De même farine".

Source : wiktionary.org

"C'est le bout du monde" ou "Être le bout du monde".

Cette formule appartient au registre familier.

Et elle s'utilise - au sens figuré - pour évoquer, selon le contexte :

  • un endroit perdu, isolé.

On dit par exemple : "Tes amis habitent vraiment le bout du monde !".

  • ou : un maximum possible, envisageable.

On dit par exemple : "Tu peux bien déposer ton fils à l'école en passant. Si tu as une dix minutes de retard c'est le bout du monde".

Ou : "Si tu parviens à obtenir cinquante euros de cette armoire, c'est le bout du monde".

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.languefrancaise.net

"Ô mes aieux !" ou - par ellipse - "Mes aïeux !".

J'aime beaucoup cette locution interjective du registre désuet et du registre familier, où l'on prend ses ancêtres à témoin de quelque chose de peu commun ou de surprenant, de manière ironique, avec souvent une nuance d'accablement ou au contraire de soulagement.

On dit par exemple : "Ô mes aïeux ! Cela ne finira donc jamais".

Ou : "Mes aïeux ! J'ai cru que je n'arriverais jamais à cette caisse : 45 minutes de queue !".

Il s'agissait de l'expression favorite de ma bien-aimée grand-mère maternelle, Édmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Donner un coup de propre" ou Faire un coup de propre".

Ces deux locutions verbales du registre populaire désignent : pour un véhicule ou un bien immobilier, principalement, un nettoyage général destiné avant toutes choses à mettre autant que possible en valeur ledit véhicule ou bien, avant de le mettre en location ou en vente.

Il ne s'agit pas forcément de travaux de qualité, bien au contraire parfois, puisqu'il arrive fréquemment que l'on se contente par exemple d'utiliser des peintures couvrantes destinées à "rafraîchir" certaines pièces en "cachant la misère". Ou de recouvrir de moquette bon marché les sols abîmés.

On dit par exemple : "Je vais donner un coup de propre à ma voiture samedi matin car j'ai deux acheteurs potentiels qui doivent venir la voir le dimanche".

Ou : "Il va falloir faire un coup de propre dans la maison de ma tante si l'on en tirer un prix correct";

"La putasserie".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre :
    • le fait de se prostituer ou un comportement de prostituée.

On dit par exemple : "La putasserie de cette danseuse de cabaret est clairement établie".

    • par extension : un comportement de femme légère.

On dit par exemple : "Mon oncle reprochait à ma tante sa putasserie".

    • par métonymie : l'acte de prostitution.

On dit par exemple : "La putasserie était malheureusement courante parmi les jeunes ouvrières".

    • par extension : la prostitution et tout ce qui s'y rattache.

On dit par exemple : "À cette époque la putasserie faisait partie de ce qui attirait les étrangers dans notre capitale".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • la manifestation d'un esprit vénal, hypocrite, complaisant.

On dit par exemple : "La putasserie de certaines publicités me dégoûte".

    • le caractère d'une activité par laquelle on cherche à plaire.

On dit par exemple : "On connaît la putasserie des métiers du spectacle"

    • ou : une chose sale, répugnante, qui dégoûte.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les putasseries que l'on nous fait faire".

Source : www.cnrtl.fr

"L'entendre de cette oreille", "Ne pas l'entendre de cette oreille" ou "Ne plus l'entendre de cette oreille".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "L'entendre de cette oreille" :
    • bien compter là-dessus ; s’attendre à cela,

On dit par exemple : "Je l'entends bien de cette oreille : tu seras toujours le bienvenu chez moi".

    • à ma connaissance, l'expression n'est en revanche pratiquement jamais utilisée pour dire : d'accord, approuver,
  • tandis que sous sa forme négative, "Ne pas l'entendre de cette oreille" signifie : ne pas être d'accord, désapprouver,

On dit par exemple : "J'ai essayé de coucher mon fils tôt ce soir, mais il ne l'entend malheureusement pas de cette oreille".

