"La loi de Murphy" et la "LEM (Loi de l'Emmerdement Maximum)" ou "Loi de l’emmerdement universel".

  • La "loi de Murphy" doit son nom à l'ingénieur aérospatial américain Edward A. Murphy Jr, qui, le premier, en énonça le principe.

En vertu de ce célèbre adage : Tout ce qui est susceptible d'aller mal, ira mal.

Selon une variante plus détaillée de la loi de Murphy, s'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie.

On peut interpréter cette loi de deux manières :

    • l'une, humoristique, est de prendre cette loi à la lettre, et de l'ériger en principe de pessimisme. Vue sous cet angle, la loi de Murphy est le constat, élevé au rang de principe fondamental de l'univers, que "le pire est toujours certain".
    • l'autre vision consiste à voir la loi de Murphy comme une règle de conception : on ne considère pas la loi de Murphy comme vraie, mais on conçoit tout système comme si la loi était vraie. En particulier, un équipement doit être à l'épreuve non seulement des accidents les plus improbables, mais aussi des manœuvres les plus stupides de la part de l'utilisateur. Elle justifie donc les principes de la conception de sûreté préconisant de planifier et d'éliminer d'emblée les possibilités de mauvaise utilisation, par exemple à l'aide de détrompeurs.
  • La LEM (Loi de l’Emmerdement Maximum) ou "Loi de l’emmerdement universel" est une extrapolation de la loi de Murphy, avec laquelle elle est très souvent confondue.

Cette loi nous explique que lorsque quelque chose tourne mal, quelque chose de pire arrive toujours à ce moment-là.

"RXRA".

Le musicien français Éric Serra

Cet extraordinaire allographe signifiant "Éric Serra", a été utilisé, au printemps 1998, par le  musicien français, compositeur et producteur du même nom, comme titre de son premier album solo, puis pour fonder son groupe, le RXRA group.

"RXRA", premier album solo du musicien français Éric Serra (1998)
"RXRA", premier album solo du musicien français Éric Serra (1998)

Fils du poète et chansonnier français Claude Cerat, Éric Serra, né le 9 septembre 1959, a fondé, à l'âge de 14 ans le quatuor "Flep".

Et il a été accompagnateur et compositeur du chanteur français Jacques Higelin, de 1981 à 1988.

Il a ensuite fondé, en 1990, son propre studio d'enregistrement (The X-plorer) ainsi que sa propre société de production et d'édition musicale (The X-plorians).

Ce compositeur de musique de films demeure l'inoubliable auteur de la bande originale du film culte de toute une génération : "Le grand bleu", réalisé en 1986 par Luc Besson et dont il est le compositeur attitré depuis le début de sa carrière, en 1979.

Affiche du film français "Le grand bleu" de Éric Besson (1988)

Je le confesse (oui : je sais, mon utilisation récurrente de cette formule confesse au tic de langage ! Je plaide coupable...), je fais partie des inconditionnels de ce film, que je place très haut dans mon petit panthéon cinématographique personnel.

Lors de sa sortie en salle, je suis allé le voir 3 fois (dont 2 consécutives) sur grand écran. Puis encore 2 fois au Grand Rex, boulevard Poissonnière à Paris (75), en "Grand large", sur un écran géant de 24,90 m de large et 11,35 m de haut (environ 280 m2), inauguré pour l'occasion.

Avant de le revoir encore je ne sais combien de fois, en VHS ou en DVD ; et cela, qu'il s'agisse de la version d'origine ou de la version longue.

Et de ne pouvoir décoller mon regard de mon écran de télévision, si, d'aventure, il m'arrive de tomber sur une énième diffusion de ce que je considère comme un véritable petit bijou.

Récompenses

La b.o.f. du "Grand bleu" s'est vendu à 3 millions d'exemplaires dans le monde (dont 2 en France) et a remporté la Victoire de la musique et le César de la meilleure musique de film.

