"Un cuir".

Ce substantif masculin est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • une dépouille d'animal, en particulier de bovin, destinée au tannage,
    • une peau tannée et corroyée, propre aux usages de l'industrie,
    • une faute de liaison.

Telle que par exemple : "Mal-t-à-propos" ou "Dis-moi-t-un peu".

    • dans le domaine des arts décoratifs : l'entourage d'un cartouche rappelant un morceau de cuir découpé et enroulé en volutes,
    • et en chapellerie : une bande de cuir mince bordant intérieurement l'entrée de tête d'un chapeau d'homme.
  • dans le registre familier :
    • un objet, vêtement ou article en cuir,
    • la peau épaisse de certains animaux (le "cuir de l'hippopotame"),
  • et dans le registre populaire :
    • la peau humaine,
    • un blouson de cuir.

On parle par exemple d'un "Cuir d'aviateur" ou d'un "Cuir de motard".

Source : www.larousse.fr

"Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" : être très étonné, extrêmement surpris, stupéfait.

On dit par exemple : "J'étais sur le cul quand j'ai appris que ta femme t'avait quitté".

Ou : "Je suis resté que le cul quand mon fils m'a appris votre déménagement".

  • et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul" : beaucoup étonner ou surprendre, stupéfier.

On dit par exemple : "Ça m'a laissé sur le cul d'apprendre que tes vieux divorçaient !".

Ou : "Mon licenciement m'a mis sur le cul !".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Source : wiktionary.org

"À vot' bon coeur m'sieurs dames !" ou "À votre' bon coeur messieurs dames !"

Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.

Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.

En particulier lorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.

"C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" et "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40".

  • l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1914" ou "Repartir comme en 1914" - appartient au registre populaire et a commencé à être utilisée dès la fin de la Première Guerre mondiale, en 1918.

Elle fait référence au début de ce conflit, né de l'assassinat, le 28 juin 1914, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand, qui embrase rapidement l’Europe toute entière.

Lorsque, le 1er août 1914, la France se mobilise, nombreux sont les Français qui pensent alors que la guerre sera de courte durée et que les soldats seront rentrés avant la fin de l’été. Aussi les hommes mobilisés partent-ils avec entrain et insouciance, persuadés qu'ils vont rapidement gagner la guerre contre l'Allemagne.

La ferveur patriotique nationale est d'abord confortée par la réussite du rapide et efficace acheminement des troupes vers le front, en grande partie du à l'utilisation des chemins de fer qui sont entièrement militarisés.

Mais, comme nous le  savons, la suite se révéla malheureusement infiniment plus dramatique que prévue, le conflit ayant duré quatre ans, fait des dizaines de millions de morts et de blessés, et laissé des régions entières ravagées.

L'expression est employée de façon ironique :

    • pour désigner une situation dans laquelle des personnes s'engagent avec un enthousiasme et un entrain injustifiés, que les circonstances ne justifient guère.

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : les gens veulent tous être confinés, à présent !".

    • pour signifier que "Cela recommence".

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : le ministre va encore nous dire qu'il faut faire des efforts !".

    • ou pour dénoncer un conflit récurrent.

Elle a ainsi commencé à être utilisée, après la Première Guerre mondiale, dès lors qu’une tension renaissait avec l’Allemagne, ce qui fut le cas dans les années 20 avec l’occupation de la Ruhr (Allemagne) puis, évidemment, en 1939, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

  • et l'expression "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1940" ou "Repartir comme en 1940" - constitue un simple détournement moderne de l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14", qui demeure l'expression de référence.

Utilisée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, elle comporte cette fois une connotation de défaite et d’éternel recommencement des guerres, après celles de 1870, 1914-1918, 1939-1945 ou d'indochine.

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr

"Fichtre !" et "Fichtrement" ou "Foutrement".

Ces trois mots sont synonymes de "Bigre !" et "Bigrement" ou "Bougrement", qui appartiennent au registre familier et au registre désuet, que - personnellement - je préfère utiliser :

  • l'interjection "Fichtre !" appartient en effet au registre populaire et constitue une exclamation exprimant la crainte, le dépit, l'étonnement ou l'admiration.

