On n'écrit pas : "Un aprèm" ni "Une aprème" !

Mais : "Un après-mIDI" !

Ce substantif masculin désigne la partie de la journée située entre le déjeuner (le midi) et le dîner (le soir).

Certes le Larousse et Le Robert acceptent les deux genres et donc la forme "Une après-midi".

Mais je me range personnellement aux côtés de l'Académie française, qui préfère le genre masculin.

On ne dit pas : "Même pas i't'connaît l'mec" !

Mais :

  • "CE mec NE tE connaît même pas" (registre argotique),
  • "CE TYPE NE tE connaît même pas" (registre familier),
  • "CE GARS NE tE connaît même pas" (langage courant),
  • ou : "CET INDIVIDU NE tE connaît même pas" (registre soutenu) !

 

"Enfoncer des portes ouvertes" ou "Enfoncer une porte ouverte".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • se vanter d'avoir surmonté des difficultés fictives, des obstacles qui n'existent pas ou qui ont déjà été vaincus.

Ou réalisé ce qui est déjà accompli.

  • ou : démontrer une évidence, énoncer une banalité en la présentant comme une découverte ou une nouveauté.

L'auteur de telles pratiques est appelé : un enfonceur de porte(s) ouverte(s).

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Faire ceinture".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire appartient au registre familier.

Constituant une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture", elle signifie :

  • au sens propre : se priver de nourriture,
  • et au sens figuré : se priver de quelque chose, de gré ou de force.

On dit par exemple : "Mon mari étant au chômage partiel et moi en arrêt-maladie pour deux mois, il va falloir faire ceinture encore un bont moment".

Ou : "Sans télévision ni ordinateur à la maison pendant quelques jours jours, je vais devoir faire ceinture en matière de films ou de feuilletons !".

Sources : www.expressio.ft et Le Robert

"Ne pas être du luxe", "C'est pas du luxe", "Ce n'est pas du luxe".

Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : être nécessaire, indispensable, et à tout le moins bienvenu ou utile.

On dit par exemple : "Va te laver les mains et débarbouiller le visage avant de passer à table, ce ne sera pas du luxe !"

Ou : "Enfin, tu t'es décidé à laver tes carreaux : ce n'est pas du luxe !".

Source : wiktionary.org

"Un cuir".

Ce substantif masculin est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • une dépouille d'animal, en particulier de bovin, destinée au tannage,
    • une peau tannée et corroyée, propre aux usages de l'industrie,
    • une faute de liaison.

Telle que par exemple : "Mal-t-à-propos" ou "Dis-moi-t-un peu".

    • dans le domaine des arts décoratifs : l'entourage d'un cartouche rappelant un morceau de cuir découpé et enroulé en volutes,
    • et en chapellerie : une bande de cuir mince bordant intérieurement l'entrée de tête d'un chapeau d'homme.
  • dans le registre familier :
    • un objet, vêtement ou article en cuir,
    • la peau épaisse de certains animaux (le "cuir de l'hippopotame"),
  • et dans le registre populaire :
    • la peau humaine,
    • un blouson de cuir.

On parle par exemple d'un "Cuir d'aviateur" ou d'un "Cuir de motard".

Source : www.larousse.fr

"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un.

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.

On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".

Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";

  • et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :

On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".

Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Se coucher à 3 heures du mat", "Se coucher à 4 heures du mat", "Se coucher à 5 heures du mat" ou "Se coucher à 6 heures du mat".

Ces différentes locutions verbales du registre familier signifient respectement, par apocope du mot "matin" :

"Se coucher à 3 heures du matIN", "Se coucher à 4 heures du matIN", "Se coucher à 5 heures du matIN" et "Se coucher à 6 heures du matIN".

Dans le même registre familier, on dit également, par ellipse des mots "heures" et "matin" : "Se coucher à 3 du", "Se coucher à 4 du", "Se coucher à 5 du" ou "Se coucher à 6 du".

"Au doigt mouillé".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie : très appproximativement, au pif, au pifomètre ; au hasard, au petit bonheur la chance ; de manière empirique, très imprécise.

On peut en effet évaluer le sens du vent en mouillant son index dans sa bouche et en le levant à la verticale.

Le vent refroidit le côté du doigt sur lequel il souffle. Et l'on sait donc à peu près d’où il vient. Mais la méthode est imprécise et la direction du vent, changeante.

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un veau".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :

Un veau

    • un mammifère domestique herbivore de la famille des bovidés.

