Le grand public ignore souvent le nom de cet acteur français né le 31 janvier 1936.
Comme beaucoup, c'est en 1983, dans "Vivement dimanche !" de François truffaut", que je l'ai véritablement découvert.
J'ai immédiatement apprécié son jeu et surtout - moi qui suis extrêmement sensible aux voix - son timbre et sa diction, qui m'ont rappelé ceux de son oncle, le grand Pierre Fresnay, qui m'avait fasciné, tout jeune, dans "La grande illusion" de Pierre Renoir (1937), au point que je n'avais eu de cesse, dès lors, d'essayer de voir tous ses autres films.
Théâtre
Philippe Laudenbach débute au théâtre en 1963.
Et il a joué depuis dans une cinquantaine de pièces, travaillant à de multiples reprises avec Yves Gasc, Laurent Terzieff ou Robert Hossein.
Cinéma
Philippe Laudenbach tourne son premier film en 1962 avec Alain Resnais ("Muriel ou Le temps d'un retour"), qui le dirigera de nouveau en 1980 dans "Mon oncle d'Amérique", puis dans "La vie est un roman" (1983).
Dès les années 1980, il devient un second rôle très demandé, dirigé par François Truffaut, Claude Lelouch, Jean-Jacques Beineix, Éric Rohmer, Claude Sautet, etc.
Il a souvent joué des rôles de notables. Et, en 2010, il est Célestin dans le film de Xavier Beauvois "Des hommes et des dieux".
Puis joue le père de Valérie Lemercier, en 2017, dans son film "Francine".
Philippe Laudenbach a également beaucoup tourné pour la télévision.
Actif dans le domaine du doublage, il a aussi prêté sa voix pour des pièces radiophoniques et feuilletons diffusés par la radio publique France Culture, ainsi que pour la narration de quelques documentaires.
Famille
Philippe Laudenbach est le neveu de l'acteur français Pierre Fresnay.
Et le cousin germain de l'écrivain, éditeur, journaliste, critique littéraire et scénariste français Roland Laudenbach, fondateur, en 1944, de la maison d'édition "La Table ronde", qu'il dirigea jusqu'en janvier 1986.
Dont le petit-fils, Sébastien Laudenbach, né le 12 octobre 1973, est un réalisateur dans le domaine de l'animation, scénariste, producteur et illustrateur. Il est l'auteur de "La jeune fille sans mains", un long-métrage d'animation sorti en 2016, dans lequel Philippe Laudenbach prêtait sa voix au diable.
Cette formule du registre soutenu désigne une personne pratiquant une activité sans même avoir connaissance de son existence.
On dit par exemple : "À l'instar de Monsieur Jourdain, le très jeune collectionneur que j'étais classait déjà alphabétiquement conformément à la norme AFNOR !".
Elle fait référence au personnage du même nom, héros de la comédie-ballet de Molière "Le bourgeois gentilhomme", représentée pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV, au château de Chambord (41).
"Le bourgeois gentilhomme" Tableau du peintre anglais William Powell Frith (1850)
Dans l'acte II, scène IV, en effet, Monsieur Jourdain apprend, au cours d'un échange avec son maître de philosophie, qu'il dit de la prose depuis longtemps, sans le savoir :
- "Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela".
Cette locution verbale du registre familier désigne : une femme fatale, avide d'argent.
La formule date du début du XXe siècle et elle est née de l'association :
de la locution verbale "Un croqueur de dot" désignant, dans le registre familier, un homme dilapidant une dot ou un héritage, après un mariage d'argent,
et du substantif féminin "Une croqueuse (d'hommes)" qui désignait, dans le registre argotique, une prostituée enchaînant les passes.
D'assez nombreuses personnes, je crois, ignorent le nom et surtout l'identité réelle ou supposée de toutes les figures de nos jeux de cartes, que sont les Rois, Reines (ou Dames) et Valets de Coeur, Carreau, Pique et Trèfle.
