Ce substantif masculin polysémique nous vient du grec ancien "kopros" ("excrément") et "lithos" ("pierre").
Et il désigne, selon le contexte :
en géologie et en paléontologie : un excrément humain ou animal minéralisé, fossilisé,
Un coprolithe de dinosaure
ou, en biologie : une accumulation de matières fécales déshydratées, stagnantes et durciesdans le rectum, également appelée "Fécalome" ou "Fécalithe" (substantifs masculins).
au sens propre, dans le langage courant : dans un matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, etc.) au moyen de pâtes faites de ciment, chaux, etc., et d'eau,
On dit par exemple : "Ces piliers en béton sont garantis cinquante ans".
et au sens figuré, dans le registre familier :
très solide, fiable, à toute épreuve, sans défauts ni lacunes.
On dit par exemple : "J'ai signé un contrat en béton", "Nous avons un dossier en béton" ou "Mon client possède un alibi en béton".
ou : très résistant, inaltérable.
On dit par exemple : "Tu peux y aller sans crainte et stocker tous tes cartons : regarde les poutres, c'est du béton".
Sources : www.cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr
Ces différentes locutions nominales masculines en forme d'idiotismes corporels ne manquent pas de surprendre nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.
Ainsi naturellement que les personnes à l'esprit mal placé !
Tous désignent : une activité professionnelle, plus ou moins réglementée, liée à la préparation de produits et mets relevant de l'alimentation humaine ; cela dans un cadre artisanal ou industriel.
Comme par exemple : boucher, charcutier-traiteur, volailler, poissonnier, écailler, crémier-fromager, boulanger-pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier, sommelier, caviste, cuisinier, pizzaïolo, commerce des primeurs, fruits et légumes, etc.
Nécessitant souvent une compétence spécifique née de formation et de pratique, les métiers de bouche sont soumis à de nombreuses contraintes (hygiène, connaissance de codes professionnels, horaires, éventuelle pénibilité). Certains demandent une grande habileté manuelle, d'autres, de façon annexe, mais obligatoire, des aptitudes comptables et commerciales. Et dans tous les cas une aptitude au contact avec la clientèle.
Ces deux substantifs désignent, dans le registre argotique : les menottes, ces bracelets métalliques réunis par une chaîne, qui se fixent aux poignets d'un prisonnier.
On dit par exemple : "Malgré ses bracelets, Ritonle balafré a réussi à se faire la malle".
Ou : "J'allais leur passer les pinces, quand un complice m'a assommé par derrière, chef".
Ce superbe substantif masculin nous vient du grec ancien "koruphé" ("sommet de la tête").
Et il désigne :
au sens propre :
dans la tragédie et la comédie grecque antiques : un chef de choeur.
Le coryphée se situe le plus souvent au milieu de la scène, et est chargé de guider le choeur auquel il répond, dont il répète les propos ou qu'il questionne. Il prend parfois la parole au nom du choeur et se trouve être le seul à dialoguer avec le personnage en scène.
Comme tout acteur dans la Grèce antique, le coryphée est un homme (éventuellement déguisé en femme), un citoyen (éventuellement déguisé en barbare), qui porte masque et costume
dans le théâtre et l'opéra : un chanteur faisant partie du choeur, et s'en détachant pour s'adresser au public ou aux personnages en un solo plus ou moins développé, avant de rentrer dans le rang,
dans le ballet classique : un danseur auquel on confie parfois un court rôle de soliste,
dans la danse : un danseur ayant atteint le 4e échelon de la hiérarchie, après avoir été quadrille,
et, par extension, dans le registre soutenu : celui qui tient le premier rang ; un chef.
On dit par exemple : "La foule est souvent dans l'attente d'un coryphée, dont elle pourra admirer la admirer la fougue et la vaillance".
"Devise" ou "Devises" est un mot polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :
"Une devise" ou "Des devises" :
dans le domaine économique et financier :
tout actif financier liquide libellé en monnaie étrangère,
et par métonymie : l'unité monétaire d'un pays étranger, par opposition à la "monnaie", qui est l'unitaire monétaire de son propre pays,
On dit par exemple : "L'arrivée de l'euro a bien simplifié la vie des voyageurs en Europe, qui ne sont plus obligés de se procurer des devises différentes pour chacun des pays visités".
en héraldique : une figure emblématique accompagnée d'une courte formule qui, généralement, s'y rapporte,
par métonymie : la formule seule,
On dit par exemple : "La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité".
par analogie : une courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d'ordre, résumant une règle de conduite ou un idéal ; un adage, une maxime, une sentence,
On dit par exemple : "J'adore être pris pour un con par les imbéciles : telle est ma devise".
et "Je devise" et "Tu devises" :
je converse, je discute, je m'entretiens familèrement avec quelqu'un, ou tu converses, tu discutes, tu t'entretiens familièrement avec quelqu'un.
On dit par exemple : "Je devise souvent avec des collègues à l'heure de l'apéro".
et pour nos amis Suisses : j'établis un devis ou tu établis un devis.
Bien qu'elle soit couramment utilisée en France au sein de certains services commerciaux, cette acception du verbe "Deviser" constitue un helvétisme.
Source : www.journaldunet.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.
Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".
"Un coup de téléphone" relève du langage courant.
"Un coup de fil" relève du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",
et "Un coup de bigophone" ou - par apocope - "Un coup de bigo", relève du registre populaire.
Parce que l'usage de cette formule est contraire aux bonnes manières, la langue française - pourtant si riche en idiotismes alimentaires - ne compte aucun synonyme de la locution interjective "Bon appétit" (registre populaire), en dehors de la classique apocope "Bon ap' !" (ou "Bon app' !") (registre familier).
Et de l'inepte "Un excellent appétit !" (par ellipse de "Je vous souhaite un excellent appétit !"), dont nous gratifientfréquemment les serveurs de restaurant, se croyant certainement très polis.
Voire du cocasse "Bonne dégustation", que l'on croit bon de vous servir, quand bien même vous n'êtes jamais assis que devant une assiette de spaghetti bolognaise.
On peut toutefois souhaiter à ses convives ou commensaux : "Régalez-vous !" (langage courant) ou "Régalez vos papilles !" (registre soutenu).
Sources : wiktionary.org et www.academie-francaise.fr
Cette locution nominale féminine relève du langage courant.
Et elle désigne l'ensemble des opérateurs :
pratiquant le commerce de détail de biens de consommation et éventuellement des services associés (livraison, financement) à destination des consommateurs finaux,
à partir de points de vente disposant d'une grande surface réservée à la vente, ainsi que d'autres zones accessibles aux clients (parking) ou non (stocks-réserves),
organisés pour la vente en libre-service, les produits étant exposés sur des linéaires pour être choisis et prélevés directement par le consommateur.
Ce secteur économique est constitué des supérettes, supermarchés, hypermarchés, ainsi que des entreprises du grand commerce spécialisé (ameublement, bricolage, loisirs, etc.).