Mots, locutions et expressions du registre familier
Cette collection réunit l’ensemble de mes articles consacrés à ces mots, locutions et expressions du registre familier utilisés dans la vie de tous les jours, dans les conversations non formelles.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 1 472
"Anicroche" est un substantif féminin du registre familier désignant : un petit obstacle ou une légère difficulté occasionnant un désagrément passager ; un ennui, un incident.
"Sans anicroches" est donc une locution adverbiale du registre familier signifiant : sans incident.
On dit par exemple : "La visite s'est déroulée sans anicroches".
Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme textile ne manque pas de surprendre nos jeunes enfants et nos amis étrangers.
Appartenant au registre familier, elle signifie tout simplement, au sens figuré : se mettre au lit pour dormir.
Dans l'excellent film d'Étienne Chatiliez "La vie est un long fleuve tranquille", sorti en 1988, Ghislaine Groseille (Sylvie Cubertafon) dit par exemple à son mari : "J'chuis crevée, j'vais mettre la viande dans l'torchon".
Cette expression très imagée a vraisemblablement pour origine le milieu de la charcuterie, où elle a dû commencé à être utilisée par analogie avec la locution nominale féminine "Jambon au torchon", qui désigne un jambon cuit dans un bouillon entouré d'une "Chaussettte à jambon" également appelée "Sac mousse" ou "Torchon".
Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage
Le jambon au torchon est fabriqué à partir des muscles de la cuisse du porc, qui sont rassemblés et comprimés aussi fort que possible, pour en faire une sorte de pain de viande, non pas dans un moule métallique comme pour le jambon industriel, mais plus traditionnellement dans une sorte de grande chaussette de textile, nouée à la fin, ce qui le fait ressembler avant cuisson à une sorte de grosse baudruche de viande.
Sources : www.consoglobe.com, www.caminteresse.fr et wiktionary.org
J'aime bien ces différents mots du registre familier désignant respectivement :
"Une cachotterie" (substantif) : une attitude empreinte d'affectation ou de mystère consistant à taire ou à cacher une chose généralement de peu d'importance.
On dit par exemple : "C'est encore une cachotterie de ma grand-mère !".
"Des cachotteries" (substantif) : ce que l'on cache ainsi.
On dit par exemple : "Inutile d'essayer de me faire des cachotteries : je t'ai vu sortir de chez le bijoutier".
"Cachottier" ou "Cachottière" (adjectif) : faisant des mystères, des cachotteries à propos de tout.
On dit par exemple : "Je déteste les manières cachottières de mon grand-oncle".
et "Un cachottier" ou "Une cachottière" (substantif) : une personne faisant des mystères, des cachotteries à propos de tout.
On dit par exemple : "Tu es un vilain petit cachottier : je n'imaginais que tu avais mis de côté autant d'autant d'argent pour me gâter".
"Mater" et "Téma" (verlan) appartiennent au registre argotique.
Et "Zieuter" (ou "Zyeuter") relève du registre populaire.
Tandis que "Reluquer" et "Lorgner" relèvent du registre familier.
De même que "Bader", pour nos amis Marseillais.
"Contempler", "Fixer", "Guigner", "Loucher sur", "Observer du coin de l'oeil" et "Scruter" appartiennent au langage courant. De même que la locution verbale "Jeter un oeil".
Enfin, "Mirer" relève du registre désuet.
Dans tous les cas, ces verbes s'appliquent parfaitement pour décrire l'action consistant à regarder avec envie quelque chose ou quelqu'un.
À l'instar de ce policier, avec l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, sur la photographie illustrant cet article.
Dans son cas l'idiotisme corporel "Se rincer l'oeil" (registre familier) et la formule "Jeter un regard concupiscent" (registre soutenu) s'avèrent particulièrement opportuns.
J'adore cette locution verbale du registre familier qui signifie : donner des coups, se battre, frapper, cogner, gifler.
Cette expression est notamment employée dans le domaine du rugby, sport viril s'il en est, afin de désigner une technique de jeu (ou d'anti-jeu) destiner à asseoir la domination d'une équipe.
"Ouvrir la boîte à gifles" lors d'une mêlée, en guise d'avertissement, a pour but de calmer les ardeurs de l’équipe adverse et notamment celles du talonneur.
Comme l'a lamentablement déclaré la journaliste française Clélie Mathias, le 15 mars 2021, dans l'émission "La belle équipe", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais : "On en parle PLUS LONGUEMENT TOUT DE SUITE après la pubLICITÉ" !
"Pour cette phrase inepte cumulant l'usage inapproprié de formules ("En longueur"), anglicisme ("Juste") et apocope ("Pube"), je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"
Ce terme péjoratif désigne en effet, dans le registre familier : un programme télévisé vulgaire, racoleur et dégradant destinée à l'abrutissement intellectuel des téléspectateurs.
"À la belle étoile" est une jolie locution adverbiale du registre familier signifiant : en plein air, nuitamment, sous un ciel rempli d'étoiles.
On l'oublie souvent, mais cette formule était à l'origine utilisée de façon ironique : lorsqu'un voyageur n'avait pas les moyens de se payer une chambre pour dormir, on disait qu'il dormait à la "La Belle Etoile", comme s'il s'agissait là d'un nom d'auberge.