Et cela, même si ces noms figurent parfois désormais sur certains jeux de cartes, relativement récents me semble-t-il.
Je vous propose donc de faire plus ample connaissance avec ces messieurs-dames.
Les Rois
Le Roi de Coeur est Charles.
Sa barbe permet de penser qu'il s’agit sans doute de Charles Ier, dit "Charlemagne" ("Carolus magnus" ou "Charles le grand"), fondateur de la dynatie des carolingiens (de "Carolus"), surnommé "L'empereur à la barbe fleurie".
Le Roi de Carreau est César.
Jules de son prénom, puisqu'il s'agit du célèbre général, homme politique et écrivain romain (12 ou 13 juillet 100 av. J.-C. - 15 mars 44 av. J.-C.), qui conquit la Gaule et se fit nommer dictateur pour dix ans, puis à vie (plus pratique, mais plus dangereux : l'histoire l'a prouvé...).
Le Roi de Pique est David, un personnage de la Bible. Le plus célèbre fait d’armes de ce héros légendaire est d’avoir vaincu le géant Goliath d’un jet de pierre. Mais il a également fondé l’ancien État d'Israël avec son fils Salomon, à la sagesse proverbiale.
Et le Roi de Trèfle est Alexandre.
Autrement dit : le roi de Macédoine Alexandre le Grand, le fils de Philippe II, qui étendit son royaume jusqu’en Inde. Et fonda Alexandrie en 331 av J.-C.
Les Reines (ou Dames)
La Reine (ou Dame) de Coeur est Judith.
Présente dans la Bible, cette charmante personne, symbole de la féminité et de l’amour, est notamment connue pour avoir coupé la tête de son amant, Holopherne, alors que celui-ci sommeillait paisiblement...
Le romancier anglais Lewis Carroll y fait bien entendu référence dans son célébrissime roman écrit en 1865, "Les aventures d'Alice au pays des merveilles", adapté en 1951 par les studios d'animation états-uniens Disney, avec son épouvantable reine de Coeur, qui ne cesse de hurler "Qu'on leur coupe la tête !".
La Reine (ou Dame) de Carreau est Rachel .
On la retrouve également dans la Bible, puisqu'elle est la seconde femme de Jacob dont elle eut deux fils : Joseph et Benjamin.
La Reine (ou Dame) de Pique est Pallas.
Et elle est la seule dame représentée de profil. Sous ce nom étrange se cache en réalité la déesse grecque de la Sagesse et de la Guerre Athéna, parfois nommée ainsi.
Et la Reine (ou Dame) de Trèfle est Argine.
Cette personne n’existe pas : il s’agit simplement de l’anagramme du mot "Regina", qui signifie "Reine" en latin.
Ils sont traditionnellement les figures les plus faibles, sauf lorsqu’ils sont atouts à la belote.
Le Valet de Coeur est Lahire.
Ce célèbre et fidèle compagnon de Jeanne d’Arc combattit à ses côtés lors du siège d’Orléans (45) et tenta de la délivrer après sa capture.
Le valet de Carreau est Hector.
Son identité est incertaine puisqu'il s'agirait, selon certains, du célèbre héros troyen, fils du roi Priam. Et pour d’autres d’Hector de Galard, valeureux capitaine de Charles VII, devenu chambellan de Louis XI.
Le Valet de Pique est Hogier ou Ogier.
Ce chevalier danois légendaire, évoqué notamment dans les chansons de geste, était l’un des fidèles de Charlemagne. Il n'est guère connu en dehors du Danemark et jouit d’une mauvaise réputation en France, où il figure souvent comme carte à éviter. Par exemple au Polignac ou au Pouilleux.
Et le Valet de Trèfle est Lancelot.
