"Faire ceinture".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire appartient au registre familier.

Constituant une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture", elle signifie :

  • au sens propre : se priver de nourriture,
  • et au sens figuré : se priver de quelque chose, de gré ou de force.

On dit par exemple : "Mon mari étant au chômage partiel et moi en arrêt-maladie pour deux mois, il va falloir faire ceinture encore un bont moment".

Ou : "Sans télévision ni ordinateur à la maison pendant quelques jours jours, je vais devoir faire ceinture en matière de films ou de feuilletons !".

Sources : www.expressio.ft et Le Robert

"Ne pas être du luxe", "C'est pas du luxe", "Ce n'est pas du luxe".

Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : être nécessaire, indispensable, et à tout le moins bienvenu ou utile.

On dit par exemple : "Va te laver les mains et débarbouiller le visage avant de passer à table, ce ne sera pas du luxe !"

Ou : "Enfin, tu t'es décidé à laver tes carreaux : ce n'est pas du luxe !".

Source : wiktionary.org

"Proposer la botte".

"Proposer la botte" ne constitue pas une invitation à visiter l'Italie...

Mais relève davantage du sport en chambre. En tous cas sur un plan linguistique.

Cette curieuse locution verbale du registre argotique, qui doit interloquer nos amis étrangers, signifie en effet, au sens figuré : inviter d’une façon directe et sans équivoque à une relation sexuelle.

Autrement dit : proposer de faire l'amour.

Car cette expression fait référence à une acception spécifique du substantif féminin "botte", qui, en escrime, désigne : un coup porté avec une épée ou un fleuret, permettant d'"embrocher" son adversaire, en le transperçant avec sa lame.

Et illustre donc parfaitement l’acte sexuel de manière métaphorique.

On dit par exemple : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il me propose la botte le premier soir, mais tout de même : il ne m'a toujours pas embrassée après trois semaines !".

Source : wiktionary.org

"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un.

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.

On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".

Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";

  • et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :

On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".

Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Un veau".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :

Un veau

    • un mammifère domestique herbivore de la famille des bovidés.

Le "Veau" est le petit de la vache et du taureau, avant son sevrage, à un an.

Le terme s'applique au mâle et à la femelle (appelée "Veau femelle"), le substantif féminin "Velle" n'étant que très rarement usité.

Et l'on l'élève pour sa viande (blanche) et sa peau.

Une bufflesse et son veau
Une bufflesse et son veau
    • par extension, parfois : un petit d'un grand mammifère herbivore dont la progéniture n'a pas de nom spécifique, comme le bison ou le buffle.
Une femelle morse et son veau
Une femelle morse et son veau
    • ou un petit de certains mammifères marins comme le morse.
    • en architecture : la partie supérieure de la ferme d'un cintre supportant tout ou partie d'une voûte pendant sa construction.
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
Un vieux break états-unien des années 1970
Un vieux break états-unien des années 1970
    • une automobile usagée, un véhicule lent, qui n'avance pas, a peu de reprises et est peu performant.

On dit par exemple : "Avec ton veau on n'est pas arrivé : on ne dépasse pas les cent kilomètres à l'heure !".

    • ou : une personne lourde de corps ou d'esprit.

On dit par exemple : "Qu'est-ce que tu veux qu'il comprenne à ce bouquin : ce type est un veau !".

Source : www.languefrancaise.net

"Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" : être très étonné, extrêmement surpris, stupéfait.

On dit par exemple : "J'étais sur le cul quand j'ai appris que ta femme t'avait quitté".

Ou : "Je suis resté que le cul quand mon fils m'a appris votre déménagement".

  • et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul" : beaucoup étonner ou surprendre, stupéfier.

On dit par exemple : "Ça m'a laissé sur le cul d'apprendre que tes vieux divorçaient !".

Ou : "Mon licenciement m'a mis sur le cul !".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Source : wiktionary.org

"En deçà" ou "En deçà de".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositive, qui relève du registre soutenu et signifie, selon le contexte :

  • de ce côté-ci  ou de ce côté-ci de :

On dit par exemple : "L'usager de la SNCF oit respecter le marquage au sol indiquant la limite de discrétion. Et s'arrêter en deçà".

