"Abluer", "Une "Ablution" ou "Des ablutions".

Ce verbe totalement méconnu et ce substantif du registre soutenu désignent, selon le contexte :

    • Un rite de purification dans de nombreuses religions :
      • par l'eau, le plus souvent,
      • dans la liturgie catholique romaine :
        • l'usage de l'eau bénite lors du baptême,
        • lors du lavement de pieds le jeudi saint,
        • ou durant la messe, lorsque le prêtre se lave les doigts pour la célébration eucharistique, avant la consécration des deux espèces, où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ,
      • dans les religions orientales (musulmanes notamment) : un rite de purification du corps,
    • et, par extension, : se laver le corps ou une partie du corps par mesure d'hygiène ("Faire ses ablutions").

On dit par exemple : "Nous nous retrouverons demain matin au petit-déjeuner, lorsque vous aurez fait vos ablutions".

Source : www.larousse.fr

"Pisser de la copie" et "Un pisse-copie".

Cette locution verbale et ce substantif du registre vulgaire concernent exclusivement les journalistes ou les écrivains et signifient respectivement :

  • "Pisser de la copie" : produire de la quantité plutôt que de la qualité.
  • "Un pisse-copie" : un auteur très prolifique, qui fait passer la quantité devant la qualité.

Source : wiktionary.org

"Grenade" et "la Grenade".

"Grenade" est un mot polysémique qui peut signifier beaucoup de choses en français :

  • Comme nom propre tout d'abord :
    • "Grenade" ("Granada" en espagnol) est à la fois :
      • une localité espagnole, capitale de la province du même nom,
      • une province espagnole, situées au sud-est de l'Andalousie, ayant pour capitale la ville de Grenade.
      • et une localité française, nommée "Grenade-sur-Garonne" (31).
    • et "La Grenade" est à la fois :
      • un pays des Antilles, situé dans la partie méridionale de l'archipel des Grenadines.
      • et l'une des quatre principales îles de ce petit état insulaire de la mer des Caraïbes.
  • Mais également comme nom commun :
    • "Une grenade" est en effet à la fois :
      • un fruit.
      • et une arme :
        • défensive ou offensive, utilisée par les militaires :
          • La "grenade défensive".
          • La "grenade offensive".
        • offensive, utilisée par les forces de l'ordre :
          • La "grenade assourdissante",
          • La "grenade lacrymogène".
          • et la "grenade de désencerclement".

Source : wikipedia.org

"Une panade", "La panade" ou "De la panade".

Ce substantif féminin du langage courant désigne :

Casserole de panade

  • une soupe ou bouillie, faite de pain bouilli dans du lait, additionnée de beurre, de sel et, souvent, d'un jaune d'oeuf.

Casserole de panade ; première étape de fabrication de la pâte à choux

  • en pâtisserie, un mélange d'eau, de beurre, de farine et de sel constituant le résultat de la première étape de fabrication de la pâte à choux.

Panade pour bébé

  • pour nos amis belges : un repas pour bébé, composé de fruits ou de légumes écrasés.
  • et au sens figuré : une mauvaise posture, une situation difficile.

On dit par exemple : "Avec cette pandémie de maladie à coronavirus 2019, je suis véritablement dans la panade !".

Spécial lecteurs de bande dessinée

Ce mot  de "Panade" est, je crois, particulièrement familier aux amateurs de bande dessinée franco-belge, du fait de l'existence du célébrissime dix-neuvième album de la série "Spirou et Fantasio", "Panade à Champignac", paru en 1969.

L'histoire du même titre était précédemment parue dans le journal "Spirou", du au , et elle était dessinée par le génial André Franquin, assisté du fidèle Jidéhem, d'après un scénario de Gos et Peyo.

Dans "Panade à Champignac", en effet, Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas, comte de Champignac, donne à manger de la panade à son vieil ami Zorglub redevenu un bébé...

Dix-neuvième album de la série belge Spirou et Fantasio "Panade à Champignac" par André Franquin et Jidéhem, sur un scénario de Gos et Peyo (1969)

À la page 24 de l'album le Comte dit d'ailleurs expressément à Spirou : "Ah, important : la préparation de sa petite panade".

