"Un dada".

Ce substantif masculin en forme de gémination appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

On dit par exemple : "Le dada de mon père ce sont les maquettes d'avion".

Et nos amis anglophones parlent de "Hobby".

Un dada, cest à dire : un cheval

  • et dans le langage enfantin : un cheval.

On dit par exemple :"Papa regarde : le dada il est tout blanc !".

 

"Cracra", "Cradingue", "Crado" et "Craspec".

Ces quatre adjectifs synonymes signifient : crasseux, couvert de crasse, très sale.

"Cracra" (gémination) et "Crado"appartiennent au registre familier.

Tandis que "Craspec" appartient au registre populaire.

Et "Cradingue" au registre argotique.

"C'est Belfast !" ou "Être Belfast", "C'est Beyrouth !" ou "Être Beyrouth", "C'est Sarajevo !" ou "Être Sarajevo" et "C'est Bagdad !" ou "Être Bagdad".

"C'est Bagdad !"

À chaque génération sa ville martyre : Belfast, Beyrouth, Sarajevo, Bagdad... l'horreur se déplace géographiquement au fil des années, faisant ainsi évoluer nos expressions.

Ces locutions interjectives parfaitement synonymes relèvent toutes du registre familier.

Et elles ont eu malheureusement eu tendance à se succéder au cours des 40 dernières années pour signifier, au sens figuré :

  • à tout le moins : c'est la pagaille totale !, c'est le bazar !, c'est le cirque !

On dit par exemple : "Après deux jours de fête, tu verrais mon appart' : c'est Belfast !".

Ou : "Tu aurais vu l'état de la place après le carnaval : c'était Beyrouth !".

  • voire : c'est l'horreur !, c'est un cauchemar !

On dit par exemple : "J'ai vu un reportage sur les attentats parisiens du 13 novembre 2015 : c'était vraiment Sarajevo !".

Ou : "Le train de passagers a déraillé en gare : c'était Bagdad !".

Elles font naturellement référence aux capitales de l'irlande du Nord (Belfast), du Liban (Beyrouth), de la Bosnie-Herzégovine (Sarajevo) et de l'Irak (Bagdag), quatre villes ravagées par des années de troubles et de guerres civiles :

  • De 1968 à 1998 pour Belfast,
1969 : Belfast ravagée
1969 : Belfast ravagée
  • de 1975 à 1990 pour Beyrouth,
"C'est Berouth !"
Beyrouth ravagée
  • du 6 avril 1992 au 29 février 1996 pour Sarajevo, dont le siège de 1 425 jours par les forces serbes a fait plus de 11 000 morts et pulvérisé le record du durée du siège de Léningrad redevenue Saint-Pétersbourg depuis le 6 septembre 1991 (872 jours, du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944).
Sarajevo ravagée durant la guerre civile
Sarajevo ravagée
  • et depuis 2003 pour Bagdad.
"C'est Bagdad !"
Bagdad ravagée

Source : wikipedia.org

"Un croulant" ou "Les croulants"

Adolescent, dans les années 1970, j'adorais ce substantif masculin qui désignait, dans le registre familier et désormais, je pense, dans le registre désuet :

Un vieillard atteint de camptocormie
Un vieillard atteint de camptocormie idiopathique
  • une personne très âgée, cassée par les ans, un vieillard,

On dit par exemple : "Tu l'a vu ce croulant, avec sa canne !".

Un quincagère

 

  • par extension : une personne d'âge mur,

On dit par exemple : "Dans mon quartier y'a qu'des croulants !".

"Les croulants", pour un adolescent, c'est à dire : les parents ou "les vieux"

  • et même, pour les adolescents : les parents, également appelés "les vieux".

On dit par exemple : "mes croulants ne veulent pas que j'aille au cinoche samedi prochain !".

Source : www.cnrtl.fr

"Se coucher à 3 du", "Se coucher à 4 du", "Se coucher à 5 du" ou "Se coucher à 6 du".

Ces différentes locutions verbales du registre familier signifient respectement, par ellipse des mots "heures" et "matin" :

"Se coucher à 3 HEURES du MATIN", "Se coucher à 4 HEURES du MATIN", "Se coucher à 5 HEURES du MATIN" et "Se coucher à 6 HEURES du MATIN".

Dans le même registre familier, on dit également, par apocope du mot "matin" : "Se coucher à 3 heures du mat", "Se coucher à 4 heures du mat", "Se coucher à 5 heures du mat" ou "Se coucher à 6 heures du mat".

"Affirmer mordicus" ou "Soutenir mordicus".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Elles font référence à l'adverbe latin "Mordicus" ("en mordant") et signifient : affirmer avec obstination ; soutenir avec ténacité ; affirmer quelque chose de façon catégorique, avec une fermeté opiniâtre.

On dit par exemple : "Mon petit-fils m'a affirmé mordicus que la guerre de 1814-1818 avait été une effroyable boucherie !".

Ou : "L'un de mes collègues m'a soutenu mordicus qu'Emmanuel Macron croyait que la Guyane était une île... eh bien il avait raison !".

Sources www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" et "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes numériques, d'idiotismes corporels et d'idiotismes vestimentaires appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" : attendre sans rien faire ; être embarrassé, incapable d'agir, passif ; ne pas faire preuve d'initiative.

On dit par exemple : "Tu dois réagir, tu ne peux pas rester les deux pieds dans le même sabot !".

  • "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot" : être débrouillard, dynamique, actif, entreprenant ; agir, prendre des initiatives.

On dit par exemple : "Mon gendre n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot : il a très vite lancé un nouveau projet".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Un tâcheron".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant et dans le registre désuet : un petit entrepreneur travaillant le plus souvent à la tâche.
  • et dans le registre familier : une personne travaillant énormément, avec application mais sans initiative, à des tâches sans prestige, exigeant surtout de la régularité et de l'application.

On dit par exemple : "Ce type n'est un écrivain, mais un vulgaire tâcheron".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Au pifomètre".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre familier signifiant : au pif, au flair, approximativement ; selon son intuition ; au jugé ; à l'estime ; à première vue ; à peu près.

Le "pif" est un substantif masculin du registre argotique (parmi de nombreux autres) désignant le "nez".

Et le "pifomètre" est donc un substantif masculin désignant un instrument de mesure imaginaire permettant d'apprécier ou de prévoir par la seule intuition.

Nota Bene : l'idiotisme corporel "Au doigt mouillé" a une signification assez similaire.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Une poule mouillée".

"Une poule mouillée" au sens propre

Utilisée depuis le XVIIe siècle, cette locution nominale féminine appartient au registre familier.

Elle fait allusion au comportement de la poule, qui n’est guère réputée pour son courage. Ce volatile de basse-cour est en effet souvent associé à l’idée de lâcheté car il s’enfuit dès que l’on s’en approche.

Par ailleurs, lorsqu’elle a été surprise par la pluie, la poule mouillée se tient souvent immobile et à l’écart des autres animaux, comme si elle avait honte.

"Une poule mouillée" désigne donc de façon péjorative et au sens figuré : une personne peureuse, un poltron (langage courant), un froussard (registre familier) ; une personne manquant de courage et de résolution.

On dit par exemple : "Mon frère est tout le contraire d'un aventurier : c'est même une poule mouillée !".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr