"Que j'aille".

Cette locution verbale peut avoir deux significations totalement différentes, puisqu'il peut s'agir :

  • du subjonctif présent de la première personne du verbe "Aller".

On dit par exemple : "Il faudrait que j'aille voir ma grand-mère".

  • ou de l'indicatif présent de la première personne du verbe "Ailler", qui signifie garnir ou frotter d'ail.

On dit par exemple : "J'aille ensuite mon gigot avant de l'enfourner".

 

"Un oeil au beurre noir".

Deux yeux au beurre noir

Fort heureusement, il ne s'agit pas d'un plat exotique originaire de contrées barbares, consistant à cuire un oeil au "beurre noir", mais du surnom donné - dans le registre familier - à un hématome sur l'oeil, qui empêche le plus souvent de voir à cause du gonflement de la paupière.

Cette jolie expression imagée ne manque naturellement pas d'interloquer les enfants ou les étrangers, puisqu'elle présente l'étonnante particularité d'être à la fois un idiotisme corporel ("Un oeil"), un idiotisme alimentaire ("au beurre") et un idiotisme chromatique ("noir.") !

On parle également de "Coquard" ou de "Gnon" ("Coup") dans le registre familier.

"Une torpille".

Ce mot féminin désigne à la fois :

Torpille (arme)

  • un engin automoteur, se déplaçant dans l'eau et destiné à la destruction de navires ou de sous-marins. Elle peut être lancée depuis un navire, un sous-marin, un avion de patrouille maritime, un hélicoptère ou encore portée par un missile.

Torpille (poisson)

  • et un genre de poisson marin plat cartilagineux, cousin des raies, vivant près du sol, ayant la capacité de produire de l'électricité comme moyen de défense ou de prédation.

"À la queue-leu-leu".

Personnes marchant à la queue leu-leu

Cette locution nominale signifie l'un derrière l'autre, à l'instar de loups en train de marcher ; le mot "Leu" n'étant autre que l'ancien nom du "Loup".

Loups à la queue-leu-leu

Cette expression est à rapprocher de l'expression "En file indienne", dont la signification est identique.

 

"Le puceau n'est pas le petit de la puce !".

  • Ce vocable du registre familier est en effet construit à partir d'une masculinisation du mot "pucelle" et il désigne un homme n'ayant jamais eu de relation sexuelle.
  • On l'utilise également par plaisanterie, pour désigner un jeune garçon.
  • Ou, en argot, pour parler d'un novice dans une activité.

On dit ainsi par exemple : "Durant la guerre Algérie, les appelés étaient évidemment tous des puceaux de la guerre".

"Inextinguible".

J'adore cet adjectif du registre soutenu qui signifie :

  • au sens propre : qui ne peut s'éteindre,

On parle ainsi d'un "feu inextinguible"

  • et, au sens figuré, : qui ne peut disparaître, s’oublier, cesser, se réprimer, être satisfait, comblé.

On parle par exemple d'"une curiosité inextinguible" ou d'une "soif de connaissance inextinguible".

"Davantage" ou "D'avantage" ?

  • "Davantage", sans apostrophe, signifie "plus" et est invariable.

Il peut être :

    • un adjectif indéfini : "Mange davantage de légumes",
    • un adverbe : "Refuser d'en faire davantage",
    • ou un pronom indéfini : "Davantage de personnes préfèrent les frites".
  • "D'avantage", avec une apostrophe, est une locution nominale masculine.

Et elle peut être remplacée par "de profit" : "Il n'a pas d'avantage à faire cela" (il n'a pas "de profit" à faire cela ; cela ne lui est pas profitable).

"Clabauder" et "Le clabaudage".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif masculin peu courants, qui relèvent du domaine de la chasse et qui dérivent du mot "Clabaud", désignant un chien de chasse aux oreilles pendantes qui aboie sans raison.

  • "Clabauder" signifie :
    • au sens propre : aboyer fréquemment,
    • et, au sens figuré, :
      • crier, faire du bruit mal à propos et d’une façon malveillante.
      • ou critiquer injustement une personne ; médire.
  • et "Le clabaudage" désigne :
    • au sens propre : l'aboi (ou aboiement) de plusieurs chiens,
    • et, au sens figuré, dans le registre soutenu, de vaines criailleries.

On dit par exemple : "Laissez-les donc dire, mon ami ; ce ne sont là que de misérables clabaudages !".

Source : wiktionary.org

"Un daim".

Un daim mâle

  • Le daim est avant toutes choses un mammifère sauvage ruminant de nos contrées, appartenant à la famille des cervidés et dotés - pour les mâles - de grands bois plats et palmés.
  • Mais c'est également, dans le registre argotique et dans le registre désuet, un imbécile, un niais, quelqu'un d'ignorant, de bête.

Ou encore : un dupe, un bourgeois, quelqu'un de riche.

Bonbon "Daim"

  • Et, enfin, un bonbon au chocolat originaire de Suède.

La marque Daim a été créée en 1953 par le groupe américain Kraft Foods, et elle appartient, depuis une scission intervenue en 2012, au groupe américain Mondelez International.

Source : wikipedia.org

 

"Une sauce au beurre noir", "Une sauce beurre noir" ou "Un beurre noir".

Cuisson à feu doux d'un beurre noir

Ces trois appellations désignent une préparation culinaire, élaborée à base de beurre doux.

Celui-ci est cuit à feu doux dans une poêle ou une casserole, jusqu'à ce qu'il prenne une coloration foncée. Malgré son appellation, il doit cependant brunir sans noircir.

L'étape finale de la préparation consiste à déglacer, en ajoutant une solution acide, comme du vin blanc, du jus de citron ou du vinaigre.

On cuisine notamment ainsi :

Aile de raie au beurre noir
Aile de raie au beurre noir
  • les ailes de raie,
Cervelle de veau poêlée au beurre noir
Cervelle de veau poêlée au beurre noir
  • ou la cervelle.

Le nom de cette sauce a donné lieu à une jolie expression imagée : "Un oeil au beurre noir".

Source : wikipedia.org

"Pizzly" et "Grolar".

Un grolar ou pizzly

Il s'agit de deux mots-valises anglo-saxons.

Et dans les deux cas, il s'agit d'ours hybrides, nés de l'union d'un ours blanc et d'un grizzly :

  • mais tandis que le PIZZLY (Polar bear-grIZZLY) est issu d'un papa ours blanc et d'une maman grizzly,
  • le GROLAR (GRizzly-pOLAR bear) est issu d'un papa grizzly et d'une maman ours blanc.

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "PIZZLY" commence par "P", donc le papa est un ours blanc (Polar bear). Et la maman, par voie de conséquence, une grizzly.
  • "GROLAR" commence par "GR", donc le papa est un Grizzly. Et la maman, par voie de conséquence, une ourse blanche.

Est-il utile de préciser la raison pour laquelle la première appellation ("Pizzly") est davantage utilisée en France ?

Oui, sans doute, pour nos amis apprenants de FLE : c'est tout simplement en raison de l'homophonie entre le mot-valise anglo-saxon "Grolar" et la locution française "Gros lard" qui désigne familièrement et péjorativement un obèse, une personne de forte corpulence ou en surpoids !