"Houspiller".

J'aime beaucoup ce joli verbe du langage courant que je ne lis ou n'entends malheureusement plus guère.

Il signifie :

  • au sens propre : tirailler et secouer quelqu’un pour le maltraiter, pour le tourmenter.

"Houspiller" vient en effet de l'ancien français "Houcepignier", construit par juxtaposition des verbes "Housser" (battre avec un balai de houx : ouille, ouille, ouille !) et "Pignier" (peigner).

On dit par exemple : "Le voleur s'est fait houspiller par la foule : je n'aurais pas voulu être à sa place !".

  • au sens figuré : réprimander vivement quelqu'un avec aigreur ou avec malice ; le tancer.

On dit par exemple : "J'invite les lecteurs de J'aime les mots à me houspiller lorsqu'ils trouvent des fautes dans mes articles".

  • et en zoologie : attaquer, harceler collectivement un prédateur potentiel, de manière simulée ou non, pour des oiseaux ou de petits mammifères.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Se nicher".

Ce verbe désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : faire son nid, pour un oiseau.

On dit par exemple : "Chaque année des mésanges se nichent dans notre grange".

  • au sens figuré, dans le registre familier :
    • S'installer à demeure, se cacher, être blotti, en un point précis.

On dit par exemple : "Pour mon plus grand bonheur, ma belle-mère et son nouveau compagnon sont allés se nicher au fin fond de la Lozère".

    • Se caser, trouver refuge, se fourrer.

On dit par exemple : "Où la jalousie va-t-elle se nicher ? Mon épouse me croit entiché de mon assistante parce que je l'emmène en séminaire avec moi deux fins de semaine par mois !".

Source : www.larousse.fr

"Un tourteau".

Ce substantif masculin du langage courant est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

Un crabe tourteau

  • un type de crabe apprécié des amateurs de fruits de mer (nom vernaculaire).
  • un gros pain bis (fabriqué complètement ou en partie à partir de farine bise) de forme ronde.

Un tourteau fromager

  • une spécialité culinaire du Poitou : le tourteau fromager ; un gâteau à base de fromage de chèvre cuit dans de la pâte.
Tourteaux de colza
Tourteaux de colza
  • un résidu solide riche en protéines, très utilisé dans l'alimentation du bétail.

Les tourteaux sont obtenus lors du traitement, en vue de l'extraction d'huile, des graines et des fruits oléagineux tels que le colza, le lin ou le soja.

Tourteaux de lin
Tourteaux de lin
  • en chimie : un "gâteau", c'est à dire une matière qui, après avoir été pressée, se présente sous la forme d'un gâteau rond et plat.

On parle par exemple de "tourteau de plomb" ou de "gâteau de plomb".

  • enfin, en héraldique : un petit "meuble" (figure) de forme circulaire et toujours de couleur.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Ouïe !", "L'ouïe et "Une ouïe".

Ces différents mots homographes ont des prononciations et significations différentes qui doivent réellement interloquer nos amis étrangers.

  • "L'ouïe" est un substantif féminin se prononçant "oui" et désignant le sens par lequel on perçoit les sons, également appelé "audition".

On dit par exemple : "Avoir l'ouïe fine", pour signifier que l'on entend très bien.

  • et "Une ouïe" est un substantif féminin se prononçant "oui" et désignant :

Capot de Jeep avec trois ouïes

    • une ouverture pratiquée sur le capot d'un appareil, d'une machine ou d'un véhicule.

Pour une automobile, on parle ainsi par exemple d"ouïe avant centrale de capot" ou d'"ouïes latérales".

Les ouïes d'un violon

    • une ouverture pratiquée dans la table d'harmonie des instruments à cordes et mettant la caisse de résonance en relation avec l'air ambiant.
  • et, chez les poissons :
    • chacune des deux fentes de rejet de l'eau ayant servi à la respiration, situées sous le rebord postérieur des opercules,

L'ouïe d'un poisson

    • ou chacun de ces opercules eux-mêmes.

Source : www.larousse.fr

"Une truie".

Ce substantif féminin désigne :

Une truie

  • au sens propre : un cochon femelle, compagne du porc et mère de la gorette, du cochonnet, goret ou porcelet.
  • et au sens figuré, dans le registre vulgaire : une femme malpropre.

On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie truie".

S'il s'agit d'un homme, on dit "un cochon", "un porc" ou "un pourceau".

Et s'il s'agit d'un enfant on dit  "un goret" ou "une gorette".

"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un saucisson à pattes", "Une saucisse à pattes", "Un saucisson sur pattes" ou "Une saucisse sur pattes".

Ces différentes locutions nominales du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires désignent - au sens figuré - un chien de petite ou de moyenne taille, doté de pattes très courtes et d'un corps très allongé.

On surnomme généralement ainsi le "Basset".

Un basset artésien normand
Un basset artésien normand

Ainsi que le "Teckel".

Un teckel à poil ras
Un teckel à poil ras

Les formes "Un saucisson SUR pattes" et "Une saucisse À pattes"sont moins courantes que "Un saucisson À pattes" et "Une saucisse SUR pattes".

Source : wiktionary.org

"Marion Lièvre".

La joueuse internationale de rugby française Marion Lièvre

Marion Lièvre est une joueuse internationale de rugby à XV française, née le 10 janvier 1991.

Elle joue au poste d'ailière et n'a commencé à pratiquer le rugby qu'à l'âge de 18 ans, après douze années de judo, parce que cela était obligatoire en faculté de sports.

Quatre années plus tard, en 2013, elle connaît sa première sélection avec l'Équipe de France de rugby à XV féminin.

Le 14 mars 2014, elle gagne le Grand Chelem avec l'Équipe de France et elle finit troisième de la Coupe du monde de rugby à XV féminin 2014.

La joueuse internationale de rugby française Marion Lièvre

Source : wikipedia.org

"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org

 

"Un estomac sur pattes" ou "Un ventre sur pattes".

Ces deux amusantes locutions nominales du langage courant en forme d'idiotismes corporels désignent - au sens figuré - : un animal ou une personne ayant tout le temps faim, qui mange beaucoup, qui a un très gros appétit, voire incapable de contrôler son alimentation.

Sources : www.dictionaire.reverso.net et wiktionary.org