On ne dit pas : "J'trouve les débats sont passionnants" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 20 juillet 2020, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "JE trouve QUE les débats sont passionnants" !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Michel Crémadès".

L'acteur français Michel Crémadès

Le grand public ignore le plus souvent le nom de cet acteur français de seconds rôles, né le 23 mars 1955.

Il commence sa carrière professionnelle au théâtre, en 1979.

Sa participation au "Petit théâtre de Bouvard", dès 1982, aide à le faire connaître d’un large public.

Dès lors, il enchaîne les rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Sur scène, il est l’interprète de pièces comme "Oscar" de Pierre Magnier, dans une mise en scène de Pierre Mondy, "La jalousie" de Sacha Guitry, "La dame de chez Maxim" de Georges Feydeau ou "Les palmes de Monsieur Schutz" de Jean-Noël Fenwick.

Michel Crémadès a également mis en scène huit pièces, entre 1984 et 2013.

Pour le petit écran, il apparaît dans de nombreux téléfilms et épisodes de séries à succès comme "Marie Pervenche", "Maigret", "Navarro" ou "Joséphine, ange gardien".

Il débute au cinéma en 1983 et on le voit entre autres dans "Les Ripoux" et "Ripoux contre ripoux" de Claude Zidi (1984 et 1989) , "Les couloirs du temps : les visiteurs 2" de Jean-Marie Poiré (1998), "Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" d'Alain Chabat (2002), "Micmacs à tire-larigot" de Jean-Pierre Jeunet (2009) et "Case départ" de Fabrice Eboué, Thomas N'Gijol et Lionel Steketee (2011).

Ainsi que dans de nombreux courts-métrages.

L'acteur français Michel Crémadès dans "Les ripoux", le film de Claude Zidi (1984)

Personnellement, je n'ai jamais oublié son apparition en voleur à la tire dans "Les ripoux", son deuxième film (1984).

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "On continue d's'en parler dans quelques minutes" !

La journaliste française Bénédicte Le Chatelier

Comme l'a fait, le 20 juillet 2020, la journaliste française Bénédicte Le Chatelier, dans son émission "Le Club Le Chatelier", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais, à tout le moins : "On continue D'EN parler dans quelques minutes" !

Et, idéalement :"NOUS CONTINUERONS D'EN parler dans quelques minutes" !

"Mon chien est mort".

Si vous entendez un québecois déclarer plusieurs fois par an, l'air dépité, "Mon chien est mort", inutile de vous précipiter sur votre téléphone afin de le dénoncer à la SPA (Société Protectrice des Animaux)...

Pour nos amis québecois, en effet, cette étrange expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie tout simplement, au sens figuré : il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus aucune chance ; la chose espérée n'est plus possible.

Exactement de la même façon que nous autres français disons : "C'est mort".

On dit par exemple : "J'espérais séduire mon joli voisin, mais il vient de me présenter sa future femme. Mon chien est mort".

Ou : "Le poste auquel mon frère postulait a été pourvu. Son chien est mort".

Source : www.wikebec.org et

On n'écrit pas : "Jean-Michel Apathie" !

Le journaliste français Jean-Michel Aphatie

Mais : "Jean-Michel ApHatie" !

Ce journaliste politique français de radio et de télévision originaire des Pyrénées-Atlantiques (64) est né le 8 septembre 1958 et son nom se prononce "a-pa-ti".

Il est l'un des rares journalistes à avoir fait carrière à la radio et à la télévision sans renoncer à son accent basque, ce que je trouve à la fois remarquable et admirable, moi qui doit pourtant humblement confesser avoir du mal à supporter un certains nombre d'accents français ou étrangers.

"Écorcher les oreilles" et "Faire saigner les oreilles".

Ces deux expressions imagées en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : être extrêmement désagréable, voire insupportable à entendre, en parlant d'une musique ou d'un propos.

Parce qu'on ne l'apprécie pas, pour ce qui concerne la musique.

Ou parce qu'ils sont truffés de fautes de grammaire, de prononciation, d'anglicismes, etc., pour ce qui concerne des propos.

  • "Écorcher les oreilles" relève du langage courant.

On dit par exemple : "Les journalistes et invités des chaînes de télévision françaises d'information en continu m'écorchent les oreilles toutes les 90 secondes à tout le moins".

  • Et "Faire saigner les oreilles" relève du registre familier.

On dit par exemple : "Mon fils a voulu me faire écouter la nouvelle chanson de son rappeur français préféré : j'en ai saigné des oreilles".

Cette seconde formule est relativement récente, puisqu'elle est apparue - me semble-t-il - depuis le début du XXIe siècle.

Principalement employée par les djeun's, elle tend, je crois, à se répandre.

Ce qui ne me dérange aucunement, je dois le dire, puisque je la trouve personnellement excellente et n'hésite pas à l'employer !

Source : www.dico2rue.com

"L'accrobranche".

Ce mot-valise (accroché - branche) est une marque enregistrée, appartenant depuis 1994 à l'association française "Les Accro-Branchés", située à Annonay (07).

Il désigne :

  • une activité de plein air nomade et temporaire, consistant à grimper directement sur les branches des arbres jusqu’à leur cime tout en étant assuré par une corde, comme en escalade,
  • ou : un parcours aventure consistant en un déplacement horizontal sur des câbles d’acier fixes dans un parc d’attractions forestier.

Source : wikipedia.org

"Une colectomie" et "Une coloprotectomie".

