"Thiers".

L'homme politique français Adolphe Thiers (15 avril 1797-3 septembre 1877)

Adolphe Thiers, né le 26 germinal an V (15 avril 1797) et mort le 3 septembre 1877, est un avocat, journaliste, historien et homme d’État français.

Journaliste libéral et historien de la Révolution, il contribue aux Trois Glorieuses et à la mise en place de la monarchie de Juillet, dont il est, à deux reprises, président du ConseiI.

Devenu chef du pouvoir exécutif en février 1871, après la chute du Second Empire, son gouvernement ordonne l'écrasement dans le sang de la Commune de Paris.

Il est le premier président de la Troisième République, en août 1871, mais doit démissionner en mai 1873.

Il meurt en septembre 1877, à 80 ans, peu après avoir mené les républicains à la victoire et peu avant leur triomphe définitif  à la Chambre des Députés.

On lui doit notamment l'"enceinte de Thiers", tout autour de Paris (75).

"Les boulevards des maréchaux", "Les boulevards extérieurs", "Le boulevard périphérique", "Le périphérique intérieur" et "Le périphérique extérieur".

Toutes ces locutions nominales désignent d'importants axes circulaires de circulation routière ceinturant la ville de Paris (75).

  • "Les boulevards des maréchaux" (ou, par ellipse : "Les maréchaux") constituent un ruban quasiment continu ceinturant Paris (75), à la limite de la ville, sur une longueur de 33,7 kilomètres.

Il s'agit de boulevards classiques, à double sens, qui occupent l'emplacement de l’ancienne "rue militaire", bâtie en 1840, le long de l'enceinte de Thiers.

Et ils tiennent leur nom de ce que, à leur création, en 1864, la totalité de ces boulevards portaient des noms de maréchaux du Premier Empire : "Ney", "Davout", "Murat", "Kellermann", "Victor", etc

Le boulevard Ney, l'un des "Boulevards des maréchaux", à Paris (75)
Le boulevard Ney, l'un des "Boulevards des maréchaux", à Paris (75)
  • "Les boulevards extérieurs" sont tout simplement un autre nom de cet axe.
  • "Le boulevard périphérique de Paris" - également appelé par ellipse "Le boulevard périphérique" ou par apocope "Le périph", voire "Le BP (Boulevard Périphérique)" - est une voie circulaire, d'une longueur de 35,04 km, qui fait le tour de la ville de Paris (75).
Le boulevard périphérique de Paris (75)
Le boulevard périphérique de Paris (75)

Construit de 1956 à 1973, en grande partie sur l'emplacement des anciennes fortifications de la commune de Paris et de la Zone, il est inauguré par le Premier ministre Pierre Messmer le 25 avril 1973.

Il comporte le plus souvent quatre voies de circulation dans chaque sens (exceptionnellement deux ou trois et parfois cinq).

Malgré une forte baisse depuis la fin des années 1990, certains tronçons de cet axe dépassaient encore les 250 000 véhicules par jour en 2010.

Le boulevard périphérique est constitué du "Périphérique intérieur" et du "Périphérique extérieur" :

    • "Le périphérique intérieur" est le nom donné à la voie de circulation située sur le côté intérieur du boulevard périphérique, laquelle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre.
Boulevard périphérique intérieur (à gauche) et extérieur (à droite) de Paris (75)
Boulevard périphérique intérieur (à gauche) et extérieur (à droite) de Paris (75)
    • et "Le périphérique extérieur" est le nom donné à la voie de circulation située sur le côté extérieur du boulevard périphérique, laquelle tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Source : wikipedia.org

"Une antienne".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, un refrain liturgique repris par le chœur entre chaque verset d'un psaume,
  • et au sens figuré, une chose que l'on répète, que l'on ressasse, telle qu'une rengaine ou un refrain.

On dit ainsi souvent d'une réaction attendue des membres de l'opposition politique ou des syndicats à une mesure gouvernementale : "L'antienne est connue".

"Les BB Brunes" ou "BBB".

