14 façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Le registre familier nous offre la très jolie formule "Cela fait belle lurette, "Depuis belle lurette" ou "Il y a belle lurette".

Mais nous avons également, dans le langage courant, "Depuis des années", "Depuis des éternités", "Depuis des lustres", "Depuis des siècles", "Depuis fort longtemps", "Depuis la nuit des temps", "Depuis Mathusalem", "Depuis très longtemps" ou "Depuis une éternité".

Ou : "Il y a des années", "Il y a des éternités", "Il y a des lustres", "Il y a des siècles", "Il y a fort longtemps", "Il y a très longtemps" ou "Il y a une éternité".

Ainsi que, dans le registre soutenu : "Depuis des temps immémoriaux".

On peut enfin dire que cela fait longtemps grâce aux locutions verbales du registre familier "Cela date", "Cela fait un bail" et "Cela fait une paie" (ou "Cela fait une paye"). Ou "Il y a un bail" et "Il y a une paie" (ou "Il y a une paye").

Ainsi que "Cela remonte au déluge" dans le langage courant.

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

66 façons de dire "Être très fatigué".

Être épuisé

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "Être cané", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le gaz", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être naze", "Être nazebrok", "Être nazebroque" ou "Ne plus pouvoir arquer".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout de sa vie", "Être au bout du rouleau", "Être bouilli", "Être carbo" (par apocope de carbonisé), "Être carbonisé", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être flagada", "Être fracassé", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être rincé", "Être subclaquant", Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi" (ou "Être flappi"), "Être HS", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit, qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football.

Les formules imagées "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", ainsi que la locution "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être à bout de forces", "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts", "Ne plus parvenir à rester éveillé", "Ne plus pouvoir avancer", "Ne plus pouvoir metttre un pied devant l'autre", "Tomber de fatigue" ou "Tomber de sommeil".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être las", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", "Être vanné" et "N'en plus pouvoir (ou "N'en pouvoir plus") relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis bretons, ils disent : "Être éouimpé" (ou "Être ewimpé").

9 façons de dire "À la suite".

"De rang" appartient au registre familier.

"À la file", "D'affilée", "De suite", "L'un après l'autre" (ou "L'une après l'autre") ou "Sans interruption" relèvent toutes du langage courant.

Tandis que la locution verbale "Sans discontinuer", l'adverbe "Consécutivement" ou l'adjectif "Consécutif" (ou "Consécutive") appartiennent au registre soutenu.

8 façons de dire "sale".

Le français nous propose différents synonymes de l'adjectif "sale".

Le registre populaire nous propose "craspec"", "dégueulasse" et son apocope "dégueu".

Et nous avons dans le registre argotique "cradingue" et son apocope "crade" ainsi que "crado".

Enfin le registre familier nous offre la gémination "cracra".

Et le langage courant "malpropre".

9 façons de dire "Les règles".

Le registre argotique nous propose "les anglais", "les coquelicots", "les ours" et "les ragnagnas".

Certaines personnes - souvent des hommes, me semble-t-il -, apparemment traumatisées à l'idée d'évoquer, ne serait-ce que par la parole, ce sujet qui les traumatise manifestement, utilisent, dans le langage courant, des formules telles que "les machins" ou "les trucs".

"Les menstrues" relèvent du registre désuet et "les menstruations" ou "les saignements menstruels" du registre soutenu.

27 façons de dire "Les testicules".

Des testicules sur une statue

Comme pour tout ce qui a trait au sexe, mais davantage encore cette fois sans doute, le registre argotique est extrêmement riche pour désigner les testicules, puisque l'on peut tout aussi bien évoquer "les balloches" que "les ballutrines", "les boules", "les burnes", "les couilles", "les glaouis", "les grelots", "les joyeuses", "les roubignoles", "les roupettes", "les roustons" ou "les valseuses".

Le registre familier nous offre "les bonbons", "les choses de la vie" et "les coucougnettes". Ainsi que l'anglicisme "les balls".

Ainsi que cinq idiotismes avec des noms de fruits et légumes : "les noisettes", "les noix", "les olives", "les pruneaux" et "les prunes".

Voire six, si l'on prend en compte l'expression argotique "Avoir les patates au fond du filet".

Et trois autres idiotismes alimentaires : "les chouquettes", "les amourettes" et "les rognons" ; ces deux derniers désignant des testicules d'animaux.

Étonnamment, le langage courant ne nous propose aucun mot !

Tandis que nous en trouvons tout de même trois dans le registre soutenu, avec "les bourses", "les gonades" et "les parties" ou "les parties génitales".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les organes génitaux masculins".

les « testiboules », les « couillasses », les « castagnettes », les « roubignoles », les « sac à jus », les « raisins secs », les « précieuses », les « bouboules », les « boulettes », la « paire sacrée ».

13 façons de désigner les organes génitaux masculins.

