21 façons de dire "Ne pas avoir d'argent".

Comme souvent, de nombreuses possibilités, relevant des différents registre de langue, s'offrent à vous pour évoqué cette pénible situation.

Depuis "Être raide", "Ne pas avoir un flèche", "Ne pas avoir un radis", "Ne pas avoir un rond", "Être sans un rond" ou "Ne pas avoir une thune" (registre argotique), jusqu'à "Être raide comme un passe-lacet" (registre populaire).

Mais aussi "Être (complètement) fauché" ou "Être fauché comme les blés" (registre familier).

Ou "Être à court d'argent", "Être pauvre comme Job", Être sans le sou", "Être sans un sou", "N'avoir pas le sou" ou "N'avoir pas un sou" (langage courant).

Ainsi que "Être ruiné", si vous aviez la chance de vivre dans l'opulence.

Certes "N'avoir pas un sou vaillant" ou "N'avoir pas un sou percé" (du latin "Per se" : "Pour soi") ne s'utilisent plus guère.

Pas plus, malheureusement que le superbe "Loger le diable dans sa bourse".

Le registre soutenu, avec "Être désargenté", et "Être financièrement démuni" vous permettra d'évoquer avec élégance vos difficultés financières.

23 façons de dire : "S'inquiéter".

Une jeune femme en train de s'inquiéter

Le registre argotique met à notre disposition "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mouron", .

Les formules "S'arracher les cheveux", "S'en faire", "Se faire de la mousse", "Se faire des cheveux" ou "Se faire des cheveux blancs" relèvent du registre familier.

Ainsi que l'anglicisme "Flipper" ou l'étonnante formule "Se mettre la rate au court-bouillon".

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Avoir peur de", "Être angoissé par", "Être inquiet", "Être préoccupé par", "Être soucieux de", "Se faire du mauvais sang", "Se faire du souci", "Se faire un sang d'encre", Se ronger les ongles" ou "Se ronger les sangs".

Enfin, le registre soutenu nous offre "Faire grand cas de", Se préoccuper de" ou "Se soucier de".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "Ne pas s'inquiéter"".

18 façons de dire "Très tôt le matin".

L'aube

La langue française nous offre vraiment l'embarras du choix lorsqu'il s'agit d'évoquer cet instant précis de la journée si souvent redouté de nombre d'entre nous. De votre serviteur, en tous cas, qui éprouve d'autant plus de difficultés à se lever tôt ... qu'il est rarement couché à pareille heure !

On peut ainsi évoquer la course naissante de l'astre solaire et dire "À l'aube", "À la pointe de l'aube", "À la fine pointe de l'aube", "Dès l'aube", "Dès l'aurore", "Aux aurores" ou "Au lever du soleil".

Ou recourir à des idiotismes animaliers, comme "Au chant du coq" et "Dès potron-minet" ; "Entre chien et loup" désignant au contraire le crépuscule.

On peut également évoquer les traditions perdues avec "À l'heure du laitier".

Ou recourir à des locutions un peu datées mais charmantes telles que "Au point du jour", "Aux premières heures du jour", "Aux premières lueurs du jour" ou "Aux premières lueurs de l'aube".

Enfin, les moins originaux diront "À la première heure", "De très bonne heure", "De bon matin" ou "Au petit matin".

Mais, dans tous les cas, cela fait vraiment bougrement tôt ! Non ?

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire "Se lever très tôt".

26 façons de dire "Engueuler quelqu'un".

Il y a d'abord, dans le registre argotique, les extraordinaires formules "Chanter la messe en breton" et "Souffler dans les bronches".

Ainsi que "Passer un savon", "Sonner les cloches", "Gueuler (après)" (ou "Gueuler (dessus)").

Mais également, dans le registre familier, les verbes "Attraper", "Enguirlander" ou "Houspiller".

Le verbe "Gronder" se limite aux enfants et relève du langage courant, tout comme les verbes "Disputer", "Recadrer" et "Reprendre".

"Gourmander" et "Savonner" appartiennent au registre désuet.

Enfin, le registre soutenu nous offre les locutions verbales "Adresser une (ou des) remontrance(s) (à)" ou "Adresser un (ou des) reproche(s) (à)"ainsi que les jolis verbes "Admonester", "Blâmer", "Fustiger", "Invectiver","Morigéner", "Rabrouer", "Réprimander", "Sermonner" et "Tancer".