L'utilisation de ce mot dans son acception belge de "repas pour bébé" ne devrait donc normalement pas échapper au lecteur français, qui peut - dès la lecture attentive de cette case - comprendre, tout autant que son voisin belge francophone, le double sens du titre de cet album aussi génial que déjanté ; le second sens étant naturellement celui de l'expression "Être dans la panade".

Je me permets cependant d'imaginer que, comme moi, le temps passant, certains lecteurs français n'ayant pas relu l'album depuis leur enfance ont dû totalement oublier cette acception belge du mot "panade" signifiant "aliment pour bébé" et ne plus voir, depuis des années, dans le titre de ce merveilleux album que son sens figuré de "Situation difficile à Champignac" !

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Le final four" ?

Et pas : "Le dernier carré" !

"Faire machine arrière".

Cette expression du langage courant n'est pas seulement utilisée dans le domaine maritime, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre : faire tourner l'hélice en sens inverse, pour faire reculer un navire,

On dit par exemple : "Pris dans les glaces, le commandant est contraint de faire machine arrière pour dégager son navire en catastrophe".

  • mais également, au sens figuré, : renoncer à un projet, une action.

On dit par exemple : "Face à l'ampleur des manifestations, le gouvernement a fait machine arrière".

Source : wiktionary.org

"La sarcopénie".

La sarcopénie est un syndrome gériatrique se caractérisant dans un premier temps par une diminution des capacités musculaires due à l'âge, qui en s’aggravant sera à l’origine d’une détérioration de la force musculaire et des performances physiques.

La sarcopénie observée chez la personne âgée est imputable au processus de vieillissement mais peut être accélérée par des facteurs pathologiques et comportementaux tels que la dénutrition et la sédentarité.

Source : wikipedia.org

"Une élongation musculaire" ou - par ellipse - "Une élongation".

Il s'agit d'une blessure est de même type que la déchirure musculaire, qui peut survenir lors de mouvements brusques, lorsque le corps n'est pas suffisamment échauffé ou assoupli.

L'élongation consiste en de micro-déchirures au sein des fibres musculaires, dues à une sollicitation intempestive et excessive du muscle, à la limite de sa tolérance d’élasticité.

Le muscle dépasse ses possibilités normales d'élasticité et cet étirement anormal de la fibre musculaire provoque une réaction inflammatoire ; mais pas de rupture de la fibre elle-même, à la différence du claquage.

Les muscles les plus touchés chez les sportifs sont la cuisse et le mollet.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

"Les aînés" ou "Nos aînés".

Ainsi notre classe politique et nos journalistes désignent-ils dorénavant... "les personnes âgées" ou "les vieux", après les avoir longtemps appelé "les seniors" ou "le troisième âge" puis également - avec l'accroissement de l'espérance de vie - "le quatrième âge".

Encore un exemple consternant de cette stupide autant qu'hypocrite novlangue dont on nous rebat les oreilles à longeur de journée.

"Le dernier carré".

Cette formule du langage courant désigne :

  • dans le domaine militaire : le dernier groupe à résister avant la défaite.

On parle par exemple du "Dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo".

  • par métonymie : la dernière partie d’un ensemble en train de disparaître.

On parle par exemple du "dernier carré des chapeliers, des disquaires ou des merceries".

  • et dans le domaine sportif : les quatre derniers qualifiés d'une compétition : ceux qui, ayant remporté les quatre quarts de finale, s'affrontent dans les deux demis-finale.

On dit par exemple : "Avec cette victoire, le PSG se hisse une nouvelle fois dans le dernier carré de la compétition".

Source : wiktionary.org

"Un apostolat".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et désigne :

  • au sens propre : la mission d'un apôtre c'est à dire la propagation de la foi et la prédication,
  • par extension : toute activité en vue de la diffusion de la foi chrétienne,
  • et au-delà : une activité désintéressée impliquant du dévouement, du zèle et de l'abnégation ; une mission requéeant de l'énergie et du désintéressement.

Source : www.larousse.fr