"D'autrefois" et "D'autres fois".

Ces deux locutions homophones du langage courant ont des significations totalement différentes puisque :

  • "D'autrefois" signifie : du temps passé, d'il y a longtemps, de jadis.

On dit par exemple : "Ici les gens continuent d'utiliser les instruments d'autrefois".

Ou : "J'adore ces vêtements et costumes d'autrefois".

  • tandis que "D'autres fois" signifie : dans d'autres cas, moments, occasions ou circonstances.

On dit par exemple : "Des fois j'aime voir du monde, rencontrer des amis. Et d'autres fois je préfère rester seul".

Ou : "Des fois il neige toute la journée. Et d'autres fois je profite du beau temps pour effectuer de longues randonnées".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Chier une pendule" ou "En chier une pendule" et "Faire une pendule" ou "En faire une pendule".

Ces différentes expressions - qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos enfants et nos amis étrangers - relèvent du registre vulgaire.

Mais également du registre scatologique, car les deux verbes "Faire" (par ellipse de "Faire ses besoins") et "Chier" signifient tous les deux : "Déféquer".

Utilisées au sens figuré, ces différentes formules signifient : considérer avec exagération un fait anodin, donner de l'importance à quelque chose d'insignifiant, en le ressassant longuement ; se mettre en colère pour peu de chose. Au point d'exaspérer son entourage.

On dit par exemple : "Ma frangine a pas supporté qu'on aille au cinoche sans elle : elle m'en a chié une pendule !".

Ou : "Le patron risque de nous en faire une pendule, si on lui dit que la commande ne peut pas partir avant demain".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Si non" ou "Sinon" : comment ne plus jamais se tromper !

Il existe un moyen mnémotechnique très simple pour savoir si l'on doit écrire "Sinon" en un seul mot ou "Si non" en deux mots !

  • "Si non" en deux mots - qui est une ellipse de "Si c'est non" - ne s'écrit que lorsqu'il est précédé de la formule "Si oui" (pour "Si c'est non"), et en réponse à une question.

On dit par exemple :

    • "Tu peux me prêter de l'argent pour le ciné ? Si oui, je vous rejoins volontiers. Si non, je ne peux pas me joindre à vous",
    • "Veux-tu venir en courses avec moi ? Si oui, dépêche-toi car je pars maintenant. Si non, merci de mettre la table pour le déjeuner".
    • "Aimes-tu le cinéma ? Si oui, nous pourrions allez voir un film. Si non, préfères-tu aller à la patinoire ?".
  • et "Sinon" en un seul mot - qui est une conjonction signifiant "Autrement", "Ou alors" ou "Faute de quoi" - s'utilise dans tous les autres cas.

On dit par exemple :

    • "J'espère parvenir à la gare à temps pour prendre mon train. Sinon je ne serai pas là pour dîner",
    • "Il ne faut pas qu'il pleuve, sinon nous devrons interrompre les travaux",
    • ou : "Si tu aimes les légumes il y a une salade composée. Sinon je peux te  réchauffer un reste de hachis Parmentier".

"Inclinaison" et "Inclination".

Ces deux subtantifs féminins paronymiques ont la même origine latine, le verbe "Inclinare".

Mais ils ont malheureusement tendance à être confondus, alors qu'ils possèdent des significations distinctes et ne doivent donc pas être employés l'un pour l'autre :

  • "Inclinaison"appartient en effet au langage courant et désigne :
    • L'ÉTAT DE CE QUI EST INCLINÉ, penché ou courbé par rapport à un axe de référence ; l'obliquité d'une ligne, d'un plan par rapport à un autre plan, en particulier celui de l'horizon ; la position inclinée d'un corps, ou d'une partie d'un corps par rapport à la verticale.

On dit par exemple : "La forte inclinaison de ce toit (ou de ce terrain) facilite l’écoulement des eaux.

Ou : "L'inclinaison de ce mur m'inquiète assez".

  • tandis que "Inclination" désigne :
    • au sens propre : L'ACTION D'INCLINER en avant la tête ou la partie supérieure du corps, de courber la tête, le buste, souvent en signe d'acquiescement, de respect, de politesse ou de salutation.

On dit par exemple : "Il m'a remercié par une petite inclination du buste, et sa femme a approuvé ma remarque par une inclination de la tête".

    • et au sens figuré : un penchant, une tendance, une force intérieure et naturelle orientant spontanément ou volontairement une personne vers un objet, un genre d'activité, d'occupation, etc.

On dit par exemple : "Mon fils a une inclination à la paresse".

Ou : "Mon épouse a une véritable inclination pour les langues et les apprend avec plaisir et facilité".

    • dans le registre désuet : un mouvement spontané de l'âme entraînant une personne vers une autre, inspiré par la sympathie, l'affection, l'amitié, voire l'amour.
    • On dit par exemple : "Avoir une inclination pour son petit-fils".

Ou : "Éprouver une vive inclination pour la fille de son meilleur ami".

Même si elles phonétiquement très ressemblantes et qu'elles possèdent des significations très proches, les formules "Une inclinaison de la tête" et "Une inclination de la tête" ne sont donc absolument pas synonymes !

Sources : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, www.academie-francaise.fr et www.larousse.fr

"Être sur ses tablettes", "Écrire sur ses tablettes", "Inscrire sur ses tablettes", "Noter sur ses tablettes" ou "Rayer de ses tablettes".