4 façons de dire "Un journaliste de presse écrite".

Le mot "Pisse-copie" relève du registre vulgaire et "Scribouillard" du registre argotique.

Quant à "Gratte-papier" et "Journaleux", ils relèvent tous deux du registre familier, mais le second peut s'appliquer aux journalistes de l'ensemble des organes d'information : internet, radios et télévisions inclus.

"Un grain".

Ce mot peut avoir, selon le contexte, de nombreuses significations :

  • la graine, le fruit et la semence de certains végétaux, en particulier des céréales.

On parle notamment du "grain de blé",

  •  une unité ancienne, soit de masse (0,0648 gramme), soit de longueur.

L'unité de masse est toujours utilisée de nos jours pour mesurer la poudre des cartouches d'armes à feu, ainsi que pour les perles et les diamants.

  • en météorologie maritime, un vent violent et de courte durée qui s'élève soudainement et est généralement accompagné de précipitations,
  • en métallurgie ou en physique des solides, un monocristal de petite dimension,
  • en musique, l'aspect chaleureux d'un morceau dégagé par ses instruments et parfois le support vinyle,
  • en photographie, le plus petit détail visible d'un tirage photographique,
  • à La Réunion (97-4), une graine de fabaceae, c'est-à-dire les fèves, lentilles, et pois qui complètent le riz traditionnel dans la composition d'un carry à base de viande ou poisson en sauce très épicée,
  • enfin, "Avoir un grain" signifie, dans le registre argotique, "être fou".

19 façons de dire "Se donner du mal".

Le registre argotique est relativement riche lorsqu'il s'agit de vouloir dire "Se donner du mal", puisque l'on peut tout aussi bien : "Se casser le bol", "Se casser le tronc" (idiotisme botanique), "Se casser le baigneur" ou "Se casser la paillasse".

On peut même "Se casser le cul" voire "Se crever le cul" (idiotismes corporels du registre vulgaire) !

Le registre familier nous offre "Se casser la nénette" ou "Se casser la tête".

Ainsi que les idiotismes numériques "Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Et l'on dira, dans le langage courant, "Se décarcasser", "Se démener" ou "Se donner de la peine".

Localement, les provençaux disent "Se lever le maffre". Et les marseillais : "Se crever le bédélet" ou "Se lever l'âme", que je reconnais avoir personnellement adopté depuis mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en 1999.

Enfin, nos amis québecois disent "Se fendre en quatre" (registre familier) voire "Se fendre le cul en quatre" (idiotisme corporel du registre argotique).

Mes 16 façons préférées de dire "Être idiot".

S'en prendre aux capacités cérébrales de son interlocuteur requiert, avant toutes choses, de varier ses invectives. Quoi de plus lassant et inefficace, en effet, que d'entendre sempiternellement les mêmes injures, du type "Connard !" (registre argotique), "Débile !" et autres "Abruti !" (langage courant).

Soyez certains qu'à force d'être utilisées à longueur de journée, ces formules perdent l'essentiel de leur force et n'ont plus qu'un impact des plus limités.

Sans devenir pour autant courtois ni renier votre ferme volonté de vexer, vous éviterez d'être grossier - voire vulgaire - en utilisant des formules bien plus élaborées et correctes, relevant même souvent du registre soutenu, telles que "Crétin décérébré !" ou "Abruti sous-cortiqué !".

Ou du mot le plus pertinent : "Oligophrène !".

Vous demeurerez largement aussi blessant, mais ne pourrez absolument plus être accusés de vulgarité. De plus, il y a de bonnes chances que vous surpreniez suffisamment votre interlocuteur pour lui clouer le bec !

J'aime également beaucoup le mot savant "Abutyrotomofilogène" ou les formules "mal-comprenant" et "Inapte à tout office".

Ainsi que "Tu ne possèdes pas une once d'intelligence", "Tu as une altération majeure des fonctions cognitives supérieures !" ou "Tu es sensiblement sous-équipé sur le plan neuronal".

Et je vous recommande les formules "Atrophié du bulbe !" ou "Chiche de l'encéphale", qui, je dois le dire, m'ont jusqu'ici apporté toute satisfaction.

