On ne dit pas : "C'te" !

L'ancien joueur de football international français Johan Micoud

Comme le fait, hélas, très régulièrement l'ancien joueur de football français Johan Micoud, dans l'émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "CETte" !

Cette prononciation défectueuse et vulgaire de cet adjectif démonstratif relève du registre populaire.

Et elle a véritablement le don de m'exaspérer.

"Nib" et "Un nib".

Le mot "Nib" nous vient de l'arabe marocain "Nib" signifiant "Rien".

En français, il relève du registre argotique, du registre populaire ainsi que du registre désuet.

Et il peut tout aussi bien être pronom indéfini invariable, qu'adverbe ou substantif masculin.

  • Pronom indéfini invariable : dans ce cas, nib signifie rien.

On dit par exemple : "Je te préviens : dans cette boîte, pour ce qui est des augmentations, nib !".

  • Adverbe de négation : nib signifie alors rien à faire.

On dit par exemple : "Alors, elle te va cette robe ? Nib de nib : elle me boudine !".

  • Substantif masculin : un nib désigne alors, selon le contexte :
    •   un incapable, un bon à rien.

On dit par exemple : "Ce nib ne sait même pas tenir un stylo !".

    • une affaire, un vol.

On dit par exemple : "Pas question de monter un nib avec ce mec-là !".

On retrouve également le mot "nib" dans les formules "Nib !", "Nib de", "Nib de nib" et "Que nib !".

Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Alvin" et "Alvine".

Ces deux adjectifs peu usités signifient : qui se rapporte au ventre ou qui en provient.

On parle par exemple de "Flux alvin" pour parler de la diarrhée.

Ou de "Déjection alvine" et d'"Évacuation alvine".

Source : www.cnrtl.fr

 

Ne dites surtout pas : "T'écris que d'la merde, espèce de connard !"

Mais plutôt : "Je ne goûte guère le flux alvin de votre prose, mon ami" !"

Vous passerez ainsi du registre vulgaire au registre soutenu et au registre désuet, ainsi qu'au registre scatologique.

Mais votre propos ne perdra rien en violence, bien au contraire, je vous le garantis !

"Faire ficelle".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie : faire vite, se dépêcher, agir rapidement et efficacement.

On dit par exemple : "Ce chèque impayé tombe mal : il va falloir faire ficelle pour trouver du fric".

Source : wiktionary.org

"Être trop" ou "C'est trop".

Cette locution verbale se retrouve dans deux niveaux de langue différents :

  • dans le langage courant tout d'abord :
    • comme formule de politesse, pour exprimer sa reconnaissance, ses remerciements.

On dit par exemple : "C'est trop... c'est trop pour moi, voyons : il ne fallait pas !".

    • ou pour dire son indignation et affirmer que sa patience vient à bout.

On dit par exemple : "C'est trop ! Non, non : je n'en supporterai pas davantage !".

Ou : "C'en était trop, monsieur le commissaire : c'est pour ça que j'ai découpée ma femme en rondelles. Je lui avais dis cent fois que je détestais les brocolis".

  • et dans le registre familier, chez les jeunes, sur le modèle de l'anglais "Too much" : être remarquable dans son genre, susciter l'admiration, l'enthousiasme ; être épatant, formidable, sensationnel, terrible.

On dit par exemple : "J'adore ce mec, il est trop !".

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Good cop/bad cop" ?

Guy Pearce et Russell Crow, dans le film états-unien "L.A. Confidential", de Curtis Hanson (1997)

Et pas simplement, en français : "Bon flic/mauvais flic" ou "Gentil flic/méchant flic" !

Cette technique est une tactique psychologique couramment utilisée dans la négociation et les interrogatoires.

Elle implique une équipe de deux négociateurs ou interrogateurs, ayant apparemment une attitude opposée à l'égard de l'interrogé. Selon les moments, le duo peut interroger la personne tour à tour ou simultanément.

Technique

Le "mauvais (ou méchant) flic" prend une attitude agressive et négative à l'égard de l'interrogé, lançant des accusations flagrantes, des commentaires désobligeants, des menaces, etc.

