Comme l'a déclaré la malheureuse Loana Petrucciani, dans le documentaire "Loana, une lofteuse up and down", réalisé par Guillaume Genton et diffusé le 11 mars 2021, sur la chaîne de télévision française C8.
À l'instar de nombreux mots tels que "Bled" ou "Toubib", la locution adjective "Kif-kif" nous vient de l'arabe du Maghreb. Et elle a été rapportée en France par les soldats des armées d'Afrique du Nord sous le second Empire (1852-1870).
Construite sur le redoublement du terme arabe "Kif" signifiant "Comme" ou "Pareil", elle signifie en français, dans le registre familier : c'est pareil, c'est absolument la même chose.
On dit par exemple : "Ce manteau n'est pas chaud du tout : ça ou rien c'est kif-kif !".
Ou : "Qu'il fasse beau ou pas, pour moi c'est kif-kif bourricot : je n'ai pas envie de sortir".
J'aime beaucoup cette jolie locution prépositionnelle du registre soutenu qui constitue un renchérissement de la formule "Y compris" et qui signifie : jusqu’à … ; cette limite (dans le temps ou dans l'espace) étant incluse.
On dit par exemple : "Louis de Funès a continuer à jouer des seconds rôles jusques et y compris le début des années 1960".
Ou : "En bon collectionneur, j'essaie de posséder tous les films dans lesquels a pu jouer un acteur, jusques et y compris comme simple figurant".
"Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.
"Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bon augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais :
"Mais comment elle se CONSTRUIT la confiance ?",
"Mais comment elle s'ÉLABORE la confiance ?",
"Mais comment elle s'ÉTABLIT la confiance ?",
ou "Mais comment elle s'instaure la confiance ?" !
Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"
Ainsi que l'a déclaré, le 25 janvier 2021, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.
Il s'agit du nom colonial de la localité algérienne de Béchar, située dans le Sud-oranais.
La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920
Située à 1 150 km au Sud-Ouest de la capitale Alger, à 852 km au Nord-Est de Tindouf et à environ 80 km à l'Est de la frontière marocaine, elle est la plus grande ville du Sud-Ouest algérien, et sa population est de 172 000 habitants.
"Colomb" était le nom de l'officier français qui la découvrit en 1870 : le général Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902).
Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)
Ce militaire effectua toute sa carrière en Algérie, où il se distingua à plusieurs reprises. Général de Division, il commanda le 15ème Corps d'Armée et fut mis à la retraite en 1888.
La prise du Ksar Béchar datant de 1903, et la mort du Général Colomb en 1902 incita les autorités françaises à lui donner son nom.
L'aventure spatiale française a débuté à Colomb-Béchar
C'est en effet depuis l'Algérie que la France devint la troisième puissance spatiale avant de rendre les clés de ses champs de tir sahariens le 1er juillet 1967.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les militaires français cherchaient un lieu pour expérimenter de nouveaux systèmes d'armes.
Leur choix se porta sur l'oasis de Colomb-Béchar en Algérie française, dans la partie Ouest du Sahara.
Occupée depuis 1906, la région était une porte ouverte sur le vaste monde saharien. Idéale pour y tester discrètement des missiles sans mettre en danger les populations, celle-ci disposait de grandes richesses minières (charbon, manganèse), d'une main-d'oeuvre qualifiée (française, italienne et espagnole) et d'importants axes de communication (pistes, routes, aérodrome, ligne de chemin de fer "Mer-Niger" jusqu'à Oran).
Véritable havre de prospérité, Colomb-Béchar offrait - du moins pour les Européens - un niveau de vie plus élevé qu'en métropole.
L'armée de terre y implanta le 24 avril 1947 le CEES (Centre d'Essais d'Engins Spéciaux), qui devint l'année suivante un centre interarmées sous le nom de CIEES (Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux). Les premiers champs de tir furent aménagés entre 1949 et 1952.
En pleine guerre d'Algérie, entre 1959 et 1963, quatre champs de tir supplémentaires spécifiques furent aménagés à "Hammaguir", un endroit plat, situé en plein désert, à 120 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar. "Hammaguir" est un mot inventé créé par les militaires français, à partir du mot arabe "Hamada", désignant les plateaux du Sahara et de "Guir", un oued voisin :
"Bacchus" pour les fusées-sondes à propergols liquides et solides (Agate, Bélier, Centaure, Dragon, Rubis, Topaze, VE10 Aigle),
"Blandine" pour les fusées-sondes à propergol liquide (Véronique, Vesta),
"Béatrice" pour des engins testés en coopération (sol-air Hawk américain, fusée Cora pour le lanceur européen Europa),
et "Brigitte" pour le lanceur de satellites Diamant A et le programme de fusées expérimentales de la série des Pierres précieuses Agate, Émeraude, et les missiles MSBS M1, Saphir, SSBS S1 ou VE10 Aigle.
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965
Avec l'indépendance algérienne, et malgré la proposition du nouvel État de rester, la France décida de quitter le Sahara. Elle craignait que Hammaguir fît l'objet de pressions et s'imaginait mal procéder à des essais en plein coeur d'un État indépendant. Dès lors, le ministre des Armées Pierre Messmer décida le 4 juillet 1962 de transférer progressivement les essais militaires près de Biscarrosse (40), dans les Landes, au plus tard le 1er juillet 1967.
En 1964, il fut par ailleurs décidé que les lancements spatiaux se feraient à partir de 1967 depuis la Guyane française (973). En attendant, les essais continuèrent et de manière spectaculaire.
Tous les ans, plusieurs centaines d'engins furent expérimentés : des missiles, des fusées météorologiques, des fusées-sondes spatiales (avec parfois à leur bord des petits animaux).
Le 26 novembre 1965 ce fut au tour de la fusée Diamant A de décoller et de placer sur orbite "Astérix", le tout premier satellite français.
La France devint alors la troisième puissance spatiale. Quelques mois avant de rendre les champs de tir, deux fuséees Diamant furent lancés en février 1967. Puis les activités de lancement déclinèrent rapidement. Vint ensuite le temps du démantèlement ; tous les instruments de mesure, de suivi et les matériels de télécommunication furent ramenés en métropole.
Le 1er juillet 1967, le général Yves Hautière, le dernier directeur du CIEES, remit officiellement les champs de tir aux autorités algériennes, ainsi que le prévoyaient les accords d'Évian signés en mars 1962.
Une page se fermait, après que plus de 270 fusées aient été lancées depuis ce site.
Bien que le site soit inhabité depuis 45 ans, les installations sont toujours en place et notamment le pas de tir de la fusée Diamant.
Sources : www.capcomespace.net, gw.geneanet.org, military-photos.com et lhistoire.fr
On dit dans le registre argotique "Refouler du goulot" ou "Puer du bec".
L'idiotisme animalier "Avoir une haleine de chacal" ainsi que l'idiotisme textile "Avoir avalé une chaussette sale" appartiennent au registre familier.
Et la locution verbale "Souffrir d'halitose" relève naturellement du registre soutenu.