3 façons de parler de vous sans dire "Je", lorsque vous écrivez.

  • Vous pouvez tout d'abord utiliser la locution "Votre serviteur" :

Par exemple : "N'hésitez pas à venir admirer ce panorama dès le lever du soleil comme s'est risqué à le faire votre serviteur."

  • Mais également parler de "Ma modeste personne" :

Par exemple : "Le Conseil d'Administration a considéré que ma modeste personne ne saurait continuer à exercer correctement ses fonctions sans l'assistance d'une secrétaire expérimentée".

  • N'hésitez pas, enfin, à recourir à la formule l'"Auteur de ces lignes" :

Par exemple : "L'auteur de ces lignes ne saurait trop vous recommander de réserver vos places avant de vous déplacer".

Ces trois locutions relèvent naturellement du registre soutenu et ne sont guère utilisables au quotidien qu'entre personnes aptes à percevoir l'humour au second degré dont vous aurez probablement souhaité faire preuve en les utilisant.

Raison pour laquelle je me permets de les utiliser à l'occasion dans J'aime les mots.

54 façons de dire "Ma compagne".

"Ma grognasse" relève assurément du registre vulgaire.

Et "ma bergère", "ma bourgeoise", "ma gonzesse", ma grosse", "ma meuf", "ma nénesse", "ma nénette", "ma poule" ou "ma souris" du registre argotique.

Ainsi que "ma go" ou "ma gow", qui sont utilisés par les jeunes.

"Bobonne", "ma bonne femme", "maman" et "la patronne" relèvent du registre populaire.

De même que "ma moukère", "ma mouquère" et "ma mousmé" (un mot introduit par l'écrivain Pierre Loti, l'auteur, en 1886, de "Pêcheur d'Islande"), qui appartiennent également au registre désuet.

Tandis que le registre familier nous propose "ma bonne amie", "ma cocotte", ma copine", "ma dulcinée" (un mot hérité du "Don Quichotte" de Cervantès), "ma légitime" (par ellipse lexicale de "mon épouse légitime"), "ma loute", "ma ménagère", "ma moitié", "ma môme", "ma nana", "ma petite amie", "ma petite copine", "ma poulette", "ma promise", et "ma régulière".

Tandis que "ma belle", "ma bien-aimée", "ma chérie", "ma concubine", "ma conjointe", "ma douce", "ma femme", "ma fiancée", "ma maîtresse", "ma moitié d'orange", "ma tendre et chère", "mon amie", "mon amoureuse" ou "mon épouse" relèvent du langage courant.

De même que l'ellipse lexicale "ma future" (pour "ma future femme").

"L'élue de mon coeur" ou "Mon amante" relève du registre soutenu.

Et "ma donzelle", "ma mie", "mon aimée" ou "mon épousée" du registre désuet.

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.

14 façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Le registre familier nous offre la très jolie formule "Cela fait belle lurette, "Depuis belle lurette" ou "Il y a belle lurette".

Mais nous avons également, dans le langage courant, "Depuis des années", "Depuis des éternités", "Depuis des lustres", "Depuis des siècles", "Depuis fort longtemps", "Depuis la nuit des temps", "Depuis Mathusalem", "Depuis très longtemps" ou "Depuis une éternité".

Ou : "Il y a des années", "Il y a des éternités", "Il y a des lustres", "Il y a des siècles", "Il y a fort longtemps", "Il y a très longtemps" ou "Il y a une éternité".

Ainsi que, dans le registre soutenu : "Depuis des temps immémoriaux".

On peut enfin dire que cela fait longtemps grâce aux locutions verbales du registre familier "Cela date", "Cela fait un bail" et "Cela fait une paie" (ou "Cela fait une paye"). Ou "Il y a un bail" et "Il y a une paie" (ou "Il y a une paye").

Ainsi que "Cela remonte au déluge" dans le langage courant.

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

86 façons de dire "Être très fatigué".

Être épuisé

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "En avoir sa claque", "Être cané", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être ensuqué", "Être naze", "Être nazebrok" (ou "Être nazebroque") ou "Ne plus pouvoir arquer".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout du rouleau", "Être bouilli", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être essoré", "Être flagada", "Être fracassé", "Être moulu", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être rincé", "Être subclaquant", "Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi" (ou "Être flappi"), "Être HS", "Être kaput", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit", qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football ou la formule "Faire de l'huile" qui relève du jargon cycliste ; les locutions verbales "Être bouilli", "Être carbo" (par apocope de carbonisé), "Être carbonisé", "Être dans le gaz", "Ne plus avoir de gaz" et "Ne plus tenir en l'air" relevant de tous les sports.

Enfin, ""Être au bout de sa vie" et "Être en PLS" sont surtout utilisées par les jeunes.