Le sentiment d'antipathie qu'il suscite prépare le terrain pour le "bon (ou gentil) flic", qui agit pour sa part avec bienveillance, semblant apporter un soutien et de la compréhension, voire de la compassion, et faisant ainsi naître un sentiment de sympathie à son égard.

La personne interrogée sent qu'elle peut coopérer avec le "bon (ou gentil) flic", soit parce qu'elle a confiance en lui, soit parce qu'elle a peur du "mauvais (ou méchant) flic". Auquel cas, elle peut rechercher la protection du "bon (ou gentil) flic" et fournir les informations que les enquêteurs recherchent.

Cette technique a cependant ses inconvénients puisqu'elle peut être facilement identifiée et que le "mauvais (ou méchant) flic" peut s'aliéner l'interrogé.

Une technique qui fonctionne

Une étude allemande, réalisée par Francesca D’Errico de l’université d’Uninettuno (Italie) et Cornelia Wrzus de l’université de Mayence (Allemagne), publiée dans Frontiers in Psychology, et repérée par le New York Magazine, en 2017,  démontre qu’une personne soumise à des changements émotionnels répétés - c’est-à-dire passer d’un état positif (l'effet "good cop") à un état négatif (l'effet "bad cop") et inversement - est plus encline et plus prompte à se conformer à ce qu’on lui demande.

Une technique très présente dans le cinéma hollywoodien

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir (ou revoir : on ne saurait s'en lasser) cette extraordinaire scène de l'excellent film états-unien "L.A. confidential", réalisé en 1997 par Curtis Hanson.

Affiche du film états-unien "L.A. confidential", de Curtis Hanson (1997)

Avec Russell Crowe dans le rôle du "mauvais (ou méchant) flic" (le "bad cop"), Guy Pearce, dans celui du "bon (ou gentil) flic" (le "good cop") et Ron Rifkin, dans celui du procureur général, se vantant d'avoir pratiquement inventé lui-même la technique du "Good cop/bad cop".

Source : wikipedia.org et www.slate.fr et  vvvv

 

"Lui, c'est lui et moi, c'est moi".

L'homme politique français, Premier ministre, en septembre 1984

Les plus jeunes l'ignorent souvent, cette phrase, entrée dans le langage courant est à l'origine une réplique de l'homme politique français Laurent Fabius, datant du 5 septembre 1984.

Ce jour là, en effet, dans l'émission "L'heure de vérité", diffusée en direct sur la chaîne de télévision publique française Antenne 2, le journaliste français Alain Duhamel demande à Laurent Fabius, devenu 50 jours plus tôt, le 17 juillet 1984, le second Premier ministre du président François Mitterrand, s'il peut être un chef de gouvernement autonome alors qu'il devient le premier collaborateur de celui dont pour lequel il a toujours travaillé.

Laurent Fabius lui rétorque alors : "Je vais vous faire une révélation : lui c'est lui et moi c'est moi".

Pour voir la vidéo sur le site de L'INA : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i12048499/laurent-fabius-lui-c-est-lui-et-moi-c-est-moi

Source : www.ina.fr

"Le plus jeune Premier ministre de la Cinquième République" ou "Le plus jeune chef de gouvernement de la Cinquième République".

L'homme politique français Laurent Fabius

Cette locution verbale en forme de périphrase, qui relève du jargon journalistique et du h=jargon politique, désigne : Laurent Fabius.

Né le 20 août 1946, cet homme d'État français, membre du Parti socialiste à partir de 1974, est député de la 2e circonscription de la Seine-Maritime (76) de 1978 à 1981.

Sous la présidence de François Mitterrand, il est ministre du Budget, de 1981 à 1983, puis de l'Industrie et de la Recherche, de 1983 à 1984. Il est nommé, le 17 juillet 1984, Premier ministre, devenant ainsi - et demeurant à ce jour - le plus jeune chef de gouvernement de la Cinquième République.

Le gouvernement Fabius, derrière Laurent Fabius et le président François Mitterrand, sur les marches de l'Élysée, le 17 juillet 1984.