Par la suite, Éric Serra a encore remporté 4 autres Victoires de la musique, pour "Subway", "Nikita", "Atlantis"et "Léon", tous réalisés par Luc Besson, en 1985, 1990, 1991 et 1994.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un crash" ?

Et pas, selon le contexte, :

  • en économie : "Un krach boursier" plutôt que "Un crash boursier" !
  • en aéronautique : "Un écrasement" plutôt que "Un crash aérien" !
  • pour l'automobile ; "Un essai de choc" plutôt que "Un crash test" !
  • en démographie : "Un hiver démographique" plutôt que "Un crash démographique" !
  • en informatique : "Un plantage informatique" plutôt que "Un crash informatique".

Source : wikipedia.org

"L'EMC".

Ce sigle désigne, au sein de l'Éducation Nationale, en France, tout du moins, "L'Éducation Morale et Civique".

Il ne s'agit certes pas d'une nouvelle matière à proprement parler, mais simplement, comme souvent, du nouveau nom de quelque chose qui existait déjà et que - tous et toutes, ou presque - vous avez dû connaître sous différentes appellations en fonction de votre année de naissance !

Celle-ci s'est ainsi successivement appelée :

  • "morale et instruction civique" en cours supérieur (de 11 à 13 ans) et "morale et initiation pratique à la vie civique" en classe de fin d'études primaires (13 à 14 ans), à compter de mars 1938,
  • "éducation morale et patriotique", en primaire, à compter de 1941, sous le régime de Vichy,
  • "instruction morale et civique", à compter de septembre 1944, sous l'égide du GPRF,
  • "initiation à la vie politique et à la vie économique" dans le premier cycle du secondaire (de la sixième à la troisième), à compter d'août 1945,
  • "instruction civique", en 1948, pour tout le secondaire,
  • "éducation civique", au primaire, à partir de 1985, après avoir disparu 17 années durant, de 1969 à 1985,
  • "éducation civique", au collège, en 1996, après avoir disparu 28 années durant, de 1969 à 1996,
  • ECJS (Éducation civique, juridique et sociale), en 1999, au lycée (qu'il soit général, technologique ou professionnel),
  • ICM (Instruction Civique et Morale), au primaire, en 2008,
  • et, enfin, EMC (Enseignement Moral et Civique) à partir de la rentrée scolaire de septembre 2015, au primaire et au secondaire, en remplacement de  l'"instruction civique" de l'école primaire, de l'"éducation civique" du collège et de l'ECJS (Éducation Civique, Juridique et Sociale) du lycée.

C'est pourtant simple, que diable ! Il suffisait de suivre.

Source : wikipedia.

"Claude Cérat".

Disque de 1961 du chansonnier français Claude Cérat, nom d'artiste de Claude Serra, père du musicien français Éric Serra

Il s'agit du nom d'artiste du poète et chansonnier français Claude Serra.

Auteur de plusieurs disques au début des années 1960, Claude Cérat est le père du musicien français Éric Serra.

Disque de 1962 du chansonnier français Claude Cérat, nom d'artiste de Claude Serra, père du musicien français Éric Serra
Disque de 1962 du chansonnier français Claude Cérat, nom d'artiste de Claude Serra, père du musicien français Éric Serra

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un talk-show" voire, par ellipse lexicale, "Un talk" ?

Et pas : "Un débat télévisé" ou "Un débat" !

Ainsi que le proposait le lexicologue Jean Tournier, pour qui le terme est apparu en français en 1972 et qui le considèrait comme un "emprunt snob et inutile".

Concrètement, il s'agit en effet d'une émission télévisée réunissant des personnes et durant laquelle celles-ci discutent.

Lesdites personnes prennent la parole à tour de rôle, sous la forme de chroniques par exemple, ou sous la forme de débat, c'est-à-dire d'échanges où les intervenants confrontent leurs points de vue.

Les chaînes françaises se sont emparées de ce concept bon marché directement inspiré des chaînes états-uniennes. Et nous en abreuvent désormais à longueur de journée ; ressassant sempiternellement les mêmes informations sans intérêt à nous en donner la nausée.