Les organes génitaux masculins sur une statue

On répugne souvent à évoquer le pénis et les deux testicules, lesquels constituent, réunis, "l'appareil génital masculin" (langage courant).

Certains parlent des "attributs masculins", "des attributs sexuels", des attributs virils" et d'autres des "parties génitales", "des parties intimes" ou "des parties viriles" (registre soutenu),

D'autres encore évoqueront simplement, par ellipse, les seuls "attributs" et "parties".

Les plus nombreux utilisent cependant les formules "les bijoux de famille" ou "le service trois pièces" (registre familier) voire "le bazar" ou "le paquet" (registre argotique).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les testicules".

19 façons de dire "Ne pas supporter".

Comme vous allez le voir, la langue française nous offre énormément de choix pour dire "ne pas supporter".

Dans le registre argotique, nous pouvons utiliser les locutions verbales "Ne pas pouvoir blairer", "Ne pas pouvoir piffer" ou "Ne pas pouvoir saquer".

Mais nous pouvons également dire "Ne pas pouvoir piffrer" (registre populaire).

Dans le registre familier, nous disposons de "Ne pas pouvoir encadrer", "Ne pas pouvoir encaisser", "Ne pas pouvoir sentir", "Ne pas pouvoir voir" et sa variante, superbement imagée, "Ne pas pouvoir voir, même en peinture".

Et nous avons dans le langage courant : "Avoir en horreur", "Détester", "Être insupporté par" et "Ne pas pouvoir souffrir".

Enfin, le registre soutenu nous offre : "Abhorrer" (ma formule préférée !), "Abominer", "Avoir une détestation de", Avoir une sainte horreur de", "Être prodigieusement incommodé par" et "Exécrer".

 

 

 

 

45 façons de dire "Un jeune enfant" ou "Un enfant".

Le registre argotique foisonne de mots pour désigner les enfants :

"Un chiard", "un lardon", "un marmot", "un merdeux", "un mioche", "un morveux", "un mouflet", "un moutard" ou "une pisseuse" pour une petite fille (oui, je sais, cela est très misogyne, mais je me contente ici de recenser).

"Un loupiot" relève du registre populaire et désuet.

"Un bout de chou", "un canaillou", "un gamin", "un gosse", "un môme", "un petiot", et la locution "un petit bonhomme" ("une petite bonne femme" au féminin) ou "une pépète" (pour les filles) relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes animaliers "une crevette", pour désigner un nourrisson de très petit gabarit (ou un enfant prématuré), "un asticot" pour un bébé très remuant et "une puce" pour un jeune enfant de faible corpulence.

"Un têtard" relève du registre populaire et "un babouin", "un crapaud" ou "un morpion" du registre argotique ; ces quatre autres idiotismes animaliers désignant un enfant en général.

Toujours dans le registre familier, les auvergnats ou les languedociens disent "un petitou", les lyonnais "un gone", les marseillais "un minot", les méridionaux "un pitchou", "un pitchoun" ou "un pitchoune", les provençaux (autrefois) "un miston" et les parisiens (autrefois, également) "un titi", "un gavroche" ou un "poulbot".

"Un bambin", "un bébé", "un garçonnet", "une fillette" ou "un petit" relèvent du langage courant. Ainsi que les mots "un chenapan", "un galopin", "un garnement" et "un vaurien", qui désignent tous les quatre des enfants turbulents.

Enfin, "Un chérubin", "un petit ange" et la locution "chères petites têtes blondes", qui ne s'emploie qu'au pluriel, appartiennent au registre soutenu.

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Ses enfants".

8 façons de dire "Ses enfants".

On peut naturellement parler de "ses gosses" ou de "ses mômes" (registre argotique).

Mais également de "sa marmaille" ou de "ses rejetons" (registre familier).

Ou de "ses héritiers" (langage courant).

Voire, pour une fois que le registre soutenu s'avère être assez étoffé, du "fruit de ses entrailles" (si l'on est une femme), de "la chair de sa chair", de "sa descendance", de "sa postérité" ou de "sa progéniture".

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Un jeune enfant ou "Un enfant".

22 façons de dire "Voler" (quelque chose).

Les verbes "Barber", "Barboter", "Carotter", "Chouraver", "Chourer", "Étouffer", "Gauler", "Taxer" et "Tirer" relèvent du registre argotique.

Tandis que "Chiper", "Faucher" et "Piquer" appartiennent au registre familier. De même que la locution verbale "Faire les poches".

Dans le langage courant, on peut utiliser les verbes "Chaparder", "Détrousser", "Escamoter" ou "Emprunter", en assortissant ce dernier de guillemets, qui sous-entendent que la personne "emprunteuse" n'a aucune intention de restituer ce qu'elle a pris sans autorisation.

Enfin, les verbes "Dérober", "Soustraire" ou "Subtiliser" et les locutions "Prendre indûment" ou "S'emparer indûment" relèvent du registre soutenu.