"Faire la blague".

Cette locution verbale du registre familier signifie : convenir, faire l'affaire.

On dit par exemple : "Allez, donne-moi 100€ et ce vélo est à toi : ça fera la blague".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

 

13 façons de dire "Comprendre".

Le registre vulgaire met à notre disposition le verbe "Biter".

Et le registre argotique les verbes "Entraver" et "Piger". Ainsi que "Cramer", "Gauler" et "Paner", essentiellement utilisés par les jeunes, me semble-t-il.

"Capter", "Imprimer"et "Percuter" relèvent du registre familier. Ainsi que "Faire tilt", "Tilter" et "Réaliser", qui sont des anglicismes.

Ou "Panner", qu'emploient nos amis Savoyards.

Enfin "Entendre" relève du registre désuet, même si - à titre personnel - je continue de l'utiliser aussi fréquemment que possible.

"Être aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre

Cette locution verbale appartient au registre familier et.ne doit pas être confondue avec l'expression "Sucrer les fraises".

"Être aux fraises" signifie en effet, au sens figuré : avoir la tête ailleurs, être largué, être complètement à côté du sujet.

On dit par exemple :"Inutile d'essayer de t'expliquer ça ce soir, tu es aux fraises".

Ou : "Mon frère a voulu parler de jeux vidéo avec mes fils, mais il était aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre

19 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"Avoir plus d'un tour dans son sac", "L'affaire est dans le sac" et "Vider son sac".

Ces trois curieuses locutions verbales avec le mot "sac" relèvent du registre familier.

Et elles trouvent  leur origine dans le "sac à procès", un sac en toile de jute, de chanvre ou de cuir qui était utilisé au XVIIe siècle), lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage : dépositions et requêtes, les pièces à conviction, etc. Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac suspendu par un crochet à un mur ou accroché à une poutre, dans le cabinet de l’avocat, afin que les parchemins ne soient pas dévorés par les rats. D'où la formule "Une affaire pendante", désignant toujours, de nos jours, au sens figuré, une affaire pour laquelle un tribunal a été saisi, mais n'a pas encore prononcé (selon le cas) le jugement ou l'arrêt.

Elles signifient ainsi respectivement :

  • "Avoir plus d'un tour dans son sac" :
    • au sens figuré, dans le registre familier : ne pas être arrêté par les obstacles ; être débrouillard, malin ou rusé ; avoir plus d'une idée en tête.

On dit par exemple : "Mon adjoint a plus d'un tour dans son sac : je sais qu'il trouvera une solution".

    • À l'image de l'avocat ou du procureur rusé, qui, autrefois, savait bien exploiter toutes les pièces du "sac à procès". Ou de celui qui fait des tours de prestidigitation, sortis de son "sac à malice" (sens propre).
  • "L'affaire est dans le sac" :
    • autrefois, au sens propre : le dossier judiciaire est prêt et l’ensemble des pièces est archivé dans le sac scellé.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : l'affaire est conclue et ne peut échouer.

On dit par exemple : "L'affaire est dans le sac : je vais pouvoir acheter la maison dont je t'ai parlé".

  • et "Vider son sac" :
    • autrefois, au sens propre : après avoir descendu le "sac à procès" pour l’audience, le procureur (ou l"avocat) pouvait plaider devant la cour et en sortir les pièces nécessaires à sa plaidoirie.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : dire tout ce qu’on a à dire, tout ce que l’on a sur le coeur.

On dit par exemple :"Mon épouse a vidé son sac dimanche, et dit à sa soeur ce qu'elle pensait vraiment de cette situation".

Sources : wiktionary.org et www.juritravail.com

"Juteux" et "Un juteux".

Attention : l'adjectif et le substantif n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre !

  • "Juteux" est en effet un adjectif qualifiant :

Un fruit juteux

    • au sens propre, dans le langage courant : un aliment ayant beaucoup de jus, comme par exemple de nombreux fruits, ou rendant beucoup de jus après cuisson, certaines viandes.

On dit par exemple : "Goûte-moi donc ces abricots, comme ils sont bien juteux !".

De la viande juteuse

    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      • une grande abondance, spécialement en argent.

On l'utilise notamment pour qualifier une activité lucrative, rémunératrice, qui rapporte beaucoup.

On dit par exemple : "Le trafic d'animaux protégés est, avec le trafic d'armes, l'un des plus juteux".

      • ce qui réjouit parce que croustillant, amusant, grivois.

On dit par exemple : "Aujourd'hui encore, Le Canard enchaîné publie de juteuses révélations sur cette affaire".

Un adjudant français

  • tandis que "Un juteux" est un mot masculin du registre argotique appartenant au vocabulaire militaire.

Et qui désigne "Un adjudant".

On dit par exemple : "Attention : le juteux arrive !".

Depuis 1972, le grade d'adjudant est le troisième dans la hiérarchie des sous-officiers, après ceux de major et d'adjudant-chef.

Et il s'écrit "Adj" en abrégé.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Être au courant" et "Mettre au courant".