Le registre familier met aussi à notre disposition les superbes expressions imagées "Avoir été bercé trop près du mur" et "Ne pas avoir la lumière à tous les étages".

Le génial Michel Audiard, nous a offert, en 1968, dans "Le pacha" de Georges Lautner, l'extraordinaire réplique de Jean Gabin "Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner", évidemment très inspiré du célèbre "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille" du célèbre Georgius.

Enfin, si tout cela ne vous semble pas suffisant, il vous reste encore, dans le registre vulgaire, l'atroce "T'as été fini à la pisse" ou (mais seulement pour les garçons) le terrible "Vas me chercher ta mère que je te refasse !", ma formule préférée, je le confesse.

Dans tous les cas, je vous le promets, votre infortuné interlocuteur sera bien davantage atteint qu'en le traitant d'"Espèce d'idiot" (langage courant) ou de "Pauvre con" (registre vulgaire) !

15 façons de dire "Les pieds".

Pieds

Le registre argotique comporte de très nombreux termes pour désigner les pieds, puisque l'on peut tout aussi bien parler des "Haricots", que des "Nougats" (idiotismes alimentaires), des "Panards", des "Pattes", des "Pingouins" (idiotismes animaliers), des "Pinglots", des "Reposoirs", des "Ribouis", des "Rigadins", des "Ripatons" ou des "Trotignolles" !

Mais également des "arpions", un mot du parler stéphanois, auquel j'ai consacré un article.

Les "Fumerons" et les "Pinceaux" appartiennent au registre populaire.

Quant au registre familier il met à notre disposition le mot "Petons".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les jambes".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes" et "Les pinceaux" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

3 façons de parler de vous sans dire "Je", lorsque vous écrivez.

  • Vous pouvez tout d'abord utiliser la locution "Votre serviteur" :

Par exemple : "N'hésitez pas à venir admirer ce panorama dès le lever du soleil comme s'est risqué à le faire votre serviteur."

  • Mais également parler de "Ma modeste personne" :

Par exemple : "Le Conseil d'Administration a considéré que ma modeste personne ne saurait continuer à exercer correctement ses fonctions sans l'assistance d'une secrétaire expérimentée".

  • N'hésitez pas, enfin, à recourir à la formule l'"Auteur de ces lignes" :

Par exemple : "L'auteur de ces lignes ne saurait trop vous recommander de réserver vos places avant de vous déplacer".

Ces trois locutions relèvent naturellement du registre soutenu et ne sont guère utilisables au quotidien qu'entre personnes aptes à percevoir l'humour au second degré dont vous aurez probablement souhaité faire preuve en les utilisant.

Raison pour laquelle je me permets de les utiliser à l'occasion dans J'aime les mots.

49 façons de dire "Ma compagne".

"Ma grognasse" relève assurément du registre vulgaire.

Et "ma bergère", "ma gonzesse", ma grosse", "ma meuf", "ma nénesse", "ma nénette" ou "ma poule" du registre argotique.

Ainsi que "ma go" ou "ma gow", qui sont utilisés par les jeunes.

"Bobonne", "ma bonne femme", "maman" et "la patronne" relèvent du registre populaire.

De même que "ma moukère", "ma mouquère" et "ma mousmé" (un mot introduit par l'écrivain Pierre Loti, l'auteur, en 1886, de "Pêcheur d'Islande"), qui appartiennent également au registre désuet.

Tandis que le registre familier nous propose "ma bonne amie", "ma cocotte", ma copine", "ma dulcinée" (un mot hérité du "Don Quichotte" de Cervantès), "ma légitime" (par ellipse lexicale de "mon épouse légitime"), "ma loute", "ma ménagère", "ma moitié", "ma môme", "ma nana", "ma petite amie", "ma petite copine", "ma poulette", "ma promise", et "ma régulière".

Tandis que "ma belle", "ma bien-aimée", "ma chérie", "ma concubine", "ma conjointe", "ma douce", "ma femme", "ma fiancée", "ma maîtresse", "ma tendre et chère", "mon amie", "mon amoureuse" ou "mon épouse" relèvent du langage courant.

De même que l'ellipse lexicale "ma future" (pour "ma future femme").

"Mon amante" relève du registre soutenu.

Et "ma donzelle", "ma mie" ou "mon aimée" du registre désuet.

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.