Ces deux locutions verbales signifient obtenir le paiement de cet effet de commerce ou traite avant l'échéance, moyennant une retenue appelée "Agio".
Vocabulaires et jargons spécialisés
"La cité aixoise", "La capitale des comtes de Provence", "La capitale du comté de Provence", "La cité du Roi René", "La cité du Roy René", "La capitale de la Provence", "La capitale provençale", "La capitale culturelle de la Provence", "La Florence provençale", "La ville aux mille fontaines", "La capitale du calisson", "La ville la plus coquine de France", "La ville la plus sexy de France" et... "Eggs-in-Provence".
Il s'agit des très nombreux surnoms d'Aix-en-Provence (13), la ville où je demeure depuis juillet 1999.
Aix a été la première ville romaine sur le territoire de la France actuelle, fondée dès 122 av. J.-C. par le consul romain Gaius Sextius Calvinus.
D'où son nom latin d'Aquae Sextiae ("les eaux de Sextius").

- Elle est souvent surnommée "La capitale des comtes de Provence", "La capitale du comté de Provence", "La cité du Roi René" ou "La cité du Roy René".
Cette dernière locution résulte du surnom de "Bon Roy René", attribué par ses sujets au plus célèbre des comtes de Provence, René d'Anjou, également appelé René Ier d'Anjou, René Ier de Naples et René de Sicile. Celui-ci a tout à la fois été seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480), duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d'Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), comte de Piémont, comte de Barcelone, roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480), roi titulaire de Sicile (1434-1480) et d'Aragon (1466-1480) et, enfin, marquis de Pont-à-Mousson (-1480).
Pas question de cumul des mandats à l'époque !
- Par simplification, on surnomme ainsi souvent Aix-en-Provence "La capitale de la Provence" ou "La capitale provençale".
- Son riche passé historique vaut à la ville d'accueillir de nombreux musées, les ANOM (Archives Nationales d'Outre-Mer), le Centre Chorégraphique National du Pavillon Noir ou la Fondation Vasarely, expliquant son surnom de "La capitale culturelle de la Provence".

- Le surnom de "La Florence provençale" résulte de son architecture et des couleurs de ses façades, aux teintes de sable doré, rose, orangé ou rouge.
- Celui de "La ville aux mille fontaines" est assez largement exagéré, puisque le nombre total de fontaines publiques ou privées n'est que de ... 250 !

Et dire que les habitants d'Aix-en-Provence osent - à l'instar de tous les français - se gausser de la tendance à l'exagération de leurs voisins marseillais !
- La ville doit son surnom de "La capitale du calisson" à sa spécialité culinaire, une confiserie créée au XVIIe siècle, réalisée à base de pâte d'amandes aromatisée au melon et à l'orange confits.

- Son surnom de "La ville la plus coquine de France" tient à sa place de numéro un au classement des ventes de jouets sexuels par tranches de 100 000 habitants...
- Et celui de "La ville la plus sexy de France" à sa place, là encore, de numéro un... au classement des ventes de lingerie par habitant !
Peut-être que l'on finira par surnommer Aix-en-Provence... "Sex en Provence" ?
Mon préféré
- Enfin, et c'est de tous les surnoms de ma ville d'adoption celui que je préfère - même s'il est dans la langue de Shakespeare - : les paléontologistes états-uniens appellent Aix-en-Provence... "Eggs-in-Provence" !
On a en effet découvert, au cours du demi-siècle écoulé, une quinzaine de gisements d’oeufs de dinosaures issus du Crétacé supérieur, au sein du parc départemental de Roques-Hautes.

