"Rentrer à la maison".

Cette locution verbale qui relève du langage courant est fréquemment utilisée au sens figuré par les commentateurs sportifs.

Et elle signifie alors : être éliminé.

On dit par exemple : "S'ils ne battent pas la Norvège ce soir, les français vont rentrer à la maison plus tôt que prévu".

"Grimper au rideau" et "Faire grimper au rideau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles ne manquent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers.

Et pour cause, relèvant du registre familier, elles signifient au sens figuré :

  • "Grimper au rideau" : jouir, prendre son pied (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon nouveau mec ne m'a encore jamais fait grimper au rideau...".

  • et "Faire grimper au rideau" : faire jouir.

On dit par exemple : "Ma nouvelle gonzesse je la fait grimper au rideau à chaque fois !".

Sources : wiktionary.org et www.lefigaro.fr

Pourquoi dire : "Un close-up" ?

L'acteur états-unien Charles Bronson, en gros plan, dans le film de Sergio Leone "Il était une fois dans l'Ouest" (1968)

Et pas simplement : "Un gros plan" !

C'est à dire : au cinéma ou en photographie, un cadrage à la valeur esthétisante maximale, qui isole une partie du corps humain (bras, torse, visage, etc.) ou un objet, afin de mieux en dévoiler les qualités ou les défauts.

Sources : wikipedia.org et

"Nenni" et "Que nenni".

J'aime beaucoup ces deux formules interjectives héritées de l'époque médiévale, qui relèvent de nos jours du registre désuet.

  • "Nenni" est une expression négative employée dans les réponses pour marquer un refus catégorique ou encore par plaisanterie.

On dit par exemple : "Tu veux bien me masser ce soir mon chéri ?" Nenni !".

  • et "Que nenni" est une expression signifiant : "Que non", "Pas du tout", "Absolument pas".

On dit par exemple : "Dois-je comprendre que tu as décidé de faire la vaisselle pour une fois ?" "Que nenni !".

Source : wikyionary.org

"Y en a qui z'ont".

Cette épouvantable locution verbale relève du registre populaire.

Et elle signifie à tout le moins : "IL y en a qui ont".

Et même, idéalement : "CERTAINS ont".

On dira donc par exemple : "Certains ont les moyens de s'offrir une automobile électrique, mais pas nous" (langage courant).

Plutôt que : "Y en a qui z'ont les moyens de s'payer une bagnole électrique, mais pas nous" (registre populaire).

On ne dit pas : "La possibilité elle est faite" !

La femme politique française Laurence Rossignol

Mais à tout le moins : "La possibilité elle EXISTE" !

Et idéalement : "La possibilité EXISTE" !

Ce qui nous épargne le redoublement du sujet.

"Morfler" et "Avoir morflé".

J'aime bien ces deux locutions verbales qui relèvent du registre populaire et qui signifient :

  • "Morfler" : encaisser un coup dur, recevoir des coups, écoper d’une punition, d'une peine, d'une condamnation,

On dit par exemple : "Fais gaffe avec ces mecs, tu risques de morfler".

  • "Avoir morflé" : être sérieusement endommagé, usagé, avoir beaucoup vieilli.

On dit par exemple :"Une affaire peut-être... mais elle a morflé ta bécane !".

Une épave de motocyclette

Ou : "Tu as vu BB hier soir à la télé : à 85 ans elle a morflé la pauvre !".

L'actrice française Brigitte Bardot (© Best Image)
L'actrice française Brigitte Bardot (© Best Image)

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • adresser un regard noir de mécontentement et de réprobation,

On dit par exemple : "Fais attention avec ton ballon dans le salon. Tu sais que t'aimes pas voir papa te faire les gros yeux !".

  • et par extension : menacer ou faire des reproches.

On dit par exemple : "Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis contenté de partir en faisant les gros yeux".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un sabot" de carte bancaire ou "Un fer à repasser".

Ces deux locutions nominales désignent un appareil utilisé par les commerçants pour l'encaissement des cartes bancaires, aujourd'hui disparu en France, qui constituait l'ancêtre du TPE (Terminal de paiement électronique).

