"Avoir le petit doigt sur la couture du pantalon", "Avoir le doigt sur la couture du pantalon" ou" Avoir le doigt sur la couture".

"Le petit doigt sur la couture du pantalon" ou "Le doigt sur la couture"

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotisme corporel, d'idiotisme textile et d'idiotisme militaire signifient, au sens figuré : obéir sans discuter, être respectueusement soumis à une autorité que l'on craint un peu.

On dit par exemple : "On a vu le Premier Ministre, nous expliquer le doigt sur la couture, avec quelle efficacité le chef de l'État s'était investi dans cette lutte contre la pandémie".

Ou : "Comme souvent, les députés de la majorité ont le petit doigt sur la couture du pantalon lorsqu'ils commentent les propos du gouvernement".

Ces formules font naturellement référence au "garde-à-vous" dans l'armée, une position dans laquelle on doit se tenir debout, droit, les talons joints, la tête haute, immobile, les bras serrés le long du corps et les doigts touchant la couture du pantalon. Et qui est un signe de respect, d'obéissance et de soumission à l'autorité.

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Satané" ou "Satanée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : qui a rapport à Satan, aux démons ; qui est inspiré par Satan ; démoniaque, diabolique, satanique.

On dit par exemple : "Notre église a été pillée la nuit dernière par un voleur satané".

Ou : "Si tu es une bonne chrétienne, tu te dois de chasser de ta tête cette pensée satanée".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : damné, maudit, fieffé, sacré (registre familier), diable de (registre familier), putain de (registre vulgaire).

On dit par exemple : "Ce satané pantalon a encore dû rétrécir. À moins que je n'ai pris un peu de poids ?".

Ou : "Satanée déviation : je vais encore arriver en retard au boulot !".

Dans cette acception, l'adjectif "Satané" est toujours utilisé comme épithète, avant un nom afin de le qualifier.

Source : www.cnrtl.fr

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Un Bec-fin" ou "Une fine-gueule".

Ces deux curieux substantifs en forme d'idiotismes animaliers désignent, au sens figuré, dans le registre familier : un gourmet.

C'est à dire :

  • un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins,

Un "gourmet" est, au sens propre, un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins

  • et par extension : celui qui apprécie la qualité, le raffinement d'une table, d'un mets particulier.

Source : www.cnrtl.fr

"Mettre la viande dans le torchon".

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme textile ne manque pas de surprendre nos jeunes enfants et nos amis étrangers.

Appartenant au registre familier, elle signifie tout simplement, au sens figuré : se mettre au lit pour dormir.

Dans l'excellent film d'Étienne Chatiliez "La vie est un long fleuve tranquille", sorti en 1988, Ghislaine Groseille (Sylvie Cubertafon) dit par exemple à son mari : "J'chuis crevée, j'vais mettre la viande dans l'torchon".

Cette expression très imagée a vraisemblablement pour origine le milieu de la charcuterie, où elle a dû commencé à être utilisée par analogie avec la locution nominale féminine "Jambon au torchon", qui désigne un jambon cuit dans un bouillon entouré d'une "Chaussettte à jambon" également appelée "Sac mousse" ou "Torchon".

Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage
Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage

Le jambon au torchon est fabriqué à partir des muscles de la cuisse du porc, qui sont rassemblés et comprimés aussi fort que possible, pour en faire une sorte de pain de viande, non pas dans un moule métallique comme pour le jambon industriel, mais plus traditionnellement dans une sorte de grande chaussette de textile, nouée à la fin, ce qui le fait ressembler avant cuisson à une sorte de grosse baudruche de viande.

Sources : www.consoglobe.com, www.caminteresse.fr et wiktionary.org

"Un acolyte".

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le langage courant, dans l'Église catholique, dans l'Église orthodoxe et dans l'Église anglicane : une personne dont la fonction est d'assister le prêtre et le diacre, à l'autel, lors des célébrations liturgiques. Il peut s'agir de laïcs depuis 1972, et de femmes depuis le 11 janvier 2021.

De jeunes acolytes

  • et par extension, de façon péjorative, dans le registre familier :
    • un compagnon et serviteur habituel d'une personne à laquelle il est subordonné ; un aide subalterne, un affidé,

On dit par exemple : "Le maire a venu participer à la réunion avec ses acolytes habituels".

    • voire : un individu en aidant un autre dans des actions peu recommandables ; un compère, un complice,

On dit par exemple : "Gino la calabrais a débarqué au garage avec ses deux acolytes".

Des hommes de main

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wikipedia.org

"Voler de ses propres ailes".

