"Avoir perdu la tête" et "Ne pas avoir de tête".

Ces deux expressions du langage courant ne signifient absolument pas la même chose :

  • "Avoir perdu la tête", c'est en effet être devenu fou.

Ou avoir été décapité, autrefois, mais la formule n'a que rarement été utilisée en ce sens, sinon au second degré...

  • tandis que "Ne pas avoir de tête", c'est être terriblement distrait, toujours tout oublier.

"Être bête comme ses pieds" et "Être con comme une bite".

Ces deux plaisantes expressions en forme d'idiotisme corporel signifie bien entendu "Être idiot, stupide".

  • "Être bête comme ses pieds" relève du registre familier.
  • Tandis que "Être con comme une bite" appartient au registre vulgaire.

Sur le même sujet, je vous recommande ma collection sur les mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un.

C'est avoir des relations sexuelles avec quelqu'un.

Il ne s'agit cependant - a priori - que de rapports non consentis.

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un, c'est donc passer outre la volonté de cette personne et donc, concrètement, la violer !

"Être bête à manger du foin".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme botanique.

Relevant du registre familier, elle signifie : être très bête, complètement idiot.

Cette formule assimile bien sûr l'homme à un animal herbivore et en particulier à un âne, souvent considéré - de manière foncièrement injuste - comme le symbole même de la stupidité (et de l'entêtement !).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de ma collection d'articles consacrée aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

16 façons de dire : "La pilosité sexuelle féminine".

Le tableau du peintre français Gustave courbet "L'origine du monde" (1866)

"Le foin" (qui, parfois, "dépasse de la charrette") relève du registre vulgaire.

Le registre argotique nous offre un idiotisme numérique et quatre idiotismes militaires avec des références aux soldats :

  • napoléoniens  : "Le bonnet de grenadier",
  • ou des tranchées de 1914-1918 : "Le poilu de quatorze" et "Le poilu de Verdun".

Mais aussi "La touffe" et "Le gazon".

"Le buisson" appartient au registre familier.

Tandis que "La fourrure", "La toison", "Le buisson", "Le triangle" et "Les poils du sexe" relèvent du langage courant.

Et que "La pilosité génitale", "La toison pubienne" et "Les poils pubiens" appartiennent au registre soutenu.

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

17 façons de dire "Être avare".

Harpagon, l'avare

"Être rapiat" relève du registre argotique.

Et "Être pingre" du registre populaire.

"Être radin", "Être près de ses sous" et "Être une pince" relèvent du registre familier.

Tout comme l'idiotisme animalier "Avoir des oursins dans les poches".

"Être extrêmement économe" ou "Être un Picsou" relèvent du langage courant.

Les formules "Être un fesse-Mathieu", "Être un grippe-sou", "Être un pince-maille" et "Être un pleure-misère", pour charmants qu'ils soient, appartiennent malheureusement au registre désuet (ainsi qu'au registre familier).

De même que "Être un avaricieux", qui renvoie à la pièce de théâtre de Molière de 1668 "L'avare" et s'utilise aujourd'hui par plaisanterie.

Enfin "Être un ladre" et "Être un Harpagon" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis Québecois, ils utilisent quant à eux la locution verbale "Être près de ses cennes" et le mot "Un séraphin".

Sources : wiktionary.org et larousse.fr

18 façons de dire "Flatter".

Dans le registre vulgaire, nous trouvons : "Être lèche-cul", "Jouer les lèche-cul" ou "Lécher le cul".

On peut également dire, dans le registre argotique, "Cirer les godasses" , "Cirer les grolles" ou "Cirer les pompes" .

"Cirer les bottes" appartient au registre familier.

Et la jolie formule "Passer la brosse à reluire" au langage courant. Ainsi que les verbes "Complimenter", (légèrement en deçà de "Flatter") ou "Glorifier" (sensiblement au-delà de "Flatter") et les locutions verbales "Couvrir de louanges", "Faire compliment (de quelque chose)", "Faire l'éloge", "Tresser des couronnes" ou "Tresser des lauriers".

Les verbes "Louanger" et "Louer" (légèrement au-delà de "Flatter") relèvent du registre soutenu.

Et personnellement j'apprécie particulièrement le verbe du registre désuet "Flagorner", qui sous-entend "Flatter bassement, servilement".

"Avoir une araignée au plafond".

Cette expression, qui date de la deuxième moitié du XIXe siècle, serait apparue chez les prostituées parisiennes afin de désigner quelqu'un de mentalement dérangé, perturbé.

La métaphore est délicieuse : le plafond est le sommet intérieur de la boîte crânienne dans laquelle, l'araignée, animal habitué des intérieurs négligés, peut librement tisser sa toile, sans être dérangée.

Source : ww.expressio.fr

"Transformer en écumoire" ou "Transformer en passoire".

Ces deux locutions verbales très imagées du registre familier signifient "Cribler de balles ou de plomb", "Tuer par arme à feu au moyen d'un très grand nombre de balles ou cartouches".

5 façons de dire "Un parapluie".

Parapluie

Un parapluie est un objet portatif constitué par une étoffe tendue sur une armature pliante à manche, et servant d'abri contre la pluie.

"Un pébroque" (ou "Un pébroc") ou "Un riflard" relèvent du registre populaire.

Et "Un pépin" du registre familier.

On disait autrefois "Un en-cas" (de pluie).

Et l'on a dit, quelques décennies durant, à compter des années 1930, "Un chamberlain", en référence à Sir Arthur Neville Chamberlain, célèbre homme d'État britannique qui en portait souvent un (registre désuet).

Sir Arthur Neville Chamberlain

Source : www.larousse.fr

"Faire la bête à deux dos".

J'ai toujours trouvé amusante cette expression du registre familier qui signifie "copuler", "avoir des relations sexuelles".