"Une baignoire sabot".

Une baignoire sabot

Cette étrange locution nominale féminine, qui m'avait beaucoup intrigué étant enfant, dans les années 1960, relève du langage courant.

Également appelée "Baignoire assise", elle désigne : une baignoire en forme de siège, plus courte et plus haute qu'une baignoire tradtionnelle, permettant de prendre un bain en position assise.

Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle
Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle

Elle est particulièrement adaptée aux personnes à mobilité réduite ou aux salles de bains de petites surfaces, puisqu'un modèle de seulement 120cm x 70cm convient parfaitement a une personne de taille moyenne.

Un petit modèle de baignoire sabot
Baignoire-sabot

Outre un gain de place considérable, elle offre un grand confort, la position assise créant un sentiment de sécurité immédiat chez les personnes âgées. Et davantage encore, bien sûr, lorsque la baignoire sabot intègre une porte facilitant l'entrée et la sortie.

Enfin - et je l'ai expérimenté pour ma part, à la fin des années 1990, avec ma fille aînée, aujourd'hui devenue médecin (comme le temps passe !) - la baignoire sabot est idéale pour les enfants : un petit de 2 à 4 ans qui joue ne remarque absolument pas la différence entre une petite et une grande baignoire, l'important étant de passer un bon moment, puis d'être correctement savonné !

Sources : www.batiproduits.com et www.sawiday.fr

"L'heure de table".

"L'heure de table" ("La pause-déjeuner" pour nos amis belges)

Cette étrange locution nominale féminine relevant du langage courant est utilisée par nos amis belges pour désigner : la pause-déjeuner.

On dit par exemple : "Pour parler à M. De Mesmaeker, il faudrait rappeler vers 14H30, car il est en heure de table".

"Péremptoire".

Cet adjectif peut avoir deux significations très différentes, selon qu'il est utilisé dans le domaine juridique ou dans le langage courant.

  • dans le domaine juridique, en effet, il qualifie ce qui consiste dans la seule allégation de la péremption,
  • tandis que dans le langage courant, il signifie, par extension : qui n'admet aucune objection ; qui indique que l'on ne peut rien répliquer, qui exclut toute discussion ; catégorique, décisif.

On dit par exemple : "Vous parlez d'un ton péremptoire de problèmes dont vous ignorez l'essentiel".

Ou : "Cette affirmation péremptoire n'engage que vous, mon ami".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

Pourquoi dire : "Un hard discounter" ?

Les principales EDPM (Enseignes à Dominante Marques Propres) présentes en France

Et pas, en français, selon le contexte :

  • "Un SDPM" ou "Un Supermarché à Dominante Marques Propres",
  • ou : "Une EDPM" ou "Une Enseigne à Dominante Marques Propres" !

À savoir : un magasin de distribution de moyenne surface, à forte dominante alimentaire, basé sur une pratique de prix bas, qui s'est fortement développé en France à partir des années 1990 et jusqu'au début des années 2000.

Le modèle a été initialement importé en France par les enseignes allemandes Lidl et Aldi avant d'être ensuite copié par des enseignes spécifiques développées par les grands distributeurs français.

Un SDPM (Supermarché à Dominante Marques Propres" (magasin de hard-discount)

Depuis quelques années le modèle semble rencontrer quelques difficultés sur le marché français et a fortement évolué au point de pouvoir s'interroger sur la pertinence d'utiliser encore le terme "hard discount".

Le modèle originel permet généralement des prix bas par :

- la quasi-absence de services,
- un environnement de vente spartiate,
- une réduction des coûts de manutention (mise en rayon par palettes),
- une limitation du nombre de références offertes,
- une présence souvent très limitée des grandes marques,
- une forte polyvalence des salariés,
- une forte puissance d'achat (concentrée sur un petit nombre de références),
- et des investissements publicitaires souvent limités.

Les hypermarchés traditionnels ont riposté en mettant en place des rayons spécifiques reprenant ces principes.

Et depuis quelques années, le "hard discount" à la française a un peu assoupli son caractère spartiate, en accueillant désormais quelques grandes marques jugées incontournables.

Source : www.fcd.fr et www.definitions-marketing.com

16 façons de dire : "La nourriture".