  • et "Ne plus l'entendre de cette oreille" signifie : ne plus être d'accord, désapprouver.

On dit par exemple : "La majorité des français ne l'entendent plus de cette oreille et gouvernement va donc devoir faire quelques concessions".

Source : www.languefrancaise.net

"Un caractère de chien" ou" Un caractère de cochon".

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes animaliers appartiennent au registre familier.

Et elles désignent, au sens figuré : un mauvais caractère, un caractère difficile ; qui se fâche facilement.

On dit par exemple : "Mon patron a un caractère de chien mais c'est un excellent professionnel".

Ou : "La fille de ma voisine est jolie comme tout, mais elle a un caractère de cochon".

On dit également "Avoir une humeur de chien" ou "Avoir une humeur de dogue".

Source : wiktionary.org

"Un garde du corps", "Un officier de sécurité, "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée".

"Un garde du corps" est un idiotisme corporel relevant du registre familier et désignant ce qu'il a normalement toujours été convenu d'appeler "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée", cette locution nominale étant donc le terme idoine.

Ces différentes appellations désignent : un individu dont la fonction est de protéger une personne en cas de tentative d'agression ou les biens qu'elle portent en cas de tentative de vol.

Le terme « garde du corps » est employé par les médias et le langage courant pour désigner un « officier de sécurité » ou « agent de protection rapprochée ». Le mot « gorille » est quelques fois employé dans le langage familier1 (source dictionnaire Larousse).

Dans le secteur de la sécurité privée, les termes utilisés sont « agent de protection rapprochée », « A3P » (« agent de protection physique de personnes ») ou « officier de sécurité ».
Personnes protégées
Représentation des gardes du corps du roi, sous Louis XVI.

Divers types de personnes peuvent avoir besoin de protection rapprochée. Il s'agit en général de personne ayant une exposition médiatique, mais pas seulement :

Personnalités politiques ;
Personnalités du monde des affaires ;
Membres de familles royales ;
Célébrités (du spectacle, des sport ou des médias, journalistes, auteurs, etc.) ;
Figures religieuses de premier plan ;
Témoins pouvant être soumis à des menaces graves ;
Particuliers ayant reçu des menaces sérieuses.

Les personnes occupant une même fonction ne sont pas exposées aux mêmes risques selon les pays et ne bénéficient pas du même niveau de protection.
Histoire
Historiquement, on trouve en France la première acception de ce terme sous Philippe-Auguste, qui institue cette charge en 1192. C'est une partie des sergents d'armes qui constitue dès lors les pre

assure la sécurité de personnalités des affaires, de la politique, des médias, du show-business ou du sport à leur domicile ou durant leurs déplacements professionnels et privés. Il exerce soit dans le public (fonctionnaire de police) ou dans le privé (entreprise de protection).
Description métier

Seul ou en équipe, le garde du corps ou agent de protection rapprochée (APR) assure la sécurité des VIP (very important person / personne très importante) durant leurs déplacements professionnels ou privés en respectant des procédures précises, avec discrétion et dans le strict respect des lois.

Chauffeur de sécurité, il reste là aussi, avant tout un agent de sécurité rapprochée. Dans certains cas, et tout aussi efficace, un agent féminin peut être demandé par le client par souci de discrétion.

Le garde du corps s’entraîne régulièrement afin d’être toujours opérationnel. Durant ses missions, outre ses qualités personnelles, il dispose de son arme (avec permis), de radios afin d’être en relation avec ses collègues pour agir instantanément.

Pour les missions dites à risques il dispose d'un triptyque, mallette dépliable en trois parties comportant des plaques anti-balles pouvant servir à protéger la personnalité.

Discret et sportif, le garde du corps doit souvent posséder une expérience d’agent de sécurité ou de gardien pour être embauché dans le secteur privé. Dans ce dernier cas il travaille le plus souvent pour une société de gardiennage.

Dans le public, ces professionnels sont des fonctionnaires d'Etat. Ils appartiennent au service de la protection (SDLP), service de la police nationale française.