L'apparition du fer à repasser

En 1967, en France, les cinq banques françaises créent la carte bleue, une carte en plastique pour lutter contre les Américains American Express et Diners qui essaient de s’implanter en France. Dans un premier temps pour retirer de l’espèce aux distributeurs de billets et ensuite pour régler ses achats chez les commerçants.

Les premières cartes bancaires sont en relief. Les informations en relief sont le nom, le prénom, l'adresse et le numéro de compte. Elles permettent l’identification du compte et la lecture des coordonnées bancaires pour le règlement chez les commerçants. Le terminal de paiement qui permet de "lire" ces informations est nommé le "fer à repasser" ou "sabot".

En déplaçant de gauche à droite puis de droite à gauche ledit "fer à repasser", le relief permet d’imprimer les coordonnées bancaires du client sur une facturette grâce à un papier carbone. La facturette est signée par le client et ensuite transmise à la banque pour une transaction à distance.

Un sabot de carte bancaire

Le tout premier TPE (Terminal de paiement électronique)

C’est en 1971, avec l’apparition de la carte de paiement dotée d'une piste magnétique, que les porteurs peuvent accéder au retrait en espèces 7jours/7 et 24h/24 grâce aux premiers DAB (Distributeurs Automatiques de Billets).

Elle donne également naissance au premier terminal de paiement "électronique" aux États-Unis d'Amérique. Il permet la lecture des données du porteur et sécurise la transaction en accédant au solde du compte afin d’accepter ou de refuser le paiement. Il est encore demandé une signature sur la facturette. Ce moyen de paiement se généralise en 1980.

Les débuts de la carte à puce

Roland Moreno dépose en 1974 le brevet de la carte à puce mémoire. Elle est utilisée au départ sur les cartes électroniques avant d’être utilisée sur les cartes bancaires en 1985. Elle sécurise le paiement, car elle communique directement avec la banque pour valider ou non la transaction.

En 1983 apparaissent les premiers TPE mixtes, permettant de lire la carte à bande magnétique et la carte à puce grâce à des fabricants comme Electronic CKD, Ingenico, Sagem et Dassault.

En 1992, la puce mémoire devient obligatoire sur toutes les cartes bancaires.

En France, l’évolution de la carte à puce permet une transition technologique entre le sabot et le terminal de paiement électronique, laissant peu de temps aux entreprises de s’équiper en terminal de paiement pour les cartes à pistes magnétiques.

Un TPE (Terminal de Paiement Electronique)

L'apparition du code confidentiel

C’est en 1990 que le TPE français avec clavier fait son apparition, permettant la saisie de votre code confidentiel. Depuis, les terminaux d’encaissement électronique ne cessent d’évoluer.

Tout d’abord avec le premier TPE Portable en 1997, suivi des paiements en ligne, TPE 3G, Bluetooth, du lecteur de carte mobile, du sans contact…

Un TPE (Terminal de Paiement Electronique) sans contact

Source : www.sextant-monetique.fr

Pourquoi dire : "Self-storage" ou "Self storage" ?

Un entrepôt de stockage personnel Shurgard

Et pas simplement, en français : "STOCKAGE PERSONNEL" !

 

Un entrepôt de stockage personnel Shurgard

Ce service apparu aux Etats-Unis dans les années 1960 s’est développé en France au milieu des années 1990.

Il consiste en la mise à disposition d'espaces de stockage privatifs et sécurisés pour une semaine, un mois ou une année, mais accessibles 24/7. Il ne s'agit pas d'un garde-meuble car dans le cas de celui-ci l'accès à ses biens est limité : on les dépose et on ne les reprend qu'au bout d'une période donnée.

Un entrepôt de stockage personnel

Il s'adresse aux particuliers mais aussi aux professionnels à la recherche d'une plus grande flexibilité par rapport aux solutions de stockage classique.

Un entrepôt de stockage personnel

Les contrats sont généralement flexibles, sans durée d'engagement et offrant également la possibilité de changer de taille d'espace selons les besoins.

Source : www.stockerseul.com

"Claquer du bec".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier qui relève du registre argotique.

Le bec désignant la bouche dans ce même registre, la formule "Claquer du bec" nous assimile à un oiseau et signifie, au sens figuré : avoir très faim.

On dit par exemple : "J'ai pas graillé depuis des plombes : je claque du bec".