Amis étrangers apprenant le FLE (Français Langue Etrangère), j’ai affecté ce mot-clé à l’ensemble de mes articles susceptibles de vous intéresser plus spécifiquement.
Je vous recommande également, tout particulièrement la lecture de ces collections :
L'orthographe (la présence d'un "s" final au mot "neuf") prend ici toute son importance, puisque ces deux locutionshomophones signifient respectivement :
"Ils sont neuf" : ils sont "au nombre de neuf" ("9"),
et "Ils sont neufs" : ils ne sont pas d'occasion, ils n'ont jamais été déballés ni a fortiori utilisés.
On dit en effet couramment "Tirer la chasse" - voire "Tirer la chaîne" - lorsque l'on a fini d'utiliser des toilettes, alors même qu'il s'agit le plus souvent d'appuyer sur un bouton (dans les toilettes publiques, notamment) ou de le "soulever", bien plus que de le "tirer".
L'explication est toute simple : c'est parce que le réservoir d'eau des toilettes se trouvaient originellement en hauteur (pour de simples raisons techniques de gravité, j'imagine) et que l'on en libérait le jet nettoyant (la "chasse d'eau") en tirant sur une "poignée" ou "tirette" pendant au bout d'une petite chaîne.
Ancienne tirette de chasse d'eau suspendue et sa chaîne, du temps où l'on "tirait la chaîne"
C'était en particulier le cas dans la plupart des toilettes des vieux cafés-restaurants jusqu'à il y a encore quelques dizaines d'années à peine.
Comme me l'a judicieusement précisé un aimable lecteur, les installations étant fréquemment vétustes et mal entretenues, il y avait souvent des "accidents de chasse" !
Une lectrice m'a ainsi rapporté se souvenir d'avoir une fois reçu sur elle l'intégralité du contenu de la cuve ; ce qui avait naturellement eu pour conséquence de l'asperger de la tête aux pieds !
Le procédé technique ayant fort heureusement évolué, on a commencé par ne plus dire "Tirer la chaîne", mais encore souvent "Tirer la chasse".
Concernant le mot "Prédécesseur" (registre soutenu), certains considèrent que celui-ci n’étant ni un titre, ni une fonction, mais une situation, un état, la distinction du genre -donc du sexe - n’est pas pertinente.
Le Larousse ou le CNRTL indiquent que ce substantif est toujours masculin, même pour désigner une femme.
Pour d’autres, tout mot peut - ou doit - adopter le genre de la personne désignée :
Le Robert, comme l'OQLF retiennent ainsi le terme "Prédécesseure",
mais on rencontre également le terme "Prédécesseresse",
ou le terme "Prédécesseuse",
voire le rarissime et épouvatable "Prédécessrice", cité par le CNRTL.
Et concernant le mot "Successeur", son antonyme, sa forme féminine n’est pas encore établie :
Elle n’existe pas pour Larousse ou le CNRTL,
alors que le Robert et l’OQLF proposent le terme "Successeuse".
L’usage n’ayant à ce jour fixé aucune forme, les différentes propositions sont acceptables.
Source : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.question-orthographe.fr
Avez-vous déjà imaginé le désarroi qui peut-être celui de nos jeunes enfants ou amis étrangers lorsqu'ils peuvent entendre ou lire cesformes conjuguées à la première personne du singulier des verbes "Être", "Suivre" et "Essuyer" ?
Les deux premières sont en effet parfaitement homophonographes :
"Je suis", première personne du singulier du verbe "Être",
et "Je suis", première personne du singulier du verbe "Suivre",
et la troisième, "J'essuie", première personne du singulier du verbe "Essuyer", est paronymique puisqu'elle se prononce "jai-sui" !
Tout cela peut évidemment prêter à confusion :
Ainsi d'un jeune migrant africain non francophone de ma connaissance, qui n'avait pas compris la recommandation que lui faisait un éducateur de suivre l'un de ses camarades ("Tu suis Ibrahim") et lui avait répondu "Non, moi je suis Mohamed !"...
Ou de cette délicieuse blague, narrée à la suite de la publication de cet article par Jonatan, un fidèle lecteur finnois que je remercie ici, :
Une jeune fille raconte à l'une de ses amies :
"Je suis Jennifer Lopez sur Instagram".
"Quoi ? Mais comment parviens-tu à faire une chose pareille ?"
« Et ben.... je clique sur Jennifer et je la suis...".
Cette locution adverbiale du langage courant s'utilise assez couramment pour dire : sans obstacle, sans embarras, sans accident, sans difficulté matérielle ou morale.
On dit par exemple : "Ma commande est arrivée sans encombre malgré les grèves".
En revanche, le substantif masculin "Encombre" - qui signifie : obstacle, embarras, difficulté d'ordre matériel ou moral - ne s'emploie, lui, que très rarement.