De la nourriture

Une telle abondance de synonymes n'est naturellement guère surprenante au pays de la gastronomie.

"La boustifaille" et "La bectance" (ou "La becquetance"), "La bouftance" (ou "La bouffetance") relèvent du registre populaire.

Et "La bouffe", "La graille" et "La tortore" appartiennent au registre argotique.

"La cuistance" et "La mangeaille" relève du registre familier, ainsi qu'au registre désuet.

Un registre auquel appartient également "La provende".

"Les aliments", "Les produits alimentaires", "Les provisions",  "Les victuailles" ainsi que "Les vivres" relèvent du langage courant.

Et "La pitance" ou "Les mets" au registre soutenu.

"Une tête de gondole".

Cette locution nominale féminine relève du jargon mercatique de la grande distribution.

Et il désigne, au sens propre :

  • l'emplacement particulièrement visible, situé en bout de rayon et donnant sur les allées de circulation principales et sur l'allée centrale d'un magasin, permettant la présentation en masse d'articles de consommation courante.

On en trouve notamment dans les supérettes, supermarchés, hypermarchés, SDPM (Supermarchés à Dominante Marques Propres) et GSS (Grandes Surfaces Spécialisées).

La mise en tête de gondole peut avoir une forte influence sur les ventes et les multiplier par 2 ou 3 selon l'offre.

Elle s'accompagne donc généralement d'une opération promotionnelle et de la mise à disposition d'un mobilier de PLV.

Et elle est négociée entre le fournisseur et le distributeur, qui réclame au premier une importante contribution financière pour bénéficier de cette visibilité accrue.

  • et au sens figuré : ce qui est exposé à la première place, au premier rang, au devant ; ce que l'on expose de façon ostentatoire ; ce dont on se targue.

On dit par exemple : "Cet écrivain est l'une des têtes de gondole des éditions Gallimard".

Sources : www.definitions-marketing.com, www.larousse.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Il a pas scoré" ?

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme a pu le déclarer, le 12 octobre 2021, l'ancien conseiller sportif français Gilles Favard, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Il N'a pas MARQUÉ" !

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Le foot US" ?

La journaliste sportive française Candice Rolland

Comme a pu le déclarer, le 9 octobre 2021, la journaliste sportive française Candice Rolland, en commentant la rencontre amicale de football "Portugal-Qatar", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Le footBALL AMÉRICAIN" !

Le football américain

Ce sport collectif extrêmement différent du football oppose deux équipes de onze joueurs qui alternent entre la défense et l'attaque, le but du jeu étant de marquer des points en amenant le ballon dans la zone d'en-but adverse.

Les points peuvent être marqués de différentes façons :

  • en franchissant la ligne de but avec le ballon,
  • en lançant le ballon à un autre joueur situé de l'autre côté de la ligne de but,
  • en plaquant le porteur du ballon de l'équipe adverse dans sa propre zone d'en-but,
  • ou en tirant au pied le ballon entre les poteaux du but adverse.

Le vainqueur est l'équipe ayant marqué le plus de points à la fin du match.

Le football américain

Aux États-Unis et au Canada (y compris au Québec), le football américain (ainsi que son pendant canadien, le football canadien) est simplement appelé "football".

En revanche, le sport dénommé "Football" au niveau mondial y est appelé "Soccer".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Si y en a un qui marque trois buts, c'est lui qui prendra le lead" ?

L'ancien joueur de football international français, devenu entraîneur et sélectionneur, Raymond Domenech

Comme a pu le déclarer, le 9 octobre 2021, l'ancien joueur de football international français devenu entraîneur et sélectionneur Raymond Domenech, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "S'iL y en a un qui marque trois buts, c'est lui qui prendra LA TÊTE" ?

Pourquoi dire : "Les plus grands stadiums US" ?

La saison régulière de NFL (National Football League) sur la chaîne L'Équipe

Ainsi que j'ai pu l'entendre, le 4 octobre 2021, dans une publicité de la chaîne de télévision française L'Équipe rappelant la retransmission dominicale, sur la chaîne, de la saison régulière de NFL (National Football League).

Et pas, en français : "Les plus grands STADES AMÉRICAINS" !

Ou : "Les plus grands STADES ÉTATS-UNIENS" !