Il s'agit de deux opérations chirurgicales correspondant respectivement à l'ablation totale :

  • "Une colectomie" : du côlon,
  • et "Une coloprotectomie" : du côlon et du rectum.

Source : sofia.medicalistes.fr et wikipedia.org

On ne dit pas : "Les lavallois se mettent en risque de 135 euros" !

Florian Bercault, maire DVG (DiVers Gauche) de Laval (53)

Comme l'a déclaré le maire DVG de Laval (53), Florian Bercault, le 20 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Les lavalois ENCOURENT UNE AMENDE de 135 euros" !

Comment un diplômé de l'IEP Paris ("Sciences Po") et HEC Paris peut-il s'exprimer aussi pitoyablement, sinon parce qu'il a été biberonné à la novlangue et que ce jeune élu "des territoires", récemment "arrivé en responsabilité" n'est plus "en capacité" de dire les choses telles qu'elles sont et de parler clairement, normalement.

Comme en aurait certainement été capable un jeune élu de province, récemment arrivé au pouvoir, il y a à peine 20 ans.

"SE", "DIV", "DVD", "DVG" et le petit nouveau qui vient de sortir : "DVC".

Ces six appellations (5 sigles et une abréviation), régulièrement utilisées les soirs et lendemain d'élections politiques, en France, correspondent à des étiquettes et à des nuances politiques.

Et elles signifient respectivement :

  • "SE" : Sans Etiquette.

Ce sigle désigne - à  l'instar de l'appellation "Indépendant" - les personnalités ne se réclamant d'aucun parti politique ou affirmant leur indépendance par rapport aux clivages politiques habituels et proposant un programme électoral personnel.

De 2001 à 2008, cette étiquette n'étant plus autorisée par le ministère de l'Intérieur, les candidats et listes se présentant comme "Sans étiquette" ont été classés comme DVD (DiVers Droite) ou DVG (DiVers Gauche), selon leur tendance politique déclarée ou supposée.

  • "DIV" : DIVers

Cette abréviation correspond à une nouvelle étiquette, créée en 2008, pour les candidats ni DVD (DiVers Droite) ni DVG (DiVers Gauche).

  • "DVD" : DiVers Droite.

Ce sigle s'applique aux candidats apparentés à la droite mais qui ne sont membres d'aucun parti, ayant quitté - même provisoirement - leur formation politique initiale ou en ayant été exclus.

Il est attribué à toute liste apparentée à la droite ou soutenue, mais non officiellement investie, par un parti dit de droite. Ainsi qu'aux candidats dissidents de partis dits de droite, aux candidats ne revendiquant aucune étiquette mais dont le parcours et les positions permettent de les classer comme tels, ou aux candidats revendiquant eux-mêmes cette étiquette.

En cas d'exclusion d'un parti, cette étiquette peut être provisoire ; par exemple pour les dissidents s'étant présentés contre le candidat officiel de leur parti. En cas de victoire, au bout de quelques mois et d'au maximum deux ans, ces dissidents sont généralement réintégrés par leur parti.

  • "DVG" : "DiVers Gauche".

Cette étiquette s'applique aux candidats apparentés à la gauche mais qui ne sont membres d'aucun parti politique, à ceux qui sont membres de partis relativement mineurs, ainsi qu'à ceux ayant quitté leur formation politique initiale ou en ayant été exclus.

  • et "DVC" : DiVers Centre.

Cette étiquette, la dernière en date, a été créée par le ministère de l'Intérieur français le 3 février 2020.

Elle est attribuée à toute liste apparentée au centre ou soutenue, mais non officiellement investie, par un parti dit centriste. De même qu'aux candidats dissidents de partis dits centristes ainsi qu'aux candidats ne revendiquant aucune étiquette mais dont le parcours et les positions permettent de les classer en tant que tel. Ou, bien sûr, aux candidats revendiquant eux-mêmes cette étiquette.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un coming out " ou "Faire son coming out" et "Un outing" (a-ou-tigne) ou "Outer" (a-ou-té) ?

Et pas : "Une sortie de placard" et "Sortir du placard" (registre familier) !

Cela vous permet de parler français et non anglais.

Ainsi que d'éviter d'avoir recours pour la 217e fois de la journée au verbe "Faire".

Concrètement, il s'git de la révélation publique de l'homosexualité d'une personne :

  • par elle-même (Un coming out" et "Faire son coming out"),
  • ou par un tiers, sans son accord préalable ("Un outing" et "Outer").

Source : www.larousse.fr

 

"La technique du disque rayé".

Il s'agit d'une technique d'affirmation de soi - en général ou face à une personne en particulier - mise au point par le psychologue américain Zev Wanderer .

Cette méthode simple et facile à appliquer part du principe qu'il faut être constant et clair pour se faire entendre.

Et qui consiste donc à répéter ses désirs, jusqu'à ce que l'on soit écouté.

Elle fait naturellement référence à l'expression du registre désuet "le disque est rayé".

Il ne s'agit pas cependant de répéter des heures durant les mêmes mots, mais bien de faire valoir sa propre opinion dans les conversations. Car celle-ci, de même que ses envies, sont tout aussi valables que celles des autres, et on ne doit jamais en douter.

C'est une technique qui évite d'être manipulé, et même de repérer les techniques de manipulation (parfois inconscientes) des autres.

Il s'agit de répéter sa position, son besoin, jusqu'à ce que son interlocuteur se rende compte que l'on ne changera vraiment pas d'avis.

Source : www.psychologue.net