"Dussé-je".

J'adore cette formule qui relève du registre soutenu.

Elle correspond à la première personne du singulier de l’imparfait du subjonctif du verbe "devoir" et signifie : même si je devais, quand bien même je devrais, quitte à ce que je doive.

Le sujet ("Je"), placé après le verbe, fait l'objet de ce que l'on appelle en grammaire une "Postposition".

On dit par exemple : "Dussé-je le poursuivre jusqu'en enfer, je retrouverai l'assassin de ma fille !".

Ou : "Dussé-je y passer des heures, je trouverai d'où vient cette erreur !".

Source : wiktionary.org

 

On ne dit pas : "Bon courage à toi", "Bon courage à vous", "Bonne journée à toi", "Bonne journée à vous", "Bonne soirée à toi", "Bonne soirée à vous", "Merci à toi" ou "Merci à vous" !

Mais, bien plus simplement : "Bon courage", "Bonne journée", "Bonne soirée" ou "Merci" !

Je ne supporte plus cette nouvelle façon qu'ont de plus en plus de personnes d'accoler systématiquement un "À toi" ou un "À vous" parfaitement inutiles (on se doute bien que ce n'est pas destiné à la voisine, pas plus qu'au facteur) à la fin de la plupart de leurs formules de politesse ou de compassion.

"La vacuité".

J'aime beaucoup ce substantif du registre soutenu qui désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • l'état de ce qui est vide.

On parle ainsi de la "vacuité d'un contenant" ou de la "vacuité d'un lieu".

    • le fait qu'une femelle ne soit pas gravide, pleine.
  • et au sens figuré :
    • à propos d'une personne, de son esprit : l'absence de pensées, d'idées ; la vacance, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité des propos d'un homme politique".

    • et à propos d'une activité, d'une oeuvre : l'absence de contenu, de consistance ; l'inconsistance, la nullité, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité d'un film ou d'un roman".

Sources : wikipedia.org, Le Robert et www.cnrtl.fr

"De père en fils" ou Quand des fils et filles de réalisateurs célèbres exercent le même métier que leur père.

La technique cinématographique

La campagne électorale présidentielle française, nous a rappelé, fin 2016, à quel point nos hommes politiques étaient enclins à faire travailler - voire à fournir des emplois fictifs - aux différents membres de leur famille, qu'il s'agisse de leurs épouses ou compagnes ou de leur progéniture. Népotisme quand tu nous tiens !

Pourtant, tous ceux qui - comme moi - prennent systématiquement le temps de lire de manière scrupuleuse et détaillée l'intégralité des génériques de films (malade, moi ? Mais pas du tout, voyons ! Peut-être très légèrement atteint d'un soupçon de maniaquerie obsessionnelle compulsive à caractère compilatoire, mais rien de plus, croyez-moi ! Mon psychiatre vous le confirmera) vous le diront : s'il est bien un domaine dans lequel les "fils de", "filles de", "frères de" ou "soeurs de" sont bien légion, c'est davantage le cinéma.

Amusez-vous donc à scruter de temps en temps par le menu lesdits génériques et vous serez surpris par le nombre de patronymes célèbres que l'on peut y retrouver, nos plus glorieux acteurs, réalisateurs ou producteurs ne rechignant manifestement guère à favoriser le recours aux différents membres de leurs familles ou fratries.

Mais est-on bien certains que nos bouchers et boulangers agissent très différemment ?

Quoi qu'il en soit, que ce soit en France ou outre-Atlantique, nombreux sont les enfants de metteurs en scène de cinéma à réaliser eux aussi des films.

EN FRANCE :

Les précurseurs sont incontestablement Maurice Tourneur (dont les oeuvres s'échelonnent de 1913 à 1948) et Max Ophüls (de 1931 à 1955), qui ont commencé leur carrière bien avant la seconde guerre mondiale.

Et leurs fils, le franco-américain Jacques Tourneur (1931-1965) et le documentariste Marcel Ophüls (1957-2013) ont donné leurs premiers tours de manivelle avant les années soixante.

