"La collectionnite".

Bien que composé du suffixe "ite", ce mot ne désigne nullement une maladie inflammatoire mais - de façon ludique - une manie, une obsession, un travers humain caractérisé par un excès.

En l'occurrence : une compulsion à collectionner, à amasser des objets de collection.

J'en ai pour ma part été atteint dès mon plus âge, ainsi que le révèle mon "Qui suis-je ?" en tête de blogue...

Source : wiktionary.org

"Andrex".

L'acteur français Andrex

Il s'agit du nom de scène et du nom d'artiste du chanteur et acteur français André Jaubert, né le 23 janvier 1907 et mort le 10 juillet 1989.

Originaire de Marseille (13), on retrouve ce célèbre second rôle du cinéma français au générique de 63 films, de 1932 à 1969.

C'est sur les bancs de l'école communale qu'il rencontre l'acteur français Fernandel, avec lequel il se lie d’une profonde amitié qui ne se démentira jamais. Par la suite, Fernandel le lancera en effet au cinéma, en l'aidant à avoir des rôles tout au long de sa vie.

La chanson

Aidé par le célèbre chanteur Maurice Chevalier, Andrex fait ses débuts comme chanteur à l’Alcazar de Marseille (13), à la fin des années 1930, avant de "monter" à Paris (75) en 1930 et de se produire au Concert Mayol.

Il se tourne ensuite vers le théâtre et l’opérette.

En 1932, il est embauché au Casino de Paris, ce qui lui ouvre les portes des plus grands music-halls de la capitale : l’ABC, Bobino ou le Théâtre de l'Empire.

L'acteur français Andrex

Son plus grand succès sera "Bébert" ("Chez Bébert le monte-en-l'air"), la chanson du film "Fou d'amour" de Paul Mesnier (1943).

Mais il chantait aussi "Comme de bien entendu", en 1939, aux côtés d'Arletty et de Michel Simon, dans le film de Jean Boyer "Circonstances atténuantes".

Le cinéma

Il tourne son premier film en 1932 et joue dès l'année suivante avec son ami d’enfance Fernandel, dans "Le coq du régiment" de Maurice Cammage.

Au total, on les retrouve ensemble au générique de pas moins de... 29 films, car Fernandel, qui n'avait jamais commencé à tourner qu'une année avant lui, est rapidement devenu très célèbre et réservait souvent à son ami Andrex un rôle à ses côtés dans les films qu'il tournait.

Affiche du film français "Angèle" de Marcel Pagnol (1934)

On les retrouve ainsi au générique du chef-d’œuvre de Marcel Pagnol "Angèle" (1934), et dans tous les autres succès populaires de l’époque : "François 1er" de Christian-Jaque (1937), "Ignace" de Pierre Colombier (1937), "Barnabé" d'Alexander Esway (1938) ou "Les cinq sous de Lavarède" (1939).

Affiche du film français "Le mouton à cinq pattes" de Henri Verneuil (1954)

Ainsi que dans des films comme "Un carnet de bal" de Julien Duvivier (1937), "Fric-frac" de Maurice Lehmann (1939), "La table-aux-crevés" (1951) et "Le mouton à cinq pattes" (1954), tous les deux de Henri Verneuil, "Honoré de Marseille" de Maurice Regamey (1956), "Cocagne" de Maurice Cloche (1961), "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963), qui réunit Bourvil et Fernandel ou "L'âge ingrat" du même réalisateur (1964), qui réunit Jean Gabin et Fernandel.

Affiche du film français "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963)

Affiche du film français "L'âge ingrat" de Gilles Grangier (1964)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andrex joue également dans des films et sous la direction de réalisateurs aussi célèbres que : "Toni" de Jean Renoir (1934), "Gribouille" de Marc Allégret (1937), "L'étrange monsieur Victor" de Jean Grémillon (1937), "Hôtel du Nord" de Marcel Carné" (1938), "La marseillaise" de Jean Renoir (1938), "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939),  "Manon" d’Henri-Georges Clouzot (1949), "Si Paris nous était conté" de Sacha Guitry (1955), "L'aîné des Ferchaux" de Jean-Pierre Melville (1962), "Monsieur" de Jean-Paul Le Chanois (1963) ou "La bourse et la vie" de Jean-Pierre Mocky (1966).

Affiche du film français "Monsieur" de Jean-Paul Le Chanois (1964)

Et bien évidemment dans deux des trois films réalisés par son grand ami Fernandel : "Simplet" (1942) et "Adhémar ou le jouet de la fatalité" (1951). Car il ne figure pas - étrangement - au générique d'"Adrien" (1943).

Affiche du film français "Adhémar ou le jouet de la fatalité" de Fernandel (1951)

Après 1969 on ne reverra plus Andrex que deux fois au cinéma : en 1979, dans "Charles et Lucie" de Nelly Kaplan et en 1983, dans "Cap Canaille" de Jean-Henri Roger et Juliet Berto.

