"L'Olympico".

C'est le nom attribué depuis quelques années aux rencontres opposant les deux "olympiques" du championnat de France de première division (ou Ligue 1), que sont l'OL (Olympique de Marseille) et l'OM (Olympique de Marseille).

Attisés par une rivalité sportive apparue au cours des années 2000, ces affrontements OL-OM ou OM-OL, d'abord surnommés "le Choc des Olympiques", ont été rebaptisés "Olympico", en référence au "Classico" français opposant le PSG (Paris Saint-Germain FC) et l'OM (Olympique de Marseille).

Lequel constituait naturellement un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des six ou huit meilleurs clubs du monde.

Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs !

On notera que le "Olympico" s'écrit avec un "y" et non un "i' comme cela serait le cas en espagnol ; à l'instar du "Classico" qui s'écrit avec deux "s" et non un seul pour le "Clasico" espagnol.

"Le raisiné".

Ce substantif masculin peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue :

Élaboration de raisiné

  • dans le langage courant, il désigne ainsi : une confiture élaborée à partir de jus de raisin, de sucre, parfois de vin doux, auquel on ajoute souvent des fruits (poires, coings en particulier).

Le raisiné nécessite des raisins très mûrs et très sucrés provenant de coteaux ensoleillés.

Raisiné de Montpellier

Le raisiné se fait généralement avec du raisin noir, mais le "raisiné bourguignon" et le "raisiné de Montpellier" se font avec du raisin blanc.

  • et dans le registre argotique : le sang.

Un doigt avec une goutte de sang

J'ai évoqué dans un autre article "Du raisiné sur les bafouilles", un superbe récit complet en six planches réalisé en 1956 par Morris et Goscinny, que j'ai personnellement découvert en 1980 et qui m'a permis d'apprendre la signification de ce mot.

Source : www.cnrtl et wikipedia.org

"Une difformité".

Ce mot désigne une malformation du corps ou d'une partie du corps, une anomalie ; un défaut très apparent dans la forme, dans les proportions.

Une personne bossue, par exemple, souffre d'une difformité.

Sources : wikipedia.org et www.larousse.fr

 

"Une abréviation.

Une abréviation est le raccourcissement d'un mot ou d'un groupe de mots, représentés alors par un caractère ou un groupe de caractères issus de ce mot.

Par exemple :

  • "abr." ou "abrév." pour "abréviation",
  • "c.-à-d." pour "c'est à dire",
  • "M." pour "Monsieur",
  • "s.v.p." pour "s'il vous plaît",
  • ou "svt" pour "souvent",

Source : wikipedia.org

"Un bahut".

Ce petit mot polysémique change de sens selon le registre de langue et désigne respectivement :

  • dans le langage courant :
    • en architecture : un mur bas servant d'appui à une grille, une colonnade ou une arcade.

Un bahut : mur bas servant d'appui à une grille, une colonnade ou une arcade.

    • un meuble : à l'origine un gros coffre de bois, destiné au transport.

Un bahut", c'est à dire, à l'origine, un coffre en bois destiné au transport

Puis un meuble de grandes dimensions, tel qu'un buffet.

Bahut en bois

On dit par exemple : "On a voulu se débarrasser du vieux bahut du salon, mais ça nous a pris deux jours, à trois, pour monter le buffet suédois Sküngred qu'on s'est acheté à la place !".

    • un récipient en inox utilisé comme ustensile de cuisine dans les cuisines professionnelles.

Bahut de cuisine en inox

  • dans le registre argotique :
    • un camion, un véhicule poids-lourd.

On dit par exemple :"Tu aurais vu les files de bahuts sur l'autoroute : c'était impressionnant !".

Un bahut : un semi-remorque en argot

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un camion" en français.

    • ou un taxi.
"Un bahut" ou "un tacot", c'est à dire : un taxi, dans le registre argotique
"Un bahut" ou "un tacot", c'est à dire : un taxi, dans le registre argotique

 

On dit par exemple : "J'ai eu du mal à trouver un bahut pour rentrer ; j'ai failli rentrer à pinces".

  • et dans le registre populaire : un collège ou un lycée.