Le "Veau" est le petit de la vache et du taureau, avant son sevrage, à un an.

Le terme s'applique au mâle et à la femelle (appelée "Veau femelle"), le substantif féminin "Velle" n'étant que très rarement usité.

Et l'on l'élève pour sa viande (blanche) et sa peau.

Une bufflesse et son veau
Une bufflesse et son veau
    • par extension, parfois : un petit d'un grand mammifère herbivore dont la progéniture n'a pas de nom spécifique, comme le bison ou le buffle.
Une femelle morse et son veau
Une femelle morse et son veau
    • ou un petit de certains mammifères marins comme le morse.
    • en architecture : la partie supérieure de la ferme d'un cintre supportant tout ou partie d'une voûte pendant sa construction.
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
Un vieux break états-unien des années 1970
Un vieux break états-unien des années 1970
    • une automobile usagée, un véhicule lent, qui n'avance pas, a peu de reprises et est peu performant.

On dit par exemple : "Avec ton veau on n'est pas arrivé : on ne dépasse pas les cent kilomètres à l'heure !".

    • ou : une personne lourde de corps ou d'esprit.

On dit par exemple : "Qu'est-ce que tu veux qu'il comprenne à ce bouquin : ce type est un veau !".

Source : www.languefrancaise.net

"À vot' bon coeur m'sieurs dames !" ou "À votre' bon coeur messieurs dames !"

Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.

Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.

En particulier lorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.

"Une baleine".

Ce substantif féminin est un terme polysémique désignant tout à la fois, selon le contexte :

Une baleine bleue ou rorqual bleu
Une baleine bleue ou rorqual bleu
  • dans le langage courant :
    • un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des Cétacés.

Ce terme générique s'applique aux espèces appartenant au sous-ordre des "Mysticètes" ou cétacés à fanons (comme par exemple la baleine bleue ou rorqual bleu) ainsi que - improprement - à certaines espèces appartenant aux "Odontocètes" ou cétacés à dents (comme par exemple le cachalot).

Le petit de la baleine s'appelle le "Baleineau".

Une baleine et son baleineau
Une baleine et son baleineau
    • la formation cornée des gencives supérieures des baleines, plus communément appelée "La barbe" ou "Le fanon",

Fanons de baleine

Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
    • et par extension :
      • la lamelle cornée flexible provenant des fanons de la baleine et employée autrefois pour rigidifier certains vêtements et, plus tard, les corsets.
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine

Ou pour constituer l'armature des parapluies.

      • ou, de nos jours :
        • la lamelle souple glissée dans les gaines, les soutiens-gorge et les cols de chemise, afin d'en assurer la rigidité.

Un soutien-gorge et ses deux baleines en matière plastique

        • la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
Une baleine de parapluie
Une baleine de parapluie

Des baleines de parapluie

Un parapluie transparent à 16 baleines

        • ou la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
    • le bâton dont se servait autrefois le bedeau à l'église pour faciliter le passage des officiants,
    • dans le domaine de la maçonnerie : une scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre deux tracés,
  • et enfin, dans le registre familier :
    • dans le jargon maritime : une grosse lame (vague) qui embarque (passe et se répand par dessus bord),

Un navire en pleine tempête, sur le point d'embarquer une "baleine", c'est à dire, dans le jargon maritime : une énorme lame ou vague

    • dans le jargon des casinos : un joueur extrêmement riche, capable de parier plus de 100 000 dollars par coup et de perdre un million de dollars ou davantage sans sourciller ; sa fortune l'obligeant à miser très gros pour réaliser un gain proportionnel à l'argent qu'il possède déjà.

De nos jours, il s'agit essentiellement de milliardaires asiatiques, proche-orientaux ou russes.

Les casinos adorent les baleines : parce qu'elles attirent la foule et que l'on peut communiquer et développer sa notoriété sur l'énormité des sommes jouées et perdues ou sur les gains fantastiques parfois réalisés. Lesquels amènent évidemment les mêmes casinos à redouter et détester les baleines !

Un joueur de casino exulte en découvrant qu'il vient de gagner une énorme somme

    • ou, de façon péjorative et injurieuse : une personne extrêmement grosse, atteinte d'obésité morbide.
Le mexicain Juan Pedro Franco, un temps l'homme le plus gros du monde (595 kilos en 2017)
Le mexicain Juan Pedro Franco, un temps l'homme le plus gros du monde (595 kilos en 2017)

Une femme énorme

 

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr