On ne dit pas : "J'te dis pas !" ni "J'vous dis pas !" !

Mais : "JE NE te dis pas !" et "JE NE vous dis pas" !

Ces locutions interjectives du registre populaire signifient "Tu n'imagines pas !" ou "Vous n'imaginez pas !".

On dit par exemple : "Il y avait un monde : je ne te dis pas !".

Ou : ": Il avait un de ces appendice : je ne vous dis pas !".

"Nota bene" ou "N. B.".

Cette locution latine invariable du XVIIIe siècle signifie "Bien noter que".

Cette mention est généralement utilisée en tête d’un document, d'une note ou d’une remarque, afin d’attirer l’attention du lecteur sur un point important, une précision.

On peut également la trouver à la fin d’une lettre, mais elle se distingue du "post-scriptum" qui est spécifiquement une note palliant un oubli.

On ne dit pas : "Disgresser", "Une disgression", "Faire une disgression" ou "Faire des disgressions" !

Comme on l'entend malheureusement trop souvent...

Mais : "Digresser", "Une digression", "Faire une digression" ou "Faire des digressions" !

Sans "s" entre le "i" et le "g".

Le verbe "Digresser" et le substantif "Digression" découlent en effet tous deux du latin "Digressio", qui désigne l'action de s'éloigner.

Aussi "Disgresser" ou "Disgression" ne sont-ils donc que d'affreux barbarismes.

"L'olfaction".

Ce substantif du registre soutenu désigne ce que l'on appelle plus couramment "l'odorat".

C'est à dire : le sens qui permet d'analyser les substances chimiques volatiles (odeurs) présentes dans l'air.

Ce sens est moins utilisé chez l’être humain que chez de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant.

L'odeur personnelle semble néanmoins encore jouer un ou plusieurs rôles chez l'humain en termes de communication non verbale, à plusieurs âges de la vie, avec des nuances notamment selon le sexe (Homme/Femme), selon l'âge ou selon les contextes socio-culturels.

C'est naturellement le nez qui est l'organe de l'olfaction chez l'être humain.

Source : wikipedia.org

12 façons de dire "Le nez".

Un nez

Comme la plupart du temps, c'est naturellement le registre argotique qui nous offre le plus large éventail de possibilités avec pas moins de huit termes.

"Le pif" est le plus couramment utilisé, suivi, je pense, par "le tarin" et "le blair".

"Le blase" (ou "le blaze"), "le tarbouif" et "le nase" (ou "le naze") me semblent moins fréquemment usités, de même que "le reniflant" et "le renifloir".

Enfin, le registre soutenu nous offre "L'appendice nasal", "L'organe de l'odorat", "L'organe olfactif", voire "La partie saillante du visage, située entre le front et la lèvre supérieure".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la polysémie du mot "Nez".

Source : wiktionary.org

"Un nez".

Ce substantif du langage courant désigne :

Un nez

  • au sens propre : la partie proéminente du visage, située au-dessus de nos lèvres, entre la bouche et le front, impliquée notamment dans la respiration et l'olfaction.

L’intérieur du nez est une cavité creuse (la "fosse nasale"), divisée en deux "narines" par une fine lame de cartilage et d’os appelée "cloison nasale".

Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
  • et par extension : la personne qui prépare et teste les mélanges d'essences pour composer et créer un parfum.

À mi-chemin entre l'artiste et le chimiste, le "nez" est un maillon essentiel de la création d'un parfum et un personnage clé de l'industrie du parfum.

Ils ne sont qu'une centaine dans le monde.

Et il ne faut pas moins de trois années d'études et sept années ans de stage, soit dix années de formation, pour devenir "nez".

En début de carrière un "nez" est capable de discerner 350 odeurs différentes et, en fin de carrière, plus de 3.000.

Voir également mon article consacré à toutes les façons de dire "Un nez".

Sources : www.msdmanuals.com, www.cosmopolitan.fr et www.passeportsante.net

"Un baveux" ou "Le baveux".

Ce mot français peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue utilisé ou du côté de l'Atlantique où l'on se situe :

  • il désigne ainsi, chez nos amis québecois - dans le registre populaire - une personne arrogante et provocatrice.
  • et dans notre pays :
    • dans le langage courant, dans le Sud-Est de la France : le "bolet jaune", un champignon comestible, également appelé "beurré ou "nonnette voilée".

Bolets jaunes, également appelés "baveux", "beurrés" ou "nonnettes voilées"

    • et dans le registre argotique :
      • un avocat.