On dit par exemple : "Fichtre ! Tu avais oublié de me dire que ta femme était aussi jolie !".

  • tandis que "Fichtrement", qui relève également du registre populaire, est un adverbe dérivé du mot "Foutrement", appartenant, lui, au registre vulgaire, puisque dérivé du substantif masculin "Foutre" signifiant "Sperme".

Tout comme "Bigrement" ou "Bougrement", ces adverbes "Fichtrement" et "Foutrement" signifient : très, extrêmement ou rudement (registre familier).

On dit par exemple : "Ce resto était fichtrement cher !".

Ou : "J'ai trouvé ce film foutrement bon !".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

Ne dites pas : "J'le crois pas !" ni même "Je ne le crois pas !".

Mais plutôt : "Cela dépasse l'entendement" !

Vous passerez ainsi du registre populaire ou du langage courant au registre soutenu.

"Le kiki".

Étrangement, ce substantif masculin en forme de gémination peut tout aussi bien désigner :

Verge au repos

 

  • dans le langage enfantin : la verge (ou le pénis),

On dit par exemple : "Remet donc ton maillot de bain, Thomas : tout le monde voit ton kiki !".

Un cou féminin

  • et dans registre populaire, à travers la locution verbale "Serrer le kiki" : le cou.

On dit par exemple : "Tu me fais mal : tu me serres le kiki !".

On retrouve également le mot "Kiki" dans une autre expression déjà évoquée : "C'est parti mon kiki !".

"Perpète" et "À perpète".

  • "Perpète" est un adjectif signifiant :
    • dans le registre argotique : perpétuité.

"Prendre perpète" signifie ainsi, par ellipse : être condamné à une peine de réclusion à perpétuité.

On dit par exemple : "Raoul le prétentieux a pris perpète pour avoir accidentellement fait glisser  Fredo les bretelles dans une bétonneuse".

    • et dans le registre populaire : indéfiniment, très longtemps.

On dit par exemple : "On va pas attendre perpète que tu trouves le fric !".

  • et "À perpète" est une locution adverbiale du registre argotique signifiant :
    •  à perpétuité, à vie.

 Une "condamnation à perpète", désigne ainsi une peine de prison à vie.

    • à une très grande distance.

On dit par exemple : "Mon beauf habite à perpète, dans un trou paumé".

Les locutions adverbiales "À dache" (registre argotique) ou "Au diable" (idiotisme religieux relevant au langage courant) peuvent également être employées.

Source : www.cnrtl.fr

"Serrer le kiki".

Cette étrange locution verbale du registre populaire signifie : serrer le cou, étrangler.

On dit par exemple : "Arrête donc de serrer le kiki de ton grand frère comme ça : tu vas finir par l'étouffer, voyons" !

Le mot "Kiki" peut cependant avoir en français plusieurs significations différentes.

Et on le retrouve également dans une autre expression déjà évoquée : "C'est parti mon kiki !".

"Être à la bourre", "Être de première bourre" et "Être en pleine bourre".

Ces deux locutions adverbiales du registre populaire signifient respectivement :

  • "Être à la bourre" : être en retard, ne pas être à l'heure ; être pressé.

On dit par exemple : "J'suis à la bourre ; mon réveil n'a pas sonné !".

  • "Être de première bourre" : être de première qualité, de qualité supérieure, de premier ordre, de premier choix  ; très bien, parfait, excellent.

On dit par exemple : "Il est de première bourre ton pinard, Manu !".

  • et "Être en pleine bourre" : être en pleine forme.

On dit par exemple : "L'équipe est vraiment en pleine bourre en ce moment et cette rencontre ne devrait pas les inquiéter".

Sources : www.linternaute.fr, www.larousse.fr et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "Dis-y qu'cest un bouquin" !

Mais : "Dis LUI qu'IL S'AGIT D'un LIVRE" (langage courant) !

La formule "Dis-y" relève du registre populaire et le substantif masculin "Bouquin" du registre argotique.