"Un bon vent", "Quel bon vent vous amène ?" et "Bon vent !".

  • "Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.

Un voilier bénéficiant d'un bon vent

  • "Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bon augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
  • et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
    • au revoir ; bon voyage ; bonne route ; bonne chance !
    • ou, de façon péjorative, afin d'exprimer le soulagement ressenti au départ d’un importun : va-t'en ! ; casse-toi !

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

5 façons de dire "Avoir mauvaise haleine".

Avoir mauvaise haleine

On dit dans le registre argotique "Refouler du goulot" ou "Puer du bec".

L'idiotisme animalier "Avoir une haleine de chacal" ainsi que l'idiotisme textile "Avoir avalé une chaussette sale" appartiennent au registre familier.

Et la locution verbale "Souffrir d'halitose" relève naturellement du registre soutenu.

Avoir mauvaise haleine

"Un cautère".

Des cautères

Ce substantif masculin désigne :

  • un instrument à pointe chauffable au rouge, servant à brûler les tissus organiques, pour cicatriser et guérir.

Ou un agent chimique utilisé à cet effet.

  • par métonymie :
    • la plaie ou l'escarre résultant de l'application de cet instrument ou de cet agent chimique.
    • l'ulcération artificielle provoquée à l’aide d’un caustique pour entretenir la suppuration.

On dit de ce fait "Établir un cautère" ou "Pratiquer un cautère".

  • et dans le registre familier : un remède.

On dit notamment, par dérision : "Aussi peu efficace qu'un cautère sur une jambe de bois".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un brouillard à couper au couteau".

Un brouillard à couper au couteau

Cette formule désigne, au sens figuré, dans le registre familier : un brouillard très dense, très épais.

On utilise également l'idiotisme alimentaire "De la purée de pois".

"Satané" ou "Satanée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : qui a rapport à Satan, aux démons ; qui est inspiré par Satan ; démoniaque, diabolique, satanique.

On dit par exemple : "Notre église a été pillée la nuit dernière par un voleur satané".

Ou : "Si tu es une bonne chrétienne, tu te dois de chasser de ta tête cette pensée satanée".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : damné, maudit, fieffé, sacré (registre familier), diable de (registre familier), putain de (registre vulgaire).

On dit par exemple : "Ce satané pantalon a encore dû rétrécir. À moins que je n'ai pris un peu de poids ?".

Ou : "Satanée déviation : je vais encore arriver en retard au boulot !".

Dans cette acception, l'adjectif "Satané" est toujours utilisé comme épithète, avant un nom afin de le qualifier.

Source : www.cnrtl.fr

6 façons de dire : "les cheveux".

Une "tignasse" féminine, des "tifs" ou des "douilles"

Comme pour les dents, la langue française n'est pas très riche lorsqu'il s'agit de désigner les cheveux.

"Les douilles" et "Les tifs" relèvent du registre argotique.

De même que "Les veuch" (ou "Les veuchs"), qui sont des mots de verlan.

Dans le registre familier les idiotismes animaliers "Une crinière" et "Une toison" désignent une chevelure abondante

Et "Une tignasse", une chevelure abondante, rebelle, mal peignée.

Source : www.cnrtl.fr

"Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre", "La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre" ou "Le gland ne tombe jamais loin du chêne".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes botaniques appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : les enfants ne sont jamais très différents des parents.

On peut ainsi la rapprocher de plusieurs autres expressions idomatiques : "Les chiens ne font pas des chats" ou "Les chats ne font pas des chiens", "Bon chien chasse de race" ou "Les corbeaux ne font pas d'agasses".

Ainsi que : "Tel père, tel fils".

Sources : wiktionary.org et WWW

4 façons de dire "Les dents".

Des dents de femme

Pour une fois, notre langue française se révèle bien pauvre !

Nous ne disposons en effet pour désigner les dents que de quatre mots : trois dans le registre argotique : "Les chicots", "les crocs" et "les ratiches".

Et un dans le registre : "Les quenottes". Encore celui-ci ne désigne-t-il que les dents de lait d'un très jeune enfant.

Des quenottes de bébé

"Agité du bocal" ou "Un agité du bocal".

J'adore cette locution adjectivale et cette locution nominale appartenant au registre familier.

Et qui signifient ou désignent respectivement, au sens figuré :

  • "Agité du bocal" : n'ayant pas toute sa raison ; farfelu.

On dit par exemple : "Le grand-père de ma copine est un peu agité du bocal : il défile en uniforme dans sa petite cour tous les matins.".

  • ou "Un agité du bocal" : une personne cinglée, farfelue, folle.

On dit par exemple : "Mon voisin est un agité du bocal : il vit avec une vingtaine de chiens, auxquels il a donné des prénoms !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être fou".

Sources : wiktionary.org

"Comme un lapin pris dans les phares d'une voiture".

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme animalier, que je trouve merveilleusement imagée.

Appartenant au registre familier, elle signifie : paralysé, tétanisé, incapable de bouger tellement l'on est décontenancé, surpris, abasourdi.

On dit par exemple : "L'autre soir, je suis tombé sur un reportage consacré à une ancienne vedette de la télé-réalité : j'étais comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, incapable de m'en détacher !".

Curieusement, il semble que les anglo-saxons disent : "Comme un cerf/une biche ("Deer" en anglais) dans les phares d'une voiture".

"Une pichenette".

J'aime beaucoup ce substantif féminin du registre familier désignant :

  • au sens propre : une chiquenaude ; un petit coup léger imprimé du bout d'un doigt, que l'on replie contre le pouce et relâche brusquement, afin de projeter quelque chose ou en signe de dérision.

On dit par exemple : "Son camarade l'avait averti d'une pichenette dans le dos".

  • et au sens figuré :
    • une faible impulsion.

On dit par exemple : "Ce n'est pas avec une pichenette comme celle-là que tu vas parvenir à me marquer un but !".

    • ou : une chose insignifiante.

On dit par exemple : "Je ne vais pas me laisser abattre par cette chiquenaude".

Nos amis québecois parlent de leur côté de "Pichenotte".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org