Situés sur les communes d’Aix-en-Provence, de Beaurecueil, du Tholonet, de Saint-Antonin-sur-Bayon, et de Saint-Marc Jaumegarde (13), en contrebas du célèbre massif de la Sainte-Victoire, ses 800 hectares de relief accidenté constituent l'un des plus grands gisements européens d'oeufs de dinosaures et en font indubitablement l'un des haut-lieux de la paléontologie mondiale.
Tout en offrant aux scientifiques états-uniens l'opportunité de concevoir cet excellent calembour fondé sur la paronymie entre le mot anglais "Eggs" et le mot français "Aix" !
www.aixenprovence.fr
Doit-on dire "Un testicule" ou "Une testicule" ?
Les testicules sont les gonades mâles des animaux.
Appartenant à l'appareil reproducteur masculin, ce sont les homologues des ovaires pour les femmes.
"Une capilotade".
Ce terme de cuisine désigne :
- au sens propre : un ragoût fait de restes de volailles ou de viandes déjà cuites.
On parle par exemple d'une "capilotade de faisans".
- et, au sens figuré, dans le registre familier, :
-
- une mise en pièces de manière à produire une impression de mélange confus, de gâchis.
On dit par exemple : "Fin juin 1940, la France était en capilotade".
-
- ou une mise en pièces, produite par des coups et blessures.
On dit par exemple : "Après son arrestation musclée, le malfaiteur était en capilotade".
Le mot "capilotade" s'utilise en effet dans les formules "Être en capilotade" "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".
Source : www.cnrtl.fr
"PN".
Ce sigle relativement récent désigne un "Pervers Narcissique".
Autrement dit, d'une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique, c'est à dire ayant une image dévalorisante d’elle-même et se valorisant en rabaissant les autres.
Cette personne - le plus souvent un homme - se donne l’apparence d’un être supérieur aux autres et ressent un besoin exacerbé de se faire admirer. Elle manipule les proches de son entourage et ne ressent aucune culpabilité lorsqu’elle blesse les autres.
Ce sigle de "PN" et cette locution nominale de "Pervers narcissique" connaissent, me semble-t-il, un incroyable succès, en particulier auprès de la gent féminine.
Et j'avoue être personnellement assez amusé - au regard des conversations qu'il peut m'arriver d'entendre - par la propension actuelle des femmes divorcées ou séparées à se présenter comme victimes d'affreux PN...
Pourquoi dire : "Un goal" ?
Et pas, selon le contexte, :
- dans le domaine sportif : "Un gardien de but" ou, par ellipse lexicale, "Un gardien" !
Ce mot est effet l'apocope du terme anglais "Goalkeeper" signifiant "Gardien de but".
On parle également, dans le jargon sportif de "Portier".
Il s'agit du joueur chargé de protéger le but de son équipe, de manière que le ballon n'en franchisse pas la ligne.
Contrairement aux joueurs de champ, il a le privilège - dans la surface de réparation - de pouvoir utiliser toutes les parties du corps.
Il peut également évoluer sur tout le terrain, alors avec les mêmes restrictions que les autres joueurs. S'il touche le ballon intentionnellement de la main ou du bras hors de sa surface de réparation, il est, comme le seraient tous les autres joueurs, coupable d'une faute d'anti-jeu et, passible d'une sanction (carton jaune ou rouge).
Dernier rempart entre le ballon et le but de son équipe, le gardien occupe donc un poste essentiel.
- et dans le domaine de la gestion et des ressources humaines : "Un objectif" !
Source : wikipedia.org
"Un emplâtre".
Ce mot polysémique peut avoir pas moins de six significations différentes et désigner, selon le contexte, :
- au sens propre : une préparation thérapeutique adhésive se ramollissant à la chaleur et destinée à être appliquée sur la peau ou à être étendue sur des bandes de tissu.
Le terme était parfois féminin au XVIIIe siècle.
- au sens figuré, dans le registre familier : un empoté, un individu sans énergie, sans initiative, bon à rien ; une personne n’ayant incapable d’agir comme il convient, ne faisant qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle.
On dit par exemple : "Mais quel emplâtre que cet apprenti là !".
- dans le registre argotique : un coup, une gifle.
On dit par exemple : "Tu les aurais vu se foutre des emplâtres !"
- en horticulture : un enduit gluant destiné à recouvrir les plaies des arbres, pour accélérer leur cicatrisation, également appelé "Englumen".
- dans le registre désuet : une pièce que l'on colle sur une chambre à air pour boucher un trou, également appelée "Rustine".
- et dans le registre familier, un aliment bourratif.
On dit par exemple : "Je ne saurais critiquer la cuisine de ma belle-mère : elle concocte d'extraordinaires emplâtres !".
Sources : www larousse.fr et wiktionary.org
Pourquoi dire : "Un stretch goal" ?
Et pas, tout simplement, : "Un objectif ambitieux" !
Il s'agit en effet d'un objectif très difficile à atteindre, voire qui semble inatteignable.
"Faire faux-bond".
Cette expression du langage courant nous vient - comme bien d'autres - du jeu de paume, où il est difficile voire impossible de renvoyer une balle qui rebondit mal ou rebondit en déviant de sa trajectoire normale et ne va pas là où on l'attend.
La formule "Faire faux-bond" s'utilise donc pour signifier :
- au sens propre : qu'un ballon ou une balle, en rebondissant, ne suit pas la direction qu’il/elle aurait pris/e naturellement si la surface qu’il/elle a frappé/e était bien plane.
Cela peut être le cas au basket-ball, au football, au handball, au jeu à XIII, au rugby (avec un ballon) ainsi qu'au tennis ou au tennis de table (avec une balle).
- et au sens figuré : manquer à l’engagement que l’on a pris envers quelqu’un ou à ce qu’il était en droit d’attendre de nous.
On dit par exemple : "Un ami devait s'associer aves moi mais il m'a fait faux-bond".
Source : wiktionary.org
Ne dites pas : "Faire du tennis" !
Mais : "JOUER AU tennis" ou "PRATIQUER LE tennis" !
"La démocratie est le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres".
C'est à l'homme politique britannique Winston Churchill que nous devons ce célèbre aphorisme très fréquemment utilisé.
"Un odonyme", "Un hodonyme" ou "Un dromonyme".
Ces trois mots parfaitement synonymes désignent tous un nom de voie de communication terrestre telle que celles mentionnées sur les plans de villes ou cartes routières :
- "chemin", "sentier", "route", "autoroute", etc. en milieu rural.
Exemples : "RN (Route Nationale) 7" ou" Autoroute du Soleil" sont des odonymes ruraux.
- "avenue", "boulevard", "cours", "impasse", "place", "rue", "ruelle", etc. en milieu urbain.
Exemples : "avenue des des Champs-Élysées", "place de la Bastille" ou "boulevard du Prado" sont des odonymes urbains.
On notera que la forme "odonyme" est la plus courante.
Et que le mot "dromonyme" est sensiblement moins utilisé.