Il occupe cette fonction jusqu'à la défaite de la gauche aux élections législatives de 1986, et retrouve ensuite son mandat de député de la Seine-Maritime.

Après la victoire de la gauche aux élections législatives de 1988, il est élu président de l'Assemblée nationale. Il doit alors faire face à l'affaire du sang contaminé, dans laquelle il est relaxé mais qui entache durablement sa popularité. Il démissionne de la présidence de l'Assemblée nationale en 1992 pour devenir premier secrétaire du PS. Il quitte la tête du parti un an plus tard, après la défaite de la gauche lors des élections législatives.

La victoire de la "gauche plurielle" aux élections législatives de 1997 lui permet d'accéder à nouveau à la présidence de l'Assemblée. Trois ans plus tard, en 2000, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Lionel Jospin.

Il prend une position minoritaire au sein du Parti socialiste en appelant à voter "non" au référendum de 2005 sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. En 2006, il se porte candidat à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007, mais il est devancé par Dominique Strauss-Kahn et par Ségolène Royal, qui l'emporte.

À la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, il est ministre des Affaires étrangères dans les deux gouvernements Jean-Marc Ayrault, de 2012 à 2014, date à laquelle il voit ses compétences élargies au Développement international au sein du gouvernement Manuel Valls.

Jean-Louis Debré et Laurent Fabius, au Conseil Constitutionnel

En 2016, il quitte le ministère des Affaires étrangères pour devenir président du Conseil constitutionnel, ayant été nommé par François Hollande en remplacement de Jean-Louis Debré.

 

Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, le 25 janvier 2022

Vie privée

Fils de l'antiquaire André Fabius, il est le frère de l'antiquaire français François Fabius et de la costumière et chef décoratrice française Catherine Leterrier.

Le Premier ministre Laurent Fabius et sa première épouse, François Castro, dans le parc de l'hôtel Matignon

Et il a été marié à la productrice de télévision française Françoise Castro, de 1981 à 2002, puis, à partir de 2002, àla femme d'affaires française Marie-France Marchand-Baylet, présidente du groupe de presse La Dépêche.

Laurent Fabius et sa seconde épouse, Marie-France Marchand-Baylet

Son fils aîné, David Fabius, né en 1978 et mort le 1er septembre 2022, fruit de son union avec Christine d'Izarny-Gargas, son assistante parlementaire, travaillait dans l'audiovisuel.

Le cadet, Thomas Fabius, né le 16 novembre 1981, dirigeant de plusieurs PME, principalement dans les secteurs de l’immobilier et de la gestion d’entreprises, est connu pour ses frasques et démêlés avec la justice.

Et le benjamin, Victor Fabius, né le 15 avril 1983, est directeur associé de McKinsey & Company, à Paris (75).

Source : wikipedia.org

"Tangible".

Cet adjectif relève du registre soutenu.

Il nous vient du latin "tangere" signifiant "palpable".

Et il signifie, selon le contexte :

  • que l'on peut connaître en touchant.

On parle par exemple de "La réalité tangible de quelque chose".

  • dont la réalité est évidente, matérielle, concrète, sensible ; que chacun peut constater ; qui ne saurait être mis en doute.

On parle par exemple de "Preuves tangibles".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wikipedia.org

"Une cohorte".

Ce substantif féminin est polysémique puisqu'il désigne selon le contexte :

  • dans l'Antiquité romaine : un corps d’infanterie dans la légion romaine ("une cohorte de fantassins"),
  • par extension, surtout au pluriel, dans le registre soutenu : une troupe armée ("de vaillantes cohortes"),
  • au sens figuré :
    • un groupe important de personnes ("une cohorte d'étudiants"),
    • dans le domaine religieux : l'ensemble des anges, des saints et des bienheureux ("Les saintes cohortes"),
  • en démographie : un ensemble d’individus ayant vécu un même événement au cours d’une période donnée ("la cohorte des hommes devenu veuf en 2020),
  • et en biologie : un niveau intermédiaire introduit entre légion et ordre, afin de mieux décomposer l’arbre de la vie entre les classes et les ordres de la classification classique du vivant.

Source : wiktionary.org