Il s’agit bien évidemment du célèbre chevalier de la Table Ronde, dévoué au roi Arthur (jusqu’à un certain point, du moins, puisque ce vil gredin commet le péché d’adultère avec la Reine Guenièvre...) et chargé de mener la quête du Graal.
Cet acronyme désigne l'Association Française de NORmalisation, l'organisme représentant la France auprès de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et du CEN (Comité Européen de Normalisation)
La pandémie de maladie à coronavirus 2019 du printemps 2020 a, je crois, largement contribué à faire connaître le nom de cet organisme, jusqu'alors relativement peu connu du grand public.
Créé le 22 juin 1926, son nom figurait pourtant depuis sur de très nombreux produits.
Mais c'est, je crois, l'établissement de la norme AFNORSPEC S76-001, du 27 mars 2020, concernant les masques de protection alternatifs (fabriqués soit-même ou DIY) en tissu et lavables, qui a véritablement popularisé le nom de cette vénérable institution auprès du plus grand nombre.
Souvenirs personnels
À titre personnel, j'ai découvert cet organisme en 1978, à l'occasion d'un petit boulot d'été dans la société où travaillaient mes parents.
Àgé de dix-sept ans, on m'avait en effet demandé de mettre en place un classement des dossiers fournisseurs à l'aide de dossiers suspendus. Et comme l'entreprise comptaient plusieurs milliers de fournisseurs et que la tâche s'annonçait ardue, j'avais pris contact avec l'AFNORafin de connaître les règles de classement en vigueur.
Car il n'y avait évidemment pas à l'époque de sites internet sur lesquels se renseigner et, même dans cette importante société, l'informatique était encore balbutiante et ne servait guère qu'aux ressources humaines et à la comptabilité. Ce qui m'a tout de même permis d'être parmi les premiers jeunes français à pouvoir commencer à tapoter sur un clavier !
Bref : j'avais ainsi appris que - tel Monsieur Jourdain maîtrisant la prose sans même le savoir - je pratiquais déjà, de manière intuitive, le classement alphabétique AFNOR depuis des années avec mes collections de livres.
En ne tenant pas compte, notamment, des articles figurant au début des titres. Ce qui évite de se retrouver avec 30 à 60% de ses livres (ou films, s'il s'agit de cassettes vidéo ou de DVD) classés à "D" (pour "De" et "Des"), "L" (pour "La", "Le" ou "Les") et "U" (pour "Un" ou "Une")...
Près de vingt ans plus tard, je me trouve un samedi après-midi chez des amis, dont la fille de 3 ans a exactement le même âge que la mienne et que nous voyons donc régulièrement, afin qu'elles jouent ensemble.
Nous discutons entre adultes dans la cuisine devant un cappuccino, tandis que les fillettes jouent dans le salon.
Soudain, un son incroyablement élevé en provenance du salon nous fait sursauter et renverser nos tasses ! Nous nous précipitons dans ladite pièce, pour découvrir les deux gamines plaquées contre le canapé, brandissant des coussins devant leur visage, afin de se "cacher"...
Mon ami se rue vers sa chaîne haute-fidélité, afin de l'éteindre, et s'en prend aussitôt à sa fille pour la sermonner, tandis que je fais de même avec la mienne.
Celle-ci est toute penaude, car c'est elle qui a joué avec le bouton du volume, qu'elle a tourné à son maximum, avant d'actionner celui de mise en marche... ce que ne manque pas de dénoncer sa petite copine.
Mais, tandis que je fais la leçon à ma fille, celle de mes amis en rajoute une couche en ajoutant : "Et en plus elle a mis tout l'bazar dans mes cassettes de Disney !".
Ce que confirme aussitôt son père : "Oui c'est vrai, ça Jean-Pierre : ta fille a complètement dérangé tous les films : ils sont complètement en désordre alors que je les avais moi-même reclassé hier soir...".
