"Le travestissement".

Cette paraphilie relativement connue possède - me semble-t-il - l'énorme mérite de ne guère nuire à qui que soit, puisqu'il s'agit de l'utilisation maniaque par un individu des vêtements ou accessoires du sexe opposé.

Par exemple :

  • jupe ou robe, bijoux, chaussures à talons, perruque à cheveux longs pour un homme.

Un homme travesti en fillette

  • et pantalon, veste, chemise, cravate et cheveux courts pour une femme.
L'actrice états-unienne Glenn Close, travestie en homme, dans le film irlando-britannique "Albert Nobbs", de Rodrigo García (2011)
L'actrice états-unienne Glenn Close, travestie en homme, dans le film irlando-britannique "Albert Nobbs", de Rodrigo García (2011)

"Tiré par les cheveux".

Cette locution désigne, au sens figuré, un raisonnement, une histoire, une explication difficile à croire, abracadabrante, paraissant compliqué ou peu logique, peu naturel.

On dit par exemple : " J'ai patiemment écouté ton grand-père me raconter ses exploits militaires mais son récit était vraiment tiré par les cheveux".

Pour ma part, je préfère utiliser le mot savant "Capillotracté".

"Un meurt-de-faim" et "Un mort de faim".

  • un "meurt-de-faim" est une personne manquant du strict nécessaire et n’ayant même pas de quoi manger,
  • tandis qu'un "mort de faim" est :
    • au sens propre : une personne décédée par suite d'un manque de nourriture,
    • et au sens figuré, dans le registre familier, : une personne - dans l'immense majorité des cas, reconnaissons-le messieurs, un homme - en manque de sexe, ayant tendance  à se ruer sur tout partenaire potentiel, comme le ferait un individu privé de nourriture depuis longtemps.

"C'est pas la mort" ou "Ne pas être la mort", "Il n'y a pas mort d'homme" ou "Ne pas y avoir mort d'homme" et "C’est pas la mort du petit cheval", "Ce n’est pas la mort du petit cheval" ou "Ne pas être la mort du petit cheval".

Ces différentes locutions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient toutes "Ce n'est pas bien grave, ce n'est pas très important".

On dit par exemple :

  • "C'est entendu, tu t'es fait très mal au dos et tu as un poignet foulé... Mais ce n'est pas la mort, si ?".
  • "J'y ai mis un grand coup dans la tronche et il a un oeil au beurre noir, d'accord... Mais il n'y a pas mort d'homme !".
  • "Il pleut depuis une semaine, d'accord... Mais ce n'est pas la mort du petit cheval !".

"L'abasiophilie".

Comme son nom l'indique, il s'agit de l'attirance et de l'excitation sexuelle provoquées par les personnes dépourvues de mobilité ou dotées d'une mobilité restreinte.

Et en particulier de celles ayant recours à différents appareils ou matériels orthopédiques de type orthèse, plâtre ou fauteuil roulant.

Vous voyez docteur que je suis normal, moi, qui suis attiré par les personnes recouvertes d'écailles !

"L'aérodromophilie".

Un avion d'Air France

Ce substantif féminin désigne l'attirance et de l'excitation sexuelle provoquées par les avions et le transport aérien.

L'actrice néerlandaise Sylvia Kristel dans le film érotique français "Emmanuelle" de Just Jaeckin réalisé en 1974 d'après le roman français homonyme écrit en 1959 par Emmanuelle Arsan

Les aérodromophiles vouent naturellement un culte sans borne au film érotique français "Emmanuelle", réalisé en 1974 par Just Jaeckin, d'après le roman homonyme d'Emmanuelle Arsan (1959), dans lequel l'actrice néerlandaise  Sylvia Christel, interprète du rôle-titre, s'octroie quelques plaisirs fugaces et s'offre à deux passagers masculins lors du voyage aérien qui la conduit à Bangkok (Thaïlande) pour rejoindre son époux...

Affiche du film érotique français "Emmanuelle" de Just Jaeckin (1974) d'après le roman homonyme d'Emmanuelle Arsan (1959)

À l'opposé des aérodromophiles, il existe des aérodromophobes ou aviophobes.

Ne pas confondre : "Un gros scato" et "Une grosse catho" !

Ces deux locutions du registre familier réunissent un adjectif qualificatif et l'apocope d'un substantif.

  • la première désigne un scatophile, vil pervers attiré par les excréments humains, mais pas forcément en surpoids.
  • tandis que la seconde désigne une femme catholique de forte corpulence.

"Un coup de main".

Cette locution nominale du langage courant peut, selon le contexte, avoir différentes significations radicalement différentes :

  • c'est d'abord, au sens figuré, une attaque ou une expédition effectuée à l'improviste.

On dit par exemple : "La bande a effectué différents coups de main dans la région au printemps dernier".

  • et, par extension, une entreprise hardie, téméraire, aventureuse, dont l’exécution est menée promptement.

On dit par exemple : "Le rachat de cette entreprise a constitué un audacieux coup de main".

  • mais également : un peu d'aide.

On dit par exemple : "Je te donnerai un coup de main si cela peut te simplifier les choses".

  • ou encore : une façon de manipuler, de travailler avec habileté, un savoir-faire, également appelé "tour de main".

On dit par exemple : "Ma fille a vraiment le coup de main pour faire les crêpes".

  • et, enfin, à la pétanque, un effet non souhaité, une mauvaise impulsion donnée à une boule par maladresse ou habitude et déviant sa trajectoire.

On dit par exemple : "Si Roger n'avait pas eu ce coup de main au dernier moment, nous pouvions gagner la partie".

Source : wikipedia.org

"Un tour de main" et "En un tour de main" ou "En un tournemain".

On dit par exemple : "Mon boucher a un tour de main incroyable lorsqu'il s'agit de désosser la viande !".

  • tandis que la locution "en un tour de main" (que l'on trouve également, parfois sous la forme déformée "en un tournemain") signifie "très rapidement".

On dit par exemple : "Certains enseignants ont un don pour repérer les futurs cancres en un tour de main".