Affiche du film français "Cap canaille" de Jean-Henri Roger et Juliet Berto (1983)

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Avec "La guerre des boutons", dès 1962, Yves Robert avait plié le game" ?

L'actrice française Juliette Arnaud

Comme nous l'a asséné la chroniqueuse "littéraire" Juliette Arnaud, le 30 avril 2019, dans l'émission "Par Jupiter !", de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Avec La guerre des boutons, dès 1962, Yves Robert avait gagné la partie" !

"Poli".

Ce petit mot homophonographe du langage courant peut être, selon le contexte :

  • un adjectif signifiant : qui respecte les règles de la politesse, des bienséances.

On dit par exemple : "Cet élève est très poli" ou "On m'a adressé un courrier fort poli m'enjoignant de ne plus écouter La chevauchée des Walkyries aussi fort au delà de 22 heures".

  • ou : le participe passé du verbe "polir" signifiant :
    • uni, lisse et luisant, pour une surface.
    • On dit par exemple : "Le courant du fleuve avait poli les galets".
    • poncé, pour une surface.

On dit par exemple : "J'ai fait l'acquisition d'un superbe petit guéridon poli par les ans".

    • astiqué.

On dit par exemple : "Ma grand-mère avait littéralement poli ses buffets en les astiquant quotidiennement".

    • plus châtié, plus élégant, aussi parfait que possible, pour un énoncé, un style.

On dit par exemple : "Avec les années, l'auteur provocateur d'il y a une ou deux décennies a poli son style".

    • initié aux règles de la civilité, de la bienséance, pour une personne.

On dit par exemple : "Comme cela était souvent le cas, le jeune valet avait été poli par le vieux majordome".

"La chevauchée des Walkyries" de Richard Wagner (1856)

Son utilisation par Francis Ford Coppola dans la désormais mythique scène d'attaque par hélicoptères du film états-unien "Apocalypse now", en 1979.

"Volubile" et "La volubilité".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Volubile" (adjectif) :
    • Qui parle beaucoup, très vite et avec aisance.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à interrompre mon interlocuteur tellement il était volubile !".

    • Se dit d'une plante dont la tige grêle, parfois très longue, s'enroule autour des corps voisins : branches, troncs, pergolas, grillages, câbles, etc..

Ce qui est par exemple le cas de la glycine :

Glycine
Glycine

Mais également du houblon :

Houblon
Houblon

Ou encore du liseron :

Liseron des champs
Liseron des champs
  • et "La volubilité" (substantif féminin) :
    • l'abondance, la rapidité et l'aisance de la parole.

On dit par exemple : "La volubilité de ma concierge n'est malheureusement pas sa qualité première".

    • mais pas le caractère volubile de certaines plantes.

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "Ça arrive que je" et encore moins "Ça m'arrive que je" !

Mais : "IL arrive que je" !

Et mieux encore : "PARFOIS je" !

"Un polype".

Ce mot polysémique désigne :

Polypes

  • en médecine : une croissance anormale de tissus en saillie (adénome), ou une tumeur bénigne, se développant sur les muqueuses.

Certains sont plats ("polypes sessiles"), d'autres possèdent un pied plus ou moins long ("polypes pédiculés").

Polypes marins

  • en zoologie : une des deux formes que peuvent prendre les animaux du genre cnidaires (groupe d'animaux aquatiques essentiellement marins, regroupant notamment les anémones de mer, les coraux et les méduses) ; la forme pélagique étant la méduse.

Les polypes sont "sessiles" (définitivement fixés sur le substrat) et "benthiques" (proches des fonds marins).

Ils peuvent être coloniaux (comme certains coraux) ou isolés (comme les hydres ou les anémones).

Et leur taille varie de moins d'un millimètre à plusieurs dizaines de centimètres.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le COVID-19" et "Le COVID" ou "La COVID-19" et "La COVID" ?

Et pas plutôt : "LA MACOVIR-19" pour "LA MAladie à COrona VIRus 2019" !

Voire : "LA MAVICOUR-19" pour "LA MAladie à VIrus en forme de COURonne 2019" !

"COVID-19" est en effet un acronyme anglais signifiant "COronaVIrus Disease 2019", c'est à dire précisément "Maladie à virus en forme de couronne 2019".

Et il s'agit du nom choisi par l'OMS, le 11 février 2020, pour désigner la maladie apparue à Wuhan (Chine) en décembre 2019 et d'abord désignée sous le nom de "Le coronavirus de Wuhan".

On a d'abord commencé à parler dans notre pays "DU" COVID et à dire "LE" COVID, par association d'idées avec "le" coronavirus, qui était un mot masculin.