Ou : "En deçà de la frontière, le port de la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire avant le 1er juillet 1973, à l'avant, et le 1er octobre 1990, à l'arrière".

  • avant ou avant le/la/les.

On dit par exemple : "Ce phénomène date de la dernière guerre. Et n'existait pas en deçà".

Ou : "Cette machine n'était pas utilisée en deçà du Moyen Âge".

  • ou, au figuré : en dessous ou en dessous de.

On dit par exemple : "Pour cet achat, je me suis fixé une limite de 200€. Et j'espère bien rester en-deçà".

Ou : "La fréquentation de J'aime les mots est restée cette semaine-ci en-deçà de ses niveaux habituels".

Source : wikipedia.org

"Le kiki".

Étrangement, ce substantif masculin en forme de gémination peut tout aussi bien désigner :

Verge au repos

 

  • dans le langage enfantin : la verge (ou le pénis),

On dit par exemple : "Remet donc ton maillot de bain, Thomas : tout le monde voit ton kiki !".

Un cou féminin

  • et dans registre populaire, à travers la locution verbale "Serrer le kiki" : le cou.

On dit par exemple : "Tu me fais mal : tu me serres le kiki !".

On retrouve également le mot "Kiki" dans une autre expression déjà évoquée : "C'est parti mon kiki !".

"Avoir perdu la boussole", "Être à l'Ouest", "Être déboussolé" ou "Être désorienté".

Ces quatre locutions verbales signifient, au sens figuré : ne plus très bien savoir ce que l'on dit ou fait.

"Avoir perdu la boussole" et "Être à l'Ouest" relèvent du registre familier.

Tandis que "Être déboussolé" et "Être désorienté" appartiennent au langage courant.

On dit par exemple :

  • "Ne l'écoute pas : il est à l'Ouest ce type",
  • "Ma grand-mère est déboussolée depuis la mort de mon grand-père, il y a deu ans",
  • ou : "Le voisin de mes parents est désorienté depuis son isolement forcé lié à la pandémie".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être fou" ou "Être un fou".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Un fétu de paille" !

Un fétu, c'est à dire : un brin de paille

Mais simplement : "Un fétu" !

Ce substantif féminin désigne en effet :

  • au sens propre : un brin de paille,
  • et au sens figuré : quelque chose de très léger, pesant un poids insignifiant.

On dit par exemple : "Être emporté par le vent comme un fétu".

Aussi, la locution nominale masculine "Un fétu de paille" constitue-t-elle à mes yeux un pléonasme.

"Une culotte de cheval";

Une femme avec une "culotte de cheval"

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré, chez les femmes essentiellement : un amas de graisse situé à l'arrière du haut des cuisses, sur les fesses et les hanches, formant des zones durcies et douloureuses au toucher, pouvant favoriser l'apparition de la cellulite.

Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs hormonaux et physiologiques, est assez peu observé chez les hommes, dont les amas graisseux sous-cutanés se font plus couramment au niveau du ventre et de la poitrine.

Source : www.crpce.com

"Un agenda" n'est pas "Un programme" ni "Un ordre du jour".

"Un agenda" est un substantif masculin du langage courant désignant en effet en français :

  • au sens propre :un carnet prédaté (ou électronique) comportant un calendrier, sur lequel on inscrit pour chaque jour son emploi du temps ; ce que l'on se propose de faire.
  • et par extension, au sens figuré : l’ensemble des affaires à traiter dans une période donnée.

Aussi, le mot "agenda" ne peut-il donc absolument pas être synonyme de "Emploi du temps" ou de "Calendrier".

Sources : bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.academie-francaise.fr

 

Le nom agenda désigne un registre, un carnet  et dans lequel on inscrit  ce que l’on se propose de faire.

On évitera d’ajouter à ce sens celui de programme, c’est-à-dire la suite d’actions qu’on s’impose d’accomplir dans un but donné, le plan que l’on a établi à l’avance ; en effet, employer agenda en ce sens est un anglicisme.