La présence du substantif féminin "Tablette" au pluriel au sein de ces différentes locutions verbales du langage courant ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.

Le mot "Tablette" fait en effet référence ici aux petites plaquettes, à l'origine en argile (dès le IVe millénaire av. J.‑C. en Mésopotamie, au sein des civilisations sumérienne, babylonienne, assyrienne et hittites), puis de bois ou de métal, couvertes de cire, sur lesquelles on écrivait à l'aide d'un poinçon, dans l'Antiquité et au Moyen Âge.

 

Écrire des caractères cunéiformes (constitués de traits terminés en forme de "coins" ou "clous" ("cuneus" en latin) sur des tablettes d'argile à l'aide d'un calame (roseau taillé en pointe)
Écrire des caractères cunéiformes (constitués de traits terminés en forme de "coins" ou "clous" ("cuneus" en latin) sur des tablettes d'argile à l'aide d'un calame (roseau taillé en pointe)

Et non, bien évidemment aux tablettes tactiles apparues au XXIe siècle.

Une tablette tactile
Une tablette tactile

Ces différents locutions verbales signifient donc respectivement :

  • "Être sur ses tablettes" : avoir présent à l'esprit, ne pas avoir oublié (quelque chose ou quelqu'un).

On dit par exemple : "Tu n'oublieras pas d'écrire un article sur ce que je t'ai dit ! C'est sur mes tablettes, ne t'inquiète pas".

  • "Écrire sur ses tablettes", "Inscrire sur ses tablettes" ou "Noter sur ses tablettes" : noter pour s'en souvenir (quelque chose).

On dit par exemple : "Pense à l'anniversaire de ton père le mois prochain ! Oui, c'est sur mes tablettes".

  • et "Rayer de ses tablettes" : ne plus compter sur (quelque chose ou quelqu'un) ; en effacer volontairement le souvenir.

On dit par exemple :"Moi non plus je n'aime pas cette façon d'agir et d'ailleurs, j'ai rayé ce fournisseur de mes tablettes".

etite planche ou plaque horizontale destinée à recevoir divers objets.
Tablette graphique
Tablette unguéale

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Inclinaison de la tête" et "Inclination de la tête".

Ces deux locutions nominales féminines, même si elles phonétiquement très ressemblantes ne sont cependant pas synonymes puisque :

  • "L'inclinaison de la tête" désigne : l'état penché, incliné de la tête par rapport à l'axe vertical que constitue le reste du corps.
  • tandis que "L'inclination de la tête" désigne : l'action d'incliner en avant la tête.

Autrement dit : "L'inclinAISON de la tête" résulte de "l'inclinATION de la tête" !

Sur un sujet contigu, je me permet de vous recommander la lecture de mon article consacré à la différence entre les mots "Inclinaison et "Inclination".

Sources : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, www.academie-francaise.fr et www.larousse.fr

"Une tablette".

Ce substantif féminin polysémique du langage courant peut avoir différentes significations et désigner, selon le contexte :

  • "Une tablette" :
Une tablette supplémentaire pour étagère
Une tablette supplémentaire pour étagère
  • "Une tablette murale" :
Une tablette murale en bois massif
Une tablette murale en bois massif
Une tablette murale en porcelaine noire
Une tablette murale en porcelaine noire
Une tablette murale métallique noire
Une tablette murale métallique noire

 

  • "Une tablette d'argile" :
Une tablette cunéiforme (écriture formée de signes constitués de traits terminés en forme de"coins" ou "clous" (en latin "cuneus")
Une tablette cunéiforme (écriture formée de signes constitués de traits terminés en forme de"coins" ou "clous" (en latin "cuneus")
Écrire des caractères cunéiformes (constitués de traits terminés en forme de "coins" ou "clous" ("cuneus" en latin) sur des tablettes d'argile à l'aide d'un calame (roseau taillé en pointe)
Écrire des caractères cunéiformes (constitués de traits terminés en forme de "coins" ou "clous" ("cuneus" en latin) sur des tablettes d'argile à l'aide d'un calame (roseau taillé en pointe)
  • "Une tablette graphique" :
Une tablette graphique
Une tablette graphique
  • "Une tablette tactile" :
Une tablette tactile
Une tablette tactile

 

  • et "Une tablette ungéale" :

Des ongles ou "tablettes unguéales"

 

 

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org et www.larousse.org

On n'écrit pas : "Les tous derniers" ni "Les tous premiers" !

Mais : "Les touT derniers" et "Les touT premiers" !

Il suffit de penser aux formes féminines correspondantes, qui sont naturellement : "Les touTES dernières" et "Les touTES premières".

... ET de savoir que l'on ne doit pas mettre de "s" à ce "tout", alors que l'on en met un à "touteS".

Très simple n'est-ce-pas, pour nos enfants et autres amis étrangers, qui doivent véritablement nous maudire !

"Porter beau".

Cette locution verbale du registre familier, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie : avoir belle allure, être élégant, bien habillé ; bien présenter, avoir une belle prestance et un air de jeunesse et de vigueur, principalement pour un homme d’un certain âge.

On dit par exemple : "Ton père porte beau pour son âge !".

Sources : wikipedia.org, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et www.languefrancaise.net