Un peu agacé, car - d'où je suis, en tous cas - la vidéothèque en question me semble plutôt très correctement rangée, je le prie d'accepter mes excuses si ma fille a dérangé son classement... Tout en lui signalant que cela me semble assez étonnant, compte tenu de la rigueur avec laquelle elle range scrupuleusement tous ses jeux, jouets, livres et cassettes et respecte le classement que j'effectue chez nous...
Sur quoi ma fille rétorquede sa voix de stentor : "C'est même pas vrai que j'ai mis tout l'bazar : c'est eux qui z'ont tout rangé en bazar et c'est moi qu'a tout rangé bien dans l'ordre !".
Comme je vérifie l'ordre de classement des films d'animation en question, je constate qu'elle dit vrai et fait remarquer à mon ami que les cassettes sont en effet parfaitement classées.
- "Mais non - m'affirme t-il alors - regarde : LA belle au bois dormant et LA belle et la bête sont juste avant BLanche Neige et les sept nains !".
- "Eh bien oui, c'est parfaitement normal : elles sont classées AFNOR ; sans tenir compte des articles du début, qui faussent tout, puisque tu te retrouves avec énormément des titres commençant par L pour La, Le ou Les....".
- "OK ! Et tu veux me faire croire que ta fille de trois ans SAIT DÉJÀ LIRE ET qu'elle connaît le classement AFNOR ?".
Et celle-ci de répondre elle-même : "Je sais pas lire ! Mais c'est pas compliqué pour ranger les cassettes ici parce que c'est toutes les mêmes que chez mon papa !".
Il s'agit d'une excroissance osseuse anarchique située dans les parties molles, les muscles en général, qui apparait fréquemment à la suite d'un traumatisme, parfois après une lésion de la moelle épinière ou un AVC.
Les ostéomes apparaissent au niveau des articulations et entravent la mobilité du patient.
Cette locution nominale du registre soutenu désigne : une voix puissante, très forte, retentissante et parfaitement audible
On dit par exemple : "Dès son plus jeune âge, ma fille aînée se repérait de très loin à sa voix de stentor. Un jour, alors que j'appelais mon épouse depuis une fête foraine et que nous éprouvions des difficultés à nous entendre tellement il y avait de bruit, celle-ci est parvenu à identifier les hurlements de ma fille, depuis un manège situé à plusieurs dizaines de mètres de moi. Il faut dire qu'elle ne cessait de gagner ainsi des tours gratuits, en étant systélatiquement - et de loin, malgré son très jeune âge - celle qui hurlait le plus fort !".
L'expression semble ne dater que du XVIe siècle.
Mais elle fait référence à "Stentor", un personnage de "L'Iliade", l'épopée d'Homère, publiée au VIIIe siècle avant J.-C.
Celui-ci en effet avait "une voix de bronze, aussi forte que celle de cinquante hommes réunis".
Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : insister lourdement, ajouter des arguments alors que cela n'est pas vraiment nécessaire.
On dit par exemple : "Comme si nous n'avions pas compris, le chef en a rajouté une couche".
Ou : "En remettre une couche est parfois malheureusement nécessaire, lorsque l'on ne parvient pas à se faire obéir".
La locution verbale "Se faire tuer" ainsi que toutes ces formules appartiennent au registre familier.
Et elles signifient, au sens figuré : se faire sévèrement réprimander, houspiller ; se faire hurler dessus.
On dit par exemple : "Si mon père découvre que j'ai bigné sa voiture neuve il va me tuer !".
Ou : "Je vais me faire tuer par ma femme si elle découvre que je suis parti en séminaire aux Canaries avec ma secrétaire : je lui avais dit que c'était à Francfort et avait omis de préciser qu'Ingrid était du voyage".
J'adore ces locutions nominales du registre désuet désignant une ou des personnes malfaisantes, dénuées de toute valeur morale, ne méritant aucune considération ; abjectes, méprisables.
Naturellement, elles sont essentiellement employées, de nos jours, au second degré, à des fins purement humoristiques.