On dit par exemple : "Avec un bon baveux j'aurais pu éviter la taule".

Un avocat

      • ou : la verge (le pénis).
Verge épilée au repos
Verge épilée au repos

 

On dit par exemple : "J'me suis astiqué le baveux".

On retrouve par exemple ce mot - parmi beaucoup d'autres synonymes - dans la chanson grivoise "Les nuits d'un damoiseau".

Source : wiktionary.org

Lorsque Jean Giraud trouvait son inspiration dans le pilote d'un feuilleton états-unien...

"Hondo et les apaches" de Lee H. Katzin (1967)
  • "La Piste des Sioux" est le neuvième album de la célébrissime série de bande dessinée western "Blueberry", créée le 31 octobre 1963 sous le nom de "Fort Navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry", par Jean Giraud (au dessin) et Jean-Michel Charlier (au scénario).
Couverture de "La piste des sioux" (1971), le 9e album de Fort navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry, de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier.
Couverture de "La piste des sioux" (1971), le 9e album de Fort navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry, de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier.

D'abord prépublié dans le journal hebdomadaire Pilote avant d’être publié en album en 1971, il s'agit du troisième volume du "Cycle du cheval de fer", après "Le cheval de fer" (1970) et "L'homme aux poings d'acier"(1970) et avant "Le général Tête jaune" (1972).

Heureuse période où l'on pouvait ainsi se délecter de quatre albums de Blueberry en 2 ans !

Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
  • "Hondo, l'homme du désert" ("Hondo") est un film états-unien, réalisé en relief (3-D) en 1953 par John Farrow, le mari de l'actrice Maureen O'Sullivan (la "Jane" des six premiers "Tarzan" avec Johnny Weissmuller) et le père de Mia Farrow, l'ancienne compagne de Woody Allen.
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)

Avec John Wayne dans le rôle-titre. Et d'après un roman homonyme ("Hondo") publié la même année (1967) par le romancier Louis L'amour, auteur - entre autres - de la série "Hopalong Cassidy" (sous le nom de Tex Burns).

Hondo (John Wayne) et lson chien Sam, dans "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (1953)
Hondo (John Wayne) et son chien Sam, dans "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (1953)
  • Le succès important du film - une des plus grosses recettes parmi toutes les productions 3-D des années 1950 - entraîne la création, 14 années plus tard, de "Hondo", un feuilleton télévisé états-unien en 17 épisodes de 60 minutes, diffusé entre le 8 septembre 1967 et le 29 décembre 1967 sur le réseau ABC.

Et en France, sur la première chaîne de l'ORTF, à partir du 5 juin 1970.

Avec l'acteur états-unien Ralh Taeger (30 juillet 1936 - 11 mars 2015) dans le rôle-titre.

Ralph Taeger dans le rôle-titre du feuilleton états-unien "Hondo" (1967) sorti en France en 1970.
Ralph Taeger dans le rôle-titre du feuilleton états-unien "Hondo" (1967) sorti en France en 1970.
  • Réalisé par Lee H. Katzin, le pilote du feuilleton est sorti en salle la même année (1967), sous le titre "Hondo et les apaches" ("Hondo and the apaches").
Affiche en anglais du téléfilm "Hondo et les apaches" de Lee H. Katzlin (1967)
Affiche en anglais du téléfilm "Hondo et les apaches" de Lee H. Katzlin (1967)

Au vu des différentes photos et affiches promotionnelles de ce "téléfilm", on peut raisonnablement penser que Jean Giraud s'en est inspiré pour la réalisation de la magnifique couverture de "La piste des sioux".

Et cela bien qu'il n'en ait étrangement jamais parlé à Numa Sadoul lors de leurs nombreux entretiens, lui qui pourtant - je cite Numa - "n’avait aucune gêne à avouer ses sources".

Source : wikipedia.org

"Baguenauder" et "Se baguenauder".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre familier qui signifie :

  • au sens propre : s’amuser à des choses vaines et frivoles, à l'instar des enfants qui font claquer les baguenaudes en les crevant.
  • et , par extension : se promener sans but précis ; flâner.

On dit par exemple : "J'aime les mots est un blogue dans lequel on peut se baguenauder, à l'instar des almanachs d'autrefois où chacun piochait ce qui l'intéressait, au gré de son humeur et de sa fantaisie.

Sources : www.larousse.fr et www.wiktionary.org