Ces deux locutions verbales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être au courant" :
    • au sens propre : être informé, savoir les nouvelles. Ou "Être au jus" dans le registre populaire.

On dit par exemple : "Tu es au courant pour la fille du patron ?".

Ou : "Il va falloir mettre au courant Kevin pour sa voiture...".

    • et au sens figuré : ne pas avoir d’arriéré dans son travail, ou dans le paiement de ses dettes.

On dit par exemple : "Tu as pu rattraper ton retard ? Oui, je suis au courant, à présent".

  • et "Mettre au courant" : tenir informé. Ou "Mettre au jus" dans le registre populaire.

On dit par exemple : "Je dois mettre au courant maman que ma soeur a eu un accident".

Ou : "Tu as mis au courant ton patron pour la grossesse de ta femme ?".

Source : wiktionary.org

"Prendre son courage à deux mains".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rassembler toutes ses forces pour entreprendre quelque chose ; faire un effort sur soi-même afin d'accomplir un acte ou une tâche difficile, face auquel on a longtemps hésité ; surmonter ses craintes pour faire quelque chose ; oser ; se dépasser malgré sa peur.

On dit par exemple : "Prenant mon courage à deux mains, j'ai écrit à mon père, que je n'avais pas revu depuis plus de trente ans".

Ou : "Il faut que tu prennes ton courage à deux mains et que tu sortes de ta penderie tous les vêtements de ton épouse : il y a plus de deux ans qu'elle est morte".

Enfant, cette expression me faisait sourire, à l'instar de "N'écouter que son courage".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être pris la main dans le pot de confiture" ou "Être pris les doigts dans le pot de confiture" et "Prendre quelqu'un la main dans le pot de confiture" ou "Prendre quelqu'un les doigts dans le pot de confiture".

"Être pris les doigts dans le pot de confiture" ou "Prendre les doigts dans le pot de confiture"

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Elle est construite à partir de l'image du pot de confiture, symbolisant - il y a de cela encore un demi-siècle - la gourmandise suprême des enfants, objet de toutes leurs tentations. À l'instar, me semble-t-il, du pot de Nutella, de nos jours.

Et elle signifie par conséquent, au sens figuré :

  • "Être pris la main dans le pot de confiture" ou "Être pris les doigts dans le pot de confiture" : être pris en flagrant délit, en train de faire de quelque chose, alors même que l'on ne souhaitait pas être vu.

On dit par exemple : "Des gamins du quartier ont été pris la main dans le pot de confiture, en train de voler du muguet dans le jardin du voisin".

  • et "Prendre quelqu'un la main dans le pot de confiture" ou "Prendre quelqu'un les doigts dans le pot de confiture" : surprendre quelqu'un en flagrant délit, en train de faire de quelque chose, alors même que cette personne ne souhaitait pas être vue.

On dit par exemple : "J'ai pris mon petit-fils les doigts dans le pot à confiture, en train de me voler un billet de cinq euros dans mon porte-monnaie !".

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9 façons de dire "Une bière".

Une chope de bière

On dit dans le registre argotique "Une binouse" (ou "Une binouze"), "Une bibine" ou "De la pisse d'âne", pour désigner une bière (mais également une boisson) de mauvaise qualité.

"Une mousse" appartient au registre familier.

Et les formules "Un bock" ou "Une chope", désignant le type de verre dans lesquels on boit ce breuvage, relèvent du langage courant.

De même que "Un demi" (par ellipse de "Un demi-litre), qui désigne la quantité servie,ou "Une cervoise", qui est le nom de l'ancêtre de la bière, bue par les gaulois.

Ou la périphrase "Une boisson fermentée à base de malt, de houblon, de levure et d’eau", parfois utilisée de façon humoristique.

Source : www.topito.com

"Hein ?".

Je déteste cette interjection, malheureusement de plus en plus souvent employée. qui relève du registre familier.

Elle s'utilise normalement, selon le contexte :

  • comme synonyme de "Comment ?" ou "Pardon ?", afin d'indiquer que l’on n’a pas entendu ou compris et pour faire répéter son interlocuteur ou pour l'interrompre avec impatience.

On dit par exemple : "Hein ? Qu'est-ce que tu dis ?".

Ou : "Hein ? Je n'entends rien !".

  • ou comme synonyme de de l'adverbe interrogatif  "N'est-ce pas ?", afin de renforcer une phrase interrogative ou exclamative.

On dit par exemple : "Tu vas m'inviter, hein ?".

Ou : "Ça t'a plu, hein !".

Mais également, et hélas de plus en plus, par nos journalistes :

  • en cours de phrase, en lieu et place du même adverbe interrogatif "N'est-ce pas".

Et cela au point de devenir souvent, comme lui, un tic de langage absolument insupportable.

On dit par exemple : "En son temps, François Hollande lui-même, hein, avait eu recours au même procédé".

Ou : "On sait que l'Allemagne rencontre elle aussi, hein, les mêmes le même type de difficulté".

Cela, lorsqu'ils ne se servent pas du même "Hein", comme simple virgule !

Sources : Le Robert et wiktionary.org