Cette locution verbale du langage courage en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : être autonome, indépendant ; subsister par ses propres moyens ; ne pas avoir besoin des autres pour faire quelque chose ; être capable d'agir par soi-même sans le secours d'autrui.

Par allusion à l'oisillon ayant suffisamment grandi pour quitter le nid et chercher tout seul sa nourriture.

On dit par exemple : "Mon fils aîné vole de ses propres ailes désormais".

Sources : www.expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr

"À l'emporte-pièce".

Cette locution adjective invariable qualifie :

  • et au sens figuré, des propos : hâtifs, globaux, sans nuance, âpres, mordants, tranchés, catégoriques.

On dit par exemple : "Il va falloir que Jacques se calme un peu en réunion : ses réflexions continuelles à l'emporte-pièce pourraient finir par sérieusement lui nuire".

Source : wiktionary.org

"L'homme-serpent", "L'homme-tronc", "La chenille humaine", "Le cigare humain" ou "Le torse vivant".

L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)

Il s'agit des différents surnom de l'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise "Prince Randian", "Randion" ou "Rardion", né le 12 octobre 1871 et mort le 19 décembre 1934.

Atteint du syndrome tétra-Amélie, une maladie génétique très rare, il ne possédait ni bras ni jambes.

Il est mondialement célèbre pour son incroyable apparition dans le rôle de"The living torso" ("Le torse vivant"), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La Monstrueuse Parade", sorti en 1932, dans lequel il s'allume, seul, malgré son handicap, une cigarette à l'aide d'une allumette !

Malgré son pseudonyme de Prince Randian, il n'était nullement de sang royal, mais né dans une famille de travailleurs indiens.

Et son véritable nom de naissance demeure mystèrieux.

Marié avec une femme d’origine indienne, connue sous le nom de Princess Sarah, il a eu avec elle quatre filles et un fils !

Polyglotte, il parlait couramment hindi, anglais, allemand et français.

C'est par l'intermédiaire de l'entrepreneur de spectacles états-unien Phineas T. Barnum, qu'en 1889, à l'âge de 18 ans, le jeune infirme avait immigré aux États-Unis d'Amérique et était, jusqu'à sa mort des suites d'une crise cardiaque, devenu une attraction populaire du spectacle de monstres humains ("Freak show") de Coney Island, à New York.

 

Randian décède  le 19 décembre 1934, à l'âge de 63 ans.

"Voler à l'aide" ou "Voler au secours" de quelqu'un.

Ces deux locutions verbales du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifient, au sens figuré :

  • "Voler à l'aide" de quelqu'un : se précipiter pour lui venir en aide.
  • et "Voler au secours" de quelqu'un : porter secours avec célérité, rapidement.

"Larguer les amarres", "Lever l'ancre", "Mettre les voiles" et "Prendre le large".

Ces différentes locutions verbales nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Et elles signifient toutes quatre, au sens figuré : partir, s'en aller, voyager.

On dit par exemple :

  • "Moi, fin juillet je largue les amarres, direction : ma maison familiale en Ardèche !",
  • "Vendredi je lève l'ancre à 16 heures car j'ai pas mal de route à faire pour arriver chez mes beauc-parents, en Normandie",
  • "Mon locataire a mis les voiles sans prévenir en me devant deux mois de loyer ",
  • et : "Les voleurs ont malheureusement pris le large avant l'arrivée de la police".

Au sens propre, ces différentes locutions signifient respectivement :

  • "Larguer les amarres" : détacher le bateau de son point d’attache,
  • "Lever l'ancre" : remonter l’ancre du fond,
  • "Mettre les voiles" : appareiller, quitter le mouillage, le port,
  • et "Prendre le large" : s’éloigner du rivage, gagner la haute mer.

Source : wiktionary.org

"Bon an, mal an".

J'aime assez cette locution adverbiale invariable, qui se prononce bone-an-mal-an.

Appartenant au langage courant, cette expression proverbiale signifie : en moyenne annuelle, l'un dans l'autre ; une fois effectuée la compensation entre les bonnes et les mauvaises années.

On dit par exemple : "Bon an, mal an, je récolte six à 7 tonnes de cerises".

Ou : "Bon an, mal, an, J'aime les mots attire désormais plusieurs millions de lecteurs par an".

Cette expression, qui daterait du XVIIe siècle, nous vient probablement du monde agricole, où l'exploitant doit tenir compte des années avec de bonnes récoltes ("Bon an"), comme des années de mauvaise récoltes ("Mal an") et effectuer une moyenne, s'il veut avoir une vision globale du rendement de son travail ou de ses terres.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

Source : www.larousse.fr