Rigueur, discipline, sens aigu de l’observation, pratique des arts martiaux, courtoisie, politesse, sang froid sont les qualités essentielles de ce professionnel.

Pour exercer l'APR doit obtenir une carte professionnelle auprès de la préfecture de police.

Sources : www.cidj.com et XXX

"Revenons à nos moutons" ou "Revenons-en à nos moutons".

"Revenons à nos moutons"

On ignore généralement l'origine littéraire de cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier.

Appartenant au registre familier, elle signifie, au sens figuré : revenons au sujet dont nous parlions, à ce dont il était question.

Et elle s'utilise lorsque l'on désire reprendre le fil d’un discours interrompu après une digression.

On dit par exemple : "Oui, oui. J'ai bien compris que tu avais très faim et étais impatient de sortir dîner. Mais revenons à nos moutons si tu le veux bien : je te faisais part de mon étonnement concernant les rayures et les bosses décorant la voiture neuve que ta mère et moi t'avons offert il y a 48 heures...".

Cette expression provient en effet de la pièce de théâtre française "La Farce de Maître Pathelin", publiée pour la première fois en 1485, et dont l’auteur reste inconnu, même si on l'attribue parfois à Guillaume Alexis.

Le héros éponyme, un avocat douteux du nom de Pathelin, a escroqué le drapier Guillaume Joceaulme, afin de lui acheter à bas prix une étoffe. Au moment de payer, Pathelin feint d’être mourant et de délirer. Le marchand se demande alors si lui-même ne délire pas et si la transaction a réellement eu lieu. Le même drapier est ensuite à nouveau trompé, cette fois par le berger Thibault, qui lui vole tous ses moutons. Décidant de porter ces deux affaires devant le juge, il finit par mélanger les deux histoires et confondre les draps et les moutons. En sorte que le juge, agacé, lui demande fermement de "Revenir à ses moutons".

La citation d'origine est la suivante :

"De par le diable, vous bavez !
Eh ! Ne savez-vous revenir,
Au sujet, sans entretenir,
La cour de telles baveries ?
Sus, revenons à ces moutons !
Qu’en fut-il ?".

Sources : wikitionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Kif-kif" ou "Kif-kif bourricot", "C'est kif-kif" ou "C'est kif-kif bourricot" et "Être kif-kif" ou "Être kif-kif bourricot".

À l'instar de nombreux mots tels que "Bled" ou "Toubib", la locution adjective "Kif-kif" nous vient de l'arabe du Maghreb. Et elle a été rapportée en France par les soldats des armées d'Afrique du Nord sous le second Empire (1852-1870).

Construite sur le redoublement du terme arabe "Kif" signifiant "Comme" ou "Pareil", elle signifie en français, dans le registre familier : c'est pareil, c'est absolument la même chose.

On dit par exemple : "Ce manteau n'est pas chaud du tout : ça ou rien c'est kif-kif !".

Ou : "Qu'il fasse beau ou pas, pour moi c'est kif-kif bourricot : je n'ai pas envie de sortir".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org

"Aller ad patres", "Être ad patres", "Envoyer ad patres" ou "Expédier ad patres".

Ces différentes locutions verbales du registre familier sont construites à partir de la locution adverbiale "Ad patres" (chez les ancêtres").

Et elles signifient donc respectivement, au sens figuré :

  • "Aller ad patres" : rejoindre le royaume des morts, c'est à dire mourir.

On dit par exemple : "Je sais bien qu'en continuant de boire comme il le fait, mon père risque d'aller ad patres d'ici quelques années à peine".

  • "Être ad patres" : être au royaume des morts, c'est à dire être mort.

On dit par exemple : "Il y a bien longtemps que mon oncle et ma tante sont ad patres".

  • et "Envoyer ad patres" ou "Expédier ad patres" : envoyer au royaume des morts, c'est à dire tuer.

On dit par exemple : "S'il continue comme ça, ton cousin va se faire expédier ad patres par Riton le Stéphanois et sa bande".

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Tuer".