Je souscris pour ma part volontiers à la définition volontairement réductrice du "Talk-show" qu'en donnait le génial Orson Welles, l'un de mes réalisateurs préférés, : "de la radio filmée".

Source : wikipedia.org

"Un crime", "Un homicide", "Un meurtre" ou "Un assassinat".

  • Un crime est un type d'infraction, la plus grave, au dessus des contraventions et des délits.

Un crime ne signifie pas nécessairement qu'il y a eu mort d'homme : ainsi, un viol est un crime, de même qu'un enlèvement.

  • Un homicide en revanche désigne le fait d'avoir tué un être humain.

Tuer un piéton que l'on a renversé en étant au volant de son véhicule constitue un homicide.

Un assassinat est également un homicide, ainsi qu'un meutre.

Ce qui distingue l'assassinat du meurtre est la préméditation :

  • Un meurtre est le fait de donner volontairement (sinon il s'agit d'un accident) la mort à autrui.

Selon les dispositions légales de l’article 221-1 du Code pénal, le meurtre est puni de 30 ans de réclusion criminelle.

Exemple : Une personne se dispute avec son conjoint dans sa cuisine. Elle attrape un couteau et poignarde son partenaire qui meurt de ses blessures. Si la personne n’avait pas projeté de tuer son conjoint il s'agit d'un meurtre.

  • Un assassinat est "un meurtre commis avec préméditation ou guet-apens" selon les dispositions de l’article 221-3 du Code pénal.

D’après la loi, la préméditation est le dessein formé avant l’action de commettre un crime ou un délit déterminé (article 132-72 du Code pénal).

Le "guet-apens" est le fait d’attendre un certain temps une ou plusieurs personnes dans un lieu déterminé pour commettre à leur encontre une ou plusieurs infractions (article 132-71-1 du Code pénal).

L’assassinat est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

Exemple : Une personne cache un couteau sous le lit conjugal et attend que son conjoint soit totalement endormi avant de le poignarder sauvagement. Il s'agit d'un assassinat puisqu'il y a eu préméditation : la personne avait déterminé à l’avance quelle arme elle allait utiliser et quand s’en servir.

https://www.justifit.fr

"Mener tambour battant" quelque chose.

  • Cette expression qui relevait autrefois du domaine militaire, signifiait au sens propre : mener une charge au rythme des tambours, placés derrière les bataillons et chargés de battre la cadence sur les champs de bataille.
  • Elle signifie de nos jours, au sens figuré, :
    • Mener quelqu’un avec autorité, énergiquement, vivement, sans ménagement, le presser.

On dit par exemple : "Le professeur a mené tambour battant le jeune perturbateur chez le proviseur".

    • Mener une affaire rondement, avec énergie et rapidité, conduire une action avec détermination.

On dit par exemple : "Le notaire a mené toute cette affaire tambour battant et la vente a été finalisée très rapidement".

Source : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr

"Le syndrome Bugs Bunny".

Cette appellation désigne la capacité d'un individu à potentiellement former de faux souvenirs, par autosuggestion, en s’amenant soi-même à croire que l’on a réellement vécu les éléments faux ; ou lors de suggestions ou de questions dirigées issues de personnes faisant autorité, comme un psychothérapeute ou un policier.

La "papesse des faux souvenirs", la psychologue américaine Elizabeth Loftus, avait ainsi montré à des étudiants, ayant tous visité le parc Disneyland durant leur enfance, une photo publicitaire pour ce parc, incluant l’image du lapin Bugs Bunny.

Et lorsque, la semaine suivante, elle les avait interrogés, 35 % d'entre eux avaient dit se "souvenir" d'avoir vu Bugs Bunny à Disneyland lors de leur visite… alors même que ce personnage n'y a évidemment jamais figuré, puisqu'il est la propriété d’une compagnie concurrente, la Warner Bros !

Source : lejournal.cnrs.fr

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome de Brulard".