On dit par exemple : "Ras le bol du bahut ! Vivement la fac...".

Le collège Jules-Ferry à Conflans Sainte-Honorine (78), où j'ai étudié de la 6e à la 3e, de septembre 1972 à juin 1976, devenu Lycée depuis
Le collège Jules-Ferry (devenu Lycée) à Conflans Sainte-Honorine (78), où j'ai étudié de la 6e à la 3e, de septembre 1972 à juin 1976
Le lycée Le Corbusier, à Poissy (78), où j'ai étudié de la seconde à la terminale, de septembre 1976 à juin 1979
Le lycée Le Corbusier, à Poissy (78), où j'ai étudié de la seconde à la terminale, de septembre 1976 à juin 1979
Le Lycée Jules-Ferry, à Paris (75), place Clichy, où j'ai fait un début d'hypokhâgne en septembre 1979
Le Lycée Jules-Ferry, à Paris (75), place Clichy, où Diane Kurys a tourné "Diabolo menthe" en 1977 et où j'ai fait un début d'hypokhâgne en septembre et octobre 1979, avant de débarquer à Nanterre (92), en histoire et en droit.

En 1980, Michel Nerval a réalisé un film intitulé "Le bahut va craquer !" :

Affiche du film français de Michel Nerval "Le bahut va craquer" (1980)

Source : wikipedia.org

"Arborer la tunique bleue", "Arborer le maillot bleu", "Porter la tunique bleue" ou "Porter le maillot bleu".

Ces différentes formules du langage courant relèvent du vocabulaire et jargon journalistique sportif et signifient "Être international", "Appartenir à la sélection nationale française"

"Dresser la table", "Être à table", "Mettre la table", "Passer à table" et "Se mettre à table".

Voilà bien une série de locutions verbales d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.

En voici les différentes significations :

Table dressée

  • "Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.

Un banquet au Moyen Âge

Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.

Table en bois montée sur tréteaux

On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".

  • "Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
  • "Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".

On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".

  • et "Se mettre à table" signifie :
    • dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".

On dit également (langage courant) : "Passer à table".

    • et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".

On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".

Source : www.linternaute.fr

 

"S'évanouir".

Ce verbe du langage courant signifie, selon le contexte :

  • perdre connaissance, tomber en syncope.

On dit par exemple : "Ma mère s'est évanouie la seule fois où j'ai obtenu la moyenne en gymnastique".

  • Se dissiper, cesser d'être.

On dit par exemple : "Les illusions de mon père concernant mon appétence pour la pratique du sport se sont rapidement évanouies".

  • Disparaître sans laisser de trace.

On dit par exemple : "La dimension sociale du projet gouvernemental s'est rapidement évanoui".

Ou : "Le cambrioleur s'est évanoui dans la nature".

Source : www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Un screenwriter" et "Le screenwriting" ?

Et pas : "Un scénariste" et "La scénarisation" !

Ou, s'il est réellement nécessaire de le préciser : "Un scénariste de cinéma et de télévision" et "La scénarisation cinématographique et télévisuelle".

On n'écrit pas : "Des bacs pros" ni "Des bacs technos" !

Mais : "Des bacs pro" et "Des bacs techno" !

Sans "s".

Et idéalement : "Des baccalauréats professionnels" et "Des baccalauréats technologiques".

Relevant normalement du registre familier car constituées d'apocopes, les deux formules "Bacs pro" et "Bacs techno" semblent désormais appartenir au langage courant.

"Un comité Théodule".

Cette locution désigne "un comité ou une commission ne présentant qu'une utilité des plus limitées voire n'ayant absolument aucune utilité".

L'expression a été créée par le général de Gaulle, lors d'un voyage à Oran (Algérie), le 25 septembre 1963, où il a déclaré, parlant de lui à la troisième personne, :

"Mais de cela, le général de Gaulle ne s'est jamais beaucoup occupé. L'essentiel pour lui, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, l'essentiel pour le Général de Gaulle, président de la République française, c'est ce qui est utile au peuple français, ce que sent, ce que veut le peuple français. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis bientôt un quart de siècle, et je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire".

Source : wikipedia.org