Mais après quelques mois, on a commencé à dire "LA" COVID et il semblerait que l'on souhaite à présent imposer ce genre féminin au mot COVID.

Pourtant, considérer qu'il faut utiliser l'article féminin "LA" au motif de ce qu'il s'agit d'une maladie et que ce mot français est féminin, est à mes yeux révélateur de la nécessité de parler de "Maladie à coronavirus" (ou "MACOVIR") voire de Maladie à virus en forme de couronne" (ou "MAVICOUR") en français et non de "COVID" en anglais, sacré bon sang de bois !

À l'absurdité de parler une fois encore en anglais, s'ajoute désormais, pour moi, le ridicule, auquel notre classe politique et notre classe journalistique nous ont hélas, déjà, par trop, habitué.

  • Je reproduis ici l'article publié le 7 mai 2020 par l'Académie française, sur son excellent site www.academie-francaise.fr :

"Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation.

On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer français) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin.

Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, "Bureau fédéral d’enquête", de la CIA, Central Intelligence Agency, " Agence centrale de renseignement", puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence.

Corona virus disease - notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel - signifie "maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”)".

On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie.

Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus.

Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque.

Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien".

Pourquoi dire : "Le crowdfunding" ?

Le financement participatif (shéma)

Et pas : "Le financement participatif" !

C'est à dire : un échange de fonds entre individus, en dehors des circuits financiers institutionnels, afin de financer un projet.

L'appel de fonds se fait à partir de la description d'un projet précis (artistique, humanitaire, entrepreneurial), au moyen d'une plate-forme en ligne permettant de recueillir de nombreux apports de petits montants.

Le financement peut prendre la forme d'un don, d'un prêt avec ou sans intérêts, ou encore d'un investissement en capital.

Nos amis québecois disent : "Le sociofinancement".

Source : www.economie.gouv.fr

"Houspiller".

J'aime beaucoup ce joli verbe que je ne lis ou n'entends malheureusement plus guère.

Appartenant au langage courant, il signifie :

  • au sens propre : tirailler et secouer quelqu’un pour le maltraiter, pour le tourmenter,

"Houspiller" vient en effet de l'ancien français "Houcepignier", construit par juxtaposition des verbes "Housser" (battre avec un balai de houx : ouille, ouille, ouille !) et "Pignier" (peigner).

On dit par exemple : "Le voleur s'est fait houspiller par la foule : je n'aurais pas voulu être à sa place !".

  • au sens figuré : réprimander vivement quelqu'un avec aigreur ou avec malice ; le tancer, lui faire des reproches, le sermonner, le fustiger,

On dit par exemple : "J'invite les lecteurs de J'aime les mots à me houspiller lorsqu'ils trouvent des fautes dans mes articles, que je ne relis malheureusement que très rarement avant publication".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

  • et en zoologie : attaquer, harceler collectivement un prédateur potentiel, de manière simulée ou non, pour des oiseaux ou de petits mammifères.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Qu'as-tu fait de beau ?" et "Qu'avez-vous fait de beau ?", "Que faisais-tu de beau ?" et "Que faisiez-vous de beau ?", "Que fais-tu de beau ?" et "Que faites-vous de beau ?", "Que feras-tu de beau ?" et "Que ferez-vous de beau ?" ou "Que vas-tu faire de beau ?" et "Qu'allez-vous faire de beau ?".

Dans toutes ces différentes locutions verbales interrogatives du registre familier, la précision "de beau" ne revêt absolument aucune signification particulière.

Ces deux petits mots ne sont là - me semble-t-il - que pour minorer l'aspect potentiellement indiscret des questions, qui pourraient parfois et même souvent - sans ce petit ajout - sembler un peu abruptes à la personne à laquelle elles sont adressées.

Et se révèlent donc absolument essentiels, puisque c'est leur présence dans la formulation de votre question qui va vous éviter de vous entendre rétorquer : "Ça te regarde ?", "Tu es de la police ?" ou "Qu'est-ce que cela peut bien vous faire ?".

On dit donc simplement :

  • Au passé :
    • "Qu'as-tu fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'as-tu fait ?",
    • "Qu'avez-vous fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'avez-vous fait ?",
    • "Que faisais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que faisais-tu ?",
    • et "Que faisiez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faisiez-vous ?".
  • Au présent :
    • "Que fais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que fais-tu ?",
    • et "Que faites-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faites-vous ?".
  • et au futur :
    • "Que feras-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que feras-tu ?",
    • "Que ferez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que ferez-vous ?",
    • "Que vas-tu faire de beau ?" pour éviter de dire "Que vas-tu faire ?",
    • et "Qu'allez-vous faire de beau ?" pour éviter de dire "Qu'allez-vous faire ?".

Il s'agit naturellement là de formes purement idiomatiques que je ne vous conseille surtout pas d'aller essayer de traduire de manière littérale dans quelque autre langue que ce soit !