Les BB Brunes ou BBB

La signification du nom étrange de ce groupe pop rock français actif depuis 2005 est plurielle :

  • les lettres "BB" font en effet référence à la chanson de 1968, "Initials BB", de Serge Gainsbourg, qui évoque l'actrice Brigitte Bardot, dont c'était le surnom,
  • et le mot "Brunes" au boulevard Brune à Paris (75), où le groupe répétait à l'époque, ainsi qu'à la chanson de 1967, "La Dame brune", de Barbara.
  • La forme simplifiée "BBB", quand à elle, juxtapose tout simplement les initiales "BB" de "Brigitte Bardot" et la première lettre du mot "Brunes".

 

"Nourrir les asticots", "Nourrir les poissons", "Nourrir les requins" ou "Nourrir les vautours".

Ces quatre locutions du registre familier, utilisées au sens figuré, signifient toutes quatre "être mort", mais avec de légères nuances :

  • mort et enterré, dans le premier cas ("Nourrir les asticots").

On dit par exemple : "S'il avait su qu'il irait nourrir les asticots aussi jeune, Riton le stéphanois aurait davantage profité de son carbure !".

  • mort noyé, dans les deux suivants, ("Nourrir les poissons" ou "Nourrir les requins").

On dit par exemple :  "Tu connais Mimile : petit mais teigneux. Si tu veux mon avis, à l'heure qu'il est, Pierrot le balafré doit nourrir les poissons !".

Ou : "Pour moi, le gars Paulot il y a longtemps qu'il a envoyé sa patronne nourrir les requins !".

  • et disparu sans espoir de retour, dans le dernier cas ("Nourrir les vautours").

On dit par exemple : "Le shérif avait disparu depuis trois jours désormais ; il devait certainement nourrir les vautours de la région."

"No zob in job".

Cette locution du registre familier, et qui relève de ce que l'on appelle "l'anglais de cuisine", constitue une façon amusante de dire : "Pas de sexe au boulot !".

C'est bien connu, savoir contrôler sa libido évite souvent moult problèmes.

C'est en tous cas ce que tous mes psychiatres m'ont toujours affirmé !

"Être repasseman".

J'aime beaucoup cette très originale expression relevée dans les dialogues écrits par Michel Audiard pour "Le gentleman d'Epsom", un film français de 1962 de Gilles Grangier, avec le génial Jean Gabin.

Elle relève de ce que l'on appelle "l'anglais de cuisine" et signifie "Se faire enculer", "Se faire mettre" (registre vulgaire), "Se faire repasser", "Se faire entuber" (registre argotique), "Se faire avoir" (registre familier), "Avoir été dupé" (registre soutenu).

"Railler" et "Dérailler".

En dépit de ce qui pourrait sembler être un préfixe en "" signifiant d'ordinaire l'action ou l'état contraire, inverse, :

  • Railler , c'est tourner en ridicule par des moqueries (registre soutenu), manifester de l'ironie devant une situation ou un comportement que l'on déplore, dont on remet en cause le bien-fondé et que l'on juge ridicule.
  • alors que Dérailler, c'est :
    • au sens propre :
      • sortir des rails, pour un véhicule (train, tramway, métropolitain),
      • sortir du dérailleur ou d'un pignon, pour une chaîne de bicyclette,
    • et au sens figuré :
      • dévier, s'écarter de son but, s'engager dans l'erreur,
      • s'écarter de la ligne mélodique, en musique,
      • s'écarter du bon sens, du sens commun, déraisonner, divaguer, "Devenir fou" (registre familier).

"Les 3 Suisses".

L'origine du nom de cette société est, je trouve, assez cocasse.

En 1909, en effet, un cafetier français du nom de "Suis" ouvre un bistrot à Mouvaux dans le Nord (59). Ce monsieur étant père de trois filles et ayant eu la mauvaise idée d'avoir appelé son café "Le Progrès" ... du même nom qu'un établissement voisin, les habitants du quartier le rebaptisent très vite "Chez les 3 suisses" ; un nom rapidement devenu un lieu-dit, puis un carrefour sur le grand boulevard entre Marcq-en-Baroeul (59) et Tourcoing (59).

Et c'est ce nom curieux qui, en 1932, inspire Xavier Toulemonde, le fondateur du futur géant de la VPC, lorsqu'il y installe sa filature de laine, qui prend d'abord le nom de "Filatures des 3 Suisses", avant de devenir, plus simplement, "Les 3 Suisses".