Les formules imagées "Être sur le flanc", "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", ainsi que la locution "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être à bout de forces", "Être achevé", "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être anéanti", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Être sans énergie", "Être sans force", Être vidé", "N'en pouvoir plus", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts", "Ne plus parvenir à rester éveillé", "Ne plus pouvoir avancer", "Ne plus pouvoir metttre un pied devant l'autre", "Tomber de fatigue" ou "Tomber de sommeil".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être las", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", et "Être vanné" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis bretons, ils disent : "Être éouimpé" (ou "Être ewimpé"), nos amis lyonnais "Avoir les jambes en pâte à quenelle" et nos amis du Nord "Être tanné".

9 façons de dire "À la suite".

"De rang" appartient au registre familier.

"À la file", "D'affilée", "De suite", "L'un après l'autre" (ou "L'une après l'autre") ou "Sans interruption" relèvent toutes du langage courant.

Tandis que la locution verbale "Sans discontinuer", l'adverbe "Consécutivement" ou l'adjectif "Consécutif" (ou "Consécutive") appartiennent au registre soutenu.

8 façons de dire "sale".

Le français nous propose différents synonymes de l'adjectif "sale".

Le registre populaire nous propose "craspec"", "dégueulasse" et son apocope "dégueu".

Et nous avons dans le registre argotique "cradingue" et son apocope "crade" ainsi que "crado".

Enfin le registre familier nous offre la gémination "cracra".

Et le langage courant "malpropre".

9 façons de dire "Les règles".

Le registre argotique nous propose "les anglais", "les coquelicots", "les ours" et "les ragnagnas".

Certaines personnes - souvent des hommes, me semble-t-il -, apparemment traumatisées à l'idée d'évoquer, ne serait-ce que par la parole, ce sujet qui les traumatise manifestement, utilisent, dans le langage courant, des formules telles que "les machins" ou "les trucs".

"Les menstrues" relèvent du registre désuet et "les menstruations" ou "les saignements menstruels" du registre soutenu.

27 façons de dire "Les testicules".

Des testicules sur une statue

Comme pour tout ce qui a trait au sexe, mais davantage encore cette fois sans doute, le registre argotique est extrêmement riche pour désigner les testicules, puisque l'on peut tout aussi bien évoquer "les balloches" que "les ballutrines", "les boules", "les burnes", "les couilles", "les glaouis", "les grelots", "les joyeuses", "les roubignoles", "les roupettes", "les roustons" ou "les valseuses".

Le registre familier nous offre "les bonbons", "les choses de la vie" et "les coucougnettes". Ainsi que l'anglicisme "les balls".

Ainsi que cinq idiotismes avec des noms de fruits et légumes : "les noisettes", "les noix", "les olives", "les pruneaux" et "les prunes".

Voire six, si l'on prend en compte l'expression argotique "Avoir les patates au fond du filet".

Et trois autres idiotismes alimentaires : "les chouquettes", "les amourettes" et "les rognons" ; ces deux derniers désignant des testicules d'animaux.

Étonnamment, le langage courant ne nous propose aucun mot !

Tandis que nous en trouvons tout de même trois dans le registre soutenu, avec "les bourses", "les gonades" et "les parties" ou "les parties génitales".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les organes génitaux masculins".

les « testiboules », les « couillasses », les « castagnettes », les « roubignoles », les « sac à jus », les « raisins secs », les « précieuses », les « bouboules », les « boulettes », la « paire sacrée ».

13 façons de désigner les organes génitaux masculins.

Les organes génitaux masculins sur une statue

On répugne souvent à évoquer le pénis et les deux testicules, lesquels constituent, réunis, "l'appareil génital masculin" (langage courant).

Certains parlent des "attributs masculins", "des attributs sexuels", des attributs virils" et d'autres des "parties génitales", "des parties intimes" ou "des parties viriles" (registre soutenu),

D'autres encore évoqueront simplement, par ellipse, les seuls "attributs" et "parties".

Les plus nombreux utilisent cependant les formules "les bijoux de famille" ou "le service trois pièces" (registre familier) voire "le bazar" ou "le paquet" (registre argotique).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les testicules".

19 façons de dire "Ne pas supporter".

Comme vous allez le voir, la langue française nous offre énormément de choix pour dire "ne pas supporter".

Dans le registre argotique, nous pouvons utiliser les locutions verbales "Ne pas pouvoir blairer", "Ne pas pouvoir piffer" ou "Ne pas pouvoir saquer".

Mais nous pouvons également dire "Ne pas pouvoir piffrer" (registre populaire).

Dans le registre familier, nous disposons de "Ne pas pouvoir encadrer", "Ne pas pouvoir encaisser", "Ne pas pouvoir sentir", "Ne pas pouvoir voir" et sa variante, superbement imagée, "Ne pas pouvoir voir, même en peinture".

Et nous avons dans le langage courant : "Avoir en horreur", "Détester", "Être insupporté par" et "Ne pas pouvoir souffrir".

Enfin, le registre soutenu nous offre : "Abhorrer" (ma formule préférée !), "Abominer", "Avoir une détestation de", Avoir une sainte horreur de", "Être prodigieusement incommodé par" et "Exécrer".