J'ai dénombré par la suite au moins six autres "papas réalisateurs", tout aussi célèbres, qui ont tous débuté au tournant des années soixante :

Denys de la Patellière (1955-1973), tout d'abord. Mais aussi Pierre Schoenderffer (1958-2004), qui était également romancier et adaptait souvent ses propres livres. François Leterrier (1961-1991) et Pierre Granier-Defferre (1961-1995), ensuite.

Ainsi que le célèbre producteur Claude Berri (né Langmann)(1964-2009). Et Peter Kassovitz (1964-2007), qui a beaucoup tourné pour la télévision.

Et ,enfin, Bertrand Tavernier (1964-2016), par ailleurs président de l'Institut Lumière ou Robert Enrico (1956-1999).

À l'image de leurs aînés, leur progéniture masculine a également choisi le métier de réalisateur : Alexandre de la Patellière (2012), Frédéric Schoendorffer (2000-2016), Louis Leterrier (2002-2015) et Denys Granier-Defferre (1982-2009), tout d'abord. Mais également Thomas Langmann (2008-2012), par ailleurs acteur puis producteur. Et, enfin, l'acteur Mathieu Kassovitz (1993-2011), Jérôme Enrico et le documentariste Nils Tavernier (2005-2013).

S'ils n'égalent pas forcément toujours le souvenir de leurs pères dans la mémoire des cinéphiles, force est de constater qu'ils sont, à tout le moins, parvenu à se faire un prénom.

OUTRE-ATLANTIQUE :

Ce phénomène semble cependant relativement moins notable et seuls les états-uniens Francis Ford Coppola (1963-2012) et Oliver Stone (1974-2016) ou le canadien David Cronenberg (1969-2014) semblent avoir fait école au sein du clan familial.

Et ce n'est pas leur faire injure que de remarquer que si Sofia Coppola (1999-2017) a su en quelques films, se forger une solide réputation de réalisatrice, les deux autres, Brandon Cronenberg (2012) et Sean Stone (2012) ne sont encore que de simples débutants.

AILLEURS :

La même remarque peut être faite concernant le suisse Barbet Schroder (1969-2016) et sa fille Laura Schroder (2012-2017).

"Tranquille comme Baptiste".

Cette expression du langage courant signifie "Tout à fait tranquille, serein, calme, dégagé de tout souci".

Apparue au début du XIXe siècle, elle ferait référence au personnage de Baptiste, nom fréquemment donné autrefois au niais des parades foraines, qui restait stoïque sous les coups, à la grande joie des spectateurs.

Sources : wiktionary.org et linternaute.fr

"Être aux anges" ou "Être aux oiseaux".

Ces deux expressions du langage courant signifient "être enchanté, ravi ; dans un état de grand contentement, dans un transport de joie si intense que l'on semble extasié".

On dit par exemple : "J'étais aux anges lorsque j'ai appris que ma fille était reçue à son concours".

Attention cependant : l'idiotisme animalier "Être aux oiseaux" n'est utilisé que par nos amis québecois et jamais en France.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

On ne dit pas : "Ça va nous coûter des frais" !

Comme j'ai pu l'entendre le jeudi 26 décembre 2019 dans l'émission "Wheeler Dealers France" sur la chaîne télévisée française RMC Découverte.

Mais : "CELa va nous coûter de L'ARGENT" ou "CELa va ENGENDRER des frais" !

"Ne pas attacher son chien avec des saucisses".

Je trouve très amusante cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire ou gastronomique, qui signifie, au sens figuré, "Être peu généreux, avare, pingre, radin".

"Un coup de jarnac".

Guy 1er Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron Jarnac

Cette expression du langage courant désigne un coup violent, habile et imprévu.

Elle a pris avec le temps une connotation de coup déloyal ou pernicieux, qui n'existait pas à l'origine.

Dans son sens premier et d’escrime, il s’agit en effet d’un coup porté à l’arrière du genou ou de la cuisse, rendu célèbre par Guy 1er Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron Jarnac (1514-6 août 1584).

Ce gentilhomme français est passé à la postérité grâce à sa célèbre botte, qui lui permit de vaincre en duel, François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraye, lors d'un duel judiciaire, le 10 juillet en 1547, devant le château de Saint-Germain-en